‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 2)Chapitre 24 sur 241 · M. de Serre à sa mère · texte numérisé non relu

M. de Serre à sa mère

91 février 1820.

Comme vous là-bas, chère maman, nous sommes dans la douleur et les larmes de cet horrible assas-r sinat : je me sens d'autant plus malheureux de n'être pas à mon poste dans ce moment critique. Je voulais partir tout de suite : la réflexion m'a arrêté. Que faire là-bas, si ce n'est occuper la tribune? et pour cela il faut des forces. De tels chae;rîns ne raflermissent pas d'ailleufs ma poitrine délabrée ; depuis quelques jours aussi le temps est mauvais, les vents fâcheux

Ce nous est une grande consolation que de savoir nos enfants bien portants et bien soignés. Vous êtes bonne pour nos chères petites et pour nous en nous donnant tant de détails sur elles.

Je désire beaucoup que vous remplaciez Gilbert pai' quelqu'un qui ait pour mon père toutes les attentions et les soins que son âge demande. Faiteslui mes plus tendres respects.

Au revoir, chère maman et tendre amie; je vous emlDrasse du meilleur de mon cœur pour moi et pour Annette, qui a tant pleuré ces jours-ci qu'elle en a une violente migraine.

Votre bon fils.

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