M. de la Boulaye à M™* et à M. de Serre
Paris, mercredi 22 mars 1820.
Notre maman de Serre, qui était hier un peu iin.— disposée , belle Excellence , va bien aujourd'hiL î . C'était un nuage comme on en voit sur la fin d l'automne. Le papa, quoique en plein hiver, est bonne santé. Nos petites fleurs printanières se dé — veloppent : l'une est déjà hors de la neige, l'autr-*^ la perce. Ces deux fillettes sont joyeuses et de bo appétit.
Vous savez, monseigneur, que Sainte- Aulai flanqué de M. d'Argout, est parti, il y a quelqiic3^s jours, pour le Gibeau. Une audience ps rticulièr*^ avait été donnée par le Roi avant le départ du bea,vxpère. Cela met beaucoup de têtes à l'évent ; cela éveille soit des craintes, soit des espérances, et le duc de Richelieu n'aime pas ces bâtons dans l^s roues. J'ai écrit deux fois au Gibeau, et deux fois avec une grande franchise.
M. de la Tour-du-Pin ne va plus en Espagne, oi^i» dans le fait, il n y a plus rien à faire ^
A la suite de son article dans la Renomnrté'^y M. de Pradt vient de publier un petit catéchisï^^^
* Voyez l'Histoire de la Restauration, par M. de Viel-Cas*- * t. VllI, p. hOh.
itique à l'usage de tous les révolutionnaires du
ade.
i^oicî des lettres.
fe suis appelé par ma discussion sur les jour-
^e verrai ce soir les de Broglie.
^ille tendresses e.v abrupto, très-chers amis