‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 4)Chapitre 14 sur 126 · M. de la Boulaye à M. de Serre · texte numérisé non relu

M. de la Boulaye à M. de Serre

Ay, prés Épemay, dimanche 6 août 18S0.

Je suis fort d'avis, cher ami, que vous écriviez peu, quelques mots seulement de temps à autre

Germeau me mande et vous mande que Louisette et la Marinette se portent bien.

Je serai à Châlons dans trois heures. Le duc de^ Doudeau ville* et les matadors du Conseil général n'y arrivent qu'aujourd'hui.

J'ai envoyé au duc de Richelieu des figues et des abricots de la terre promise. Il aura des raisins

^ Ambroise-Polycarpe de la Rochefoucauld, duc de Doudeaurille, ne à Pari» le 2 avril 17G5. Il était, en 1789, major au 93« rëgîment de chasseurs. Oblige de s'expatrier, il revint après le- 18 brumaire et vécut dans sa terre de Montmîraîl, s'occupant d'œuvres de bienfaisance. II fut membre, puis président du Conseil général de la Marhe. Pair de France en I8I/1, directeur général des postes le 96 décembre 1831, il devint ministre de la Mai* son du Roi le h août ISUh. Sur sa proposition, Charles X acheta la terre de Grîgnon pour y fonder une ferme modèle et une école d'agriculture. Le duc de Doiideauville déposa son portefeuille le S mai 18327, désapprouvant la dissolution de la garde nationale de Paris. Dans la séance du 10 avril 1831, il parla contre la proposition qui tendait au bannissement perpétuel du roi Charles X et de ses descendants. L'année suivante il se démit de ses fonctions de pair et se livra entièrement aux améliorations agricoles et aux œuvres charitables. Il mourut à Paris le /i juin I8/1I. On doit à la duchesse de Doudeauville les maisons d'éducation des dames de Nazareth, dont la maison mère est à Montmirail.

dans le temps : je ne veux pas qu'il me prenne pour un Gascon.

Qu'on songe bien à ce Brest : c'est un point noir.

Mille tendresses.

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