‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 2)Chapitre 132 sur 241 · M. de la Boulaye à M. de Serre · texte numérisé non relu

M. de la Boulaye à M. de Serre

Mardi 11 avril 1820.

Au surplus, je ne connais de bon dans les

Chambres que ce qui donne des voix. Nous en avons eu 27. Les factieux commencent à ne plus trouver intra muros leur position si bonne puisqu'ils font des appels extra. Ils ne négligent pas les troupes.

Votre petite lettre du 3 est excellente. Je vous sais gré de m'avoir écrit, quoique mâchant à vide. Tous les jours mes lettres sont fermées à la chancellerie avant deux heures. J'ai fait écrire au commis de Mézy qui vous les expédie. Il jure ses grands dieux qu'aucune malle n'est partie vide. Ne nous ferait-on pas quelques niches sur la frontière?

Sans adieu : je suis pressé. J'ai beaucoup à vous

dire, maïs le courrier ne part que demain.

Mille tendresses.

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