Le baron Portai à M. de Serre
Paris, 5 mars 1830.
Je me suis occupé tout de suite, mon cher collègue, de l'affaire que vous me recommandez, et, si ma réponse n'est pas jointe sous cette enveloppe, elle ne tardera pas à vous arriver.
Il m'est fort agréable de voir que vous êtes assez
content de votre santé ; elle m'intéresse beaucoup
comme Français et comme votre ami. Les occasions
de montrer ce que l'on est et ce que l'on veut sont
^ssez fréquentes, mais il est heureusement fort rare
d'en trouver d'aussi décisives que celles qui s'of-
*^eut aujourd'hui. Si vous pouvez prendre part à la
"^ta,ille des élections, vous influerez beaucoup sur
Ses résultats, et j'espère que vous vous placerez ainsi
^^ premier rang de ceux qui auront défendu et con-
^^^^^^V'é la monarchie constitutionnelle. Ce qui me
^l^^^rme et me paraît un heureux symptôme, c'est
^U<^ les idées pratiques sont un peu moins dédai-
gnées : rien n'est tel, mon ami, que de faire la médecine au lit du malade.
Mes hommages à M™® de Serre, et tout à vous de cœur.