‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 2)Chapitre 51 sur 241 · M. de Serre à M. Remy · texte numérisé non relu

M. de Serre à M. Remy

Nice, l^^ mars 1820.

Je vais mieux, mon cher ami, au milieu de toutes les douleurs et les tribulations survenues depuis mon départ de Paris; ma poitrine restera assez longtemps un peu faible. Cependant je suis impatient d'être à mon poste et m'y rendrai, j'espère, dans les premiers jours du mois prochain. Ma femme et mon petit Gaston vont bien.

Les commencements sont difficiles à Verdun ; ils le sont de même partout. Mais il y a là plus de fond que dans ton précèdent établissement, et, avec le temps, tu dois y prendre racine et y prospérer. Ne néglige pas tes recouvrements à Étain. Le souspréfet de Verdun^ doit t'y aider beaucoup. J'agirai plus haut s'il est nécessaire.

Je t'embrasse de cœur, toi et les tiens. Ton ami.

' M. Harmand.

ANNEE 1-880. Ihi

Page 1