‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 2)Chapitre 43 sur 241 · M. de la Boulaye à M. de Serre · texte numérisé non relu

M. de la Boulaye à M. de Serre

Paris, dimanche 97 fëirrier 18^.

Je reçois, mon cher ami, votre lettre du 19. C'est une fatalité de plus que les nuages se soient saisis de cette déplorable nouvelle et qu'ils aient pu vous faire craindre un orage plus terrible encore. Je donne ces détails au duc de la Châtre en lui envoyant la lettre de M""* de Serre.

La loi est proposée. On a commencé hier à la discuter dans les bureaux; deux d'entre eux ont nommé leurs commissaires, Royer-CoUard et Courvoisier. Les autres discuteront encore lundi. Nous voulons avoir dans mon bureau M. Laine pour commissaire ; le pourrons-nous ? Les voix sont presque partout également divisées. Il suffit d'un malade ou d'un absent pour déplacer le vote.

La discussion à la commission sera probablement très-longue, si longue que l'on voudra, si les commissaires s'y prêtent.

Jusqu'à présent tout est objections : le renouvellement au bout de cinq ans, les deux collèges, le mode de leur formation, l'obligation de payer moitié de sa contribution en impôt foncier dans le département, et même l'exposé des motifs.

Au surplus, connaissiez-vous bien le 19 cette loi qui nous a été présentée le 15 ?

ANNÉE 18Sa 119

Je vous tiendrai très au courant. Les dispositions de nos doctrinaires relativement à cette loi n'ont pas changé.

Avant de la discuter, nous nous occuperons de la liberté individuelle et de la presse ; on sera coulant sur ces deux lois.

Voici une lettre du docteur Alibert.

Adieu, mes chers amis; j'ai embrassé vos enfants et j'ai vu Eugène. J'irai voir ce matin vos grands parents. Vos lettres sont parties. Tout va bien. Rétablissez-vous.

M. Decazes est parti hier à trois heures; il a dâ coucher à Chartres. S'il ne vous a pas donné de direction particulière pour vos lettres, adressez-les-

IQOi.

Mille tendresses.

F, Li. B.

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