M. de Serre à M. Remy
Nice, l^^ mars 1820.
Je vais mieux, mon cher ami, au milieu de toutes les douleurs et les tribulations survenues depuis mon départ de Paris; ma poitrine restera assez longtemps un peu faible. Cependant je suis impatient d'être à mon poste et m'y rendrai, j'espère, dans les premiers jours du mois prochain. Ma femme et mon petit Gaston vont bien.
Les commencements sont difficiles à Verdun ; ils le sont de même partout. Mais il y a là plus de fond que dans ton précèdent établissement, et, avec le temps, tu dois y prendre racine et y prospérer. Ne néglige pas tes recouvrements à Étain. Le souspréfet de Verdun^ doit t'y aider beaucoup. J'agirai plus haut s'il est nécessaire.
Je t'embrasse de cœur, toi et les tiens. Ton ami.
' M. Harmand.
ANNEE 1-880. Ihi