‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 4)Chapitre 21 sur 126 · M. do la Boulaye à M. do Serre · texte numérisé non relu

M. do la Boulaye à M. do Serre

Châlons-sur-Marne, 9 août 1830.

Votre lettre du S de ce mois, cher ami, m'est arrivée hier.

Emmanuel ' et sa femme sont à Paris et c'est une

> M. Emmanuol d'Huart.

ANNEE 18Î20. /i9

•satisfaction pour moi, comme pour vous, que des yeux de famille veillent à chaque instant sur ce petit monde .

Je croyais vous avoir dit que je quitterais Paris le 2. Mes précautions, au surplus, ont été bien prises pour que nos communications ne s'évaporassent pas.

Dès que nos arrondissements électoraux seront délimités, et j'espère que ce travail sera fini demain, je quitterai moii Conseil général qui n'aura plus rien à faire, car je termine aujourd'hui le budget et les comptes. J'irai à Troyes, puis à Chaumont, chef-lieu de la Haute-Marne, et, de retour ici dans huit à dix jours, j'en emploierai cinq à six à parcourir le département. Je trouverai le 2/* à Ay Durant* faisant route pour la Hollande, et je serai à Paris dans les derniers jours de ce mois. Écrivezmoi* toujours à Ay, près Épernay. Que je sache de temps à autre où prendre mon garde des Sceaux et sa belle Excellence ! que je vous suive du cœur et des yeux ! Les directeurs de poste , que je n'ai pas Jaissé destituer en 1815, me.senvent à merveille.

Je n'ai pas, de mon côté, grand'chose à dire à Londres; cependant il faut écrire à longues distances, et moyennant réponse ou provocation.

J'ai envoyé des fruits d'Ay au duc. J'aurai réponse, et de fruits en fruits nous arriverons à ces fruits de prédilection dont nous avons tant besoin.

Encore six semaines, et nous nous reverrons.

' M. Durant de Mareuil.

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