‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 3)Chapitre 145 sur 247 · M. de Mézy à M. de Serre · texte numérisé non relu

M. de Mézy à M. de Serre

Paris, le 15 avril 1890.

Monsieur, C'est avec grand plaisir que j'ai reçu votre petî* mot du 5 avril. Comme vous ne me parlez pas d^

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otre santé, je suppose que vous n'en êtes pas méontent. Je suis fort aise que vous ayez eu à vous >uer des soins de M. Léotardî. Sa femme, fille d'un stpitaîne de vaisseau, est filleule du Roi. Je l'ai lacé à Antibes comme il le désirait, à portée de sa tmille.

Tousserez averti, à propos, de la discussion sur la ►î d'élection ; la Boulaye vous aura sûrement mandé !i nous en sommes à cet égard. La situation de la hambre et la faiblesse de la majorité rendaient imossible l'adoption de la loi proposée et surtout du leilleur de Ses articles, le renouvellement intégral. L a donc fallu songer à un autre projet de loi pour tous tirer de cette Chambre qu'il devient impossible ^© conserver Tannée prochaine. Vous savez que le ^rojet consiste en deux degrés, que les électeurs à 00 écus nommeront dans chaque arrondissement ©s candidats en nombre égal à celui des députés du épartement et sans qu'il puisse y avoir double îïploi, et que les plus imposés dans la proportion Il cinquième du total nommeront les députés pari les candidats. Ainsi, dans le Haut-Rhin, vous ^rîez 9 candidats, et si vous avez 1,000 élec- 'Urs à 100 écus, le collège du second degré réuni à olmar se composerait des 200 plus imposés du déploiement et nommerait les 3 députés parmi vos 9 ^ndidats. Le maximum des collèges de département serait 600, et le minimum 100. Si, conmie on espère, cette loi donnait de bons résultats, on sup- <^ que la CbamGre nouvelle se constituerait im- ^iatement pour cinq ans. Ce projet sera, je crois,

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pr(4>osé au commencement de la semaine prochaioe; il aurait peutr-être mieux valu attendre dix jonn de plus et ne le porter qu à la fin du mois de maoièfe qu'il fût délibéré dans les nouyeauxbnreaux.Ceia'Ci sont fort mal arrangés : nous ayon» trop d'avantagn dans deux bureaux et nous n'avons de chances qie pour trois ou quatre commissaires au plus. D'un autre côté, si l'on tardait, Royer ferait peut-être son rapport. Tout cela est très-embarrassant, et il parait qu'on se décidera à porter la loi tout de suite. Je crains qu!une mauvaise commission ne fasse durer naturellement la discussion et n'apporte son rwpipait qu'à la fin de mai. Dans tous les cas, vous pouvez compter qu'elle ne peut avoir lieu à la Chambre avant le 15 mai.

M. Decas^s se trouve à merveille delà campaj;)» et sa santé est presque tout à fait rétablie ; il ne reviendra pas avant le ^ mai et partira au bout de huit jours pour son ambassade. Son passage àPl^ ris fera faire beaucoup de contes, mais j'ai l'intime conviction qu'il n'a pas la moindre envie de rentrer au ministère qui, dans les circonstances actuelles, serait impraticable pour lui. Je crois, comme vooft que la majorité se consolidera et s'accroîtra; mus il nous manquait hier vingt-cinq mend^res : toat k côté droit va à la campagne et le coté gauche est toujours assidu. J'ai grand'peur qu'il ne surpreno^ quelques mauvaises décisions.

On nous a dit que vous alliez peut-être quitta Nice pour venir à Grasse ; mais J'ai chargé M. li^ i de vous faire parvenir rotre paquet oà voiS

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seriez, N'avez-vous pas eu quelques difficultés avec le gouvernement piémontais pour Testatette qui allait chercher vos lettres au Var? Cela me paraîtrait bien minutieux, mais ils en sont capables.

Veuillez présenter mes respects à M"** de Serre et recevoir la nouvelle assurance de tous mes sentiments de dévouement et de haute considération.

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