‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 3)Chapitre 142 sur 247 · III. 9St · texte numérisé non relu

III. 9St

auCk)nseîl par les censeurs et d'où résulterait U Dé«cessité d'une convocation extraordinaire ; que ee nçport n'existait pas et que rien n'avait eneore établi régulièrement «la nécessité de la convoeatioa, Oonar put pas ne pas se rendre à ces raisons, et Ton décida que les censeurs seraient invités à faire au Consei]^ le rapport dont il s'agit^ .

Cet événement, rapproché de ce qui est relatif 1^ M. Raoul Rochette, conduit à une foule de réflexion»' tristes : il dénote un système de résistance et d'op-* position qui demande de prompts remèdes et sur-^ tout une grande fermeté. On s'explique maintenant comment la destitution de M. Laffitte avait d'abcnrdà fait si peu de sensation dans les journaux et daoi» les Chambres ; le mot était donné et l'on préparait mieux que des discours.

En somme, les esprits, surtout ceux des jeune» gens, sont travaillés d'une espèce de fièvre ardente « Dans toutes les réunions, dans les spectacles, o<^ cherche partout des allusions ou applications iDJu^*** rieuses au gouvernement et au Roi. J'ai assisté dS^ manche à la représentation du Mariage de Figar€?0 et toutes les hardiesses libérales de cette pièce, surtout celles du dernier monologue, étaient ac^ cueillies avec des bravos furibonds qui faisaient presque trembler.

Je lis dans la Gazette d'aujourd'hui que des !«*• très d'Angleterre annoncent que le mipistère britao* nique se propose de demander au Parlement des

* Voyez V Histoire de la Restauration, par M. d« Viel-OMtrf> t. VIII, p. A52-/i55.

ANNÉE 18S0. BS^

lois d'exception pour suspendre la liberté de la presse.

Je lis dans le Censeur : « On annonce aujourd'hui, comme une chose à peu près certaine, que le gouTemement va demander aux Chambres l'autorisation d'instruire contre ceux de MM. les pairs et le MM. les députés qui ont pris part à la souscripdan ouverte en faveur des personnes qui seraient irrêtées en vertu de la loi suspensive de la liberté iadividuelle. y>

agréez, monseigneur, mes hommages respectueux.

Germeau.

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