‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 3)Chapitre 175 sur 247 · M. GtraïAaii à M. de Jkarre · texte numérisé non relu

M. GtraïAaii à M. de Jkarre

Paris, le A mai 1820.

Monseigneur,

L'intérêt des journanx se trouve en très-grande partie concentré dans le compte qu41s rendent des «éanoes des Chamhres ; et, comme les journaux ministériels sont muets depuis la dernière modification du ministère, les partis ne trouvant plus, dans les articles du gouvernement ou pour le gouvernement, ces occasions d'attaque dont ils ont si souvent et quelquefois si habilement profité. S'il m'était permis d'émettre mon opinion sur la question de savoir s'il y a plus d'avantages que d'inconvénients pour l'autorité à se faire défendre par des journaux sows son influence, je n'hésiterais pas un instant à dire que je regarde cette défense comme étant le plus souvent au moins inutile ; dans cette polémique, Tavantage est toujours pour l'attaque; j'ai vu que les articles les plus ingénieux et les mieux intentionnés avaient souvent produit un effet tout contraire. à ce q[u'on attendait, et l'on compte ceux qui ont produit quelques résultats réels.

Le CtmMitutionnél et la Renommée publient une lettre de M. Benjamin Constant que j^ai cru devoir faire remarquer à Votre Excellence.

Le Confierv<Ueur et la Minerve ont paru hier^

USIO CORRESPONDANCE.

le Conservateur fait entendre qu'il cessera de paraître aussitôt que la loi sur les journaux aura été rendue. Je ne doute pas que vous n'ayez ces deux ouvrages à Nice, et je ne crois pas devoir en grossir mon envoi.

Les amis sincères de M. Decazes ont gémi de voir la tournure de la discussion dans la séance du 38 obliger M. de Coussergues à reprendre son accusation; le Conservateur cependant indiquait hier et la Gazette annonce plus clairement aujourd'hui que le côté droit fera tout pour laisser tomber cette affaire.

J'ai l'honneur d'offrir à Votre Excellence l'hommage de mon respect.

Germeau.

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