M. dé Solilliac* à M. de Serre
Paris, le 5 mai 1890.
Monseigneur,
Je me suis présenté plusieurs fois à votre hôtel afin de vous exprimer combien je partage la joie et
> Georges-Marcellin de Chabron de Solilhac, ne à Saînt-Paulicn (Velay) le ISoctobre 1769. Après avoir fait ses études au collégeroytl d'Effiat (Auvergne), il entra, en 1786, comme sous-lieutenant, au régiment d'Orléans (infanterie). Il émigra en 179f, et servit dtn:» Ifarmée de Bourbon comme lieutenant d'une compagnie de sous-
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la confiance que votre retour^ a inspirées aux bons Français et principalement aux députés qui ont tant besoin de votre appui et de vos talents pour faire triompher la dynastie. Le salut de l'État est lié à votre conservation, et, quand nous vous voyons mieux portant, nous ne désespérons plus de la chose publique.
Je suis avec respect, monseigneur, De Votre Excellence , Le très-hmnble et très-obéissant serviteur.
De Solilhac.
officiers. Au commencement de 1793, il pën^tra en France, rejoignit M. de Lescure, et tomba entre les mains des républicains lors de la déroute du Mans : condamné à être fusillé, il parvint à s'évader, passa en Autriche, en Angleterre, puis en Bretagne, où il organisa une division, fut nommé aide-major général, et prit part aux négociations qui eurent pour résultat les traités de la Jaunaye ^7 février 1795) et de la Mabilaye (30 avril). Au mois de juin suivant, il' fut arrêté à tiennes avec le baron de Cormatin et six autres •chefs, et ne recouvra la liberté qu'à la fin de 1796. Sous le Consulat et l'Empire, il n accepta d'autres fonctions que celles de maire de sa ville natale et de conseiller général de son département. Sous la Restauration, il fut successivement grand prévôt du département du Cher, commandant de place à Amiens et à Verdun. Député de la Haute-Loire en 1815, il fit partie de la Chambre jusqu'à fta mort, survenue le f^ novembre 18^. Dans les Mémoires de la marquise de la Rochejaquelein (6® édition, p. â) A), M. de Solilhac «st cité comme un des plus braves officiers de la Vendée. * Le retour de M. de Serre n'eut lieu que le 17.
/»» CORR£S^PONDAN€B.