M. Germeau à M. de Serre
Paris, le 5 avril 1820.
Monseigneur,
^es renseignements que j'ai donnés à Votre E:x:cellence sur Refînes ne m'étaient connus que par des conversations ; ils se trouvent modifiés par une lettre que nous recevons du parquet et dont je vous adresse une copie. M. Bourdeau, en donnant à cet égard des renseignements conformes à ceux de m;. Varin\ fait remarquer que la nouvelle d'un tumulte à Rennes avait été débitée à Paris avant qu'elle y pût être connue par les voies ordinaires de correspondance.
I^s poursuites sont commencées contre les journalistes qui ont rapporté le prospectus de l'associa- ^<>n formée pour secourir les personnes frappées P^r les deux dernières lois ; on n'a pu encore poursuivre que les journalistes ; on verra s'ils se décident à prendre les articles pour leur compte ou à ^^<^larer ceux de qui ils les tiennent. On ne peut savoîx» encore quel sera le résultat de cette procédure ; ^^îs l'association avait causé un tel scandale, elle ^^ïionçait une audace si présomptueuse et si con-
3Vl. Varin ëtait premier avocat gënëral près la Cour royale de-
fiante, que Ton ne pouvait rester oisif, quand mè on l'aurait voulu.
Je suis avec respect, monseigneur, votre ti*^^- shumble et très-obéissant serviteur,
Germeau .