M. de Serre à M. de Wendel
Paris, 28 octobre 1820.
Je connaissais la lettre imprimée de M. X. Que j'y sois désigné, c'est vrai, mais c'est juste. Ce que j'ai fait à son égard, j'ai dû le faire et ne le nie pas. Je l'ai fait et le ferai contre ceux qui, placés par le Roi, lui nuisent au lieu de le servir. Quant à vous, rien n'indique que vous y soyez désigné. Vous devez, je pense, mettre dans cette affaire le même calme après l'événement que vous y avez mis avant. Ce que madame peut débiter doit vous importer peu, et, quant aux hommes qui vous en parleraient, vous avez à leur répondre ce que vous m'écrivez. Dans l'état des choses, je crois que toute autre démarche manquerait de convenance et de dignité, surtout de- IV. 9
puis la position où vous met la présidence du collège. En tout, si Ton peut supporter les injustices de ses anciens amis, c'est surtout lorsque, même par leur faute, malheur leur advient.
Quant aux espérances pour le Conseil de préfecture, agissez d'accord avec le préfet^ ; ce que vous proposerez d'accord à cet égard et à presque tous les autres sera sans doute adopté.
Votre ami,