M. Genneau à M. de Serre
Paris, le S août 18SI.
Monseigneur,
J'ai l'honneur de vous envoyer, avec les journaux d'hier et d'aujourd'hui, les extraits du Courrier de Londres du 30 juillet. La baisse qui s'est opérée à Londres dans les fonds publics est une espèce de phénomène qui tient aux inquiétudes qu'on a conçues relativement à la guerre entre la Russie et la Porte. Les inquiétudes à cet égard sont très-faibles à Paris, parce que les conséquences n'en seront pas immédiates pour nous, et qu'en France un danger ajourné à un an n'est presque plus un danger. J'ai, au reste, demandé hier à M. Pasquier s'il avait, à cet égard, des nouvelles que je pusse transmiettre. Il m'a répondu qu'il n'avait absolument rien, et que Tempereur Alexandre était en ce moment occupé à faire une tournée pour visiter ses colonies militaires.
M. de Chateaubriand a décidément donné sa démission et fait en ce moment une brochure. M. Donnadieu écrit également.
J'engage Votre Excellence à lire, à l'article Paris du Constitutionnel, quelques petits articles relatifs au jeune duc de Reischtadt ; je suis étonné que la oeoswne ks ait laiaséa passer.
J'aî rhonneur d'oflfrir mes très-humbles respects
à Votre Excellence.
Germeau.