I.: j- re:: N ^ràoo .iv '^«W de no ire pa-* préf
Kntin. malpiv tous les efforts de Taduiinistratiou ot ilu uiinisti-re. efforts {Khissi^ au dernier desreik' ^iniliUiv ti d indécence, malgré %-otre abstmce tt oiHo des d.nx principaux électeurs, malcrê la lieux :iou do vos priuciiiaux obligés, malgré- TobUi*
ANNÉE leSk S7
tm d'écrire son bulletin sous les yeux de vos ennemis, quoique pas un verre d'eau n'ait été donné jXHir vous et que des milliers de verres de vin aient f(é donnés contre vous, il ne vous a manqué que quatre voix, si même elles vous ont manqué. L'exdusioa du ministère et ses efforts sont si visibles que les feuilles ministérielles n'ont pas osé mentionner votre minorité de 95 voix. Il en fallait 91) pour la majorité, et Simon en a eu 101 . Adieu, mon cher.
In mot sur notre singulière existence politique. Le tiers état avait jadis moitié de la représentatioo; aujourd'hui il n'a pas un vingtième. Autrefois b corporation des perruquiers était une puisânce, et aujourd'hui la magistrature même n'en est pas une; car la Révolution a nivelé le sol au profit ilu pouvoir. Toute garantie est aujourd'hui dans ks mœurs, dans celles des ministres et dans celles de la Chambre, sauf cependant la démolition de la Bastille. Penserez-vous que j'avais raison de désirer «lue l'on consolidât la seule chose existante en France, où les intendances sont si perfectionnées ?
^ CORRESPONDANCB.
1382. — Le comte de Pusrmaigre à M. de Berre.
Colmar, 93 mars 18%.
Je suis bien affligé, mon cher et digne pairom^ de tout ce qui s'est passé à Metz à propos de \otr^ candidature. Wendel m'a tenu au courant.
J'ai répondu dans le temps à M"® de Serre \)3l^ la voie de Baie, et j'ignore si ma lettre lui est parvenue. Je lui faisais bien pressentir l'opposition qu^ vous rencontreriez de la part du ministère ; cela m'a— vait paru démontré par son silence, en répondant â des rapports où je vous avais jeté en avant pour une des candidatures du Haut -Rhin. Toutefois vous n'auriez point passé ici : d'Anthès est sorti aveo une majorité de plus de 100 voix, son concurrent André n'en ayant eu que 93 sur 38G.
Au grand collège vous auriez pu prévaloir, ^i j'avais pu dire aux fonctionnaires : Nommiez M. A^ Serre, et vous ferez plaisir au gouvernement ; maïs une telle démarche eût été combattue tout de suitt^-r et, en vous faisant échouer, m'aurait perdu.
Que va faire cette Chambre? Je désire qu'elU* marche sans exagération dans ses principes, (pielqu^* prononcée que soit mon opinion contre les factieuxet je l'ai prouvé pendant prés de quatre ans d'un^ administration bien pénible; mais cela peut tiv>^
ANNÉE 18â/i. â»
bkn se concilier. Ce qui me peine, c'est que je vois
indéfiniment ajourné votre retour en France.
J'ai demandé un congé pour Paris, où je me trourend réuni à Wendel. Si vous avez quelque chose à y faire, nous serons deux pour les commissions ({ue vous nous donnerez.
A vous revoir, quand? Mon cher et digne patron,, aiçréez Tassurance d'une amitié dont la perpétuité oe tenait pas à votre ministère.
De Puymaigre.
Mes respectueux hommages à M"*"" de Serre. Ma femme* lui fait mille amitiés.
1383.— M. de la Boulaye à M. de Serre.
Paris» fi9 mars 18â/i.
Ce n est pas chose facile, cher ami, que de trou- ^trà Paris quelques moments de loisir lorsqu'on ^)' pjissc que quinze jours pendant lesquels on doit ^oir beaucoup de monde et faire un assez grand ïiûmbre de petites affaires. Je suis enrhumé, excédé ; il me tarde de retourner à ma thébaïde. J'v serai ^près-demain, et toutefois je ne veux pas partir ^Mis solder nos comptes épistolaires. Je vais donc
* U comtesse de Puymaigre ëtait une demoiselle de Oargan.
ai CORRESPO!(DAIîCE.
RpoodreàTos n- U et 5, des 5 et 18 mars. Le ikrr.îrriie c«s numéros m'est arrivé comme iin piseoo.
Xe parions plus irélections. J*ai le cœur eiKOt malade de celles qui tous intéressaient. Tous les propos qu'on me tient ici siur ce texte sont des hil-
Ei je me kmxs rien tsnt qae les cootorsions I>e :C'U> ce« cnivis faÎMon «la pcolM4alioiis.
En s*:.nime. je ne veux parier ni des discotus ni iVî discoureurs.
Mon cousin a eu rhonneiur de vous écrire. Il ne j>artira que dans les derniers jours d'avril ou même dans les premîei-s de mai. et c'est lui qui viendra I^asser vingt-quatre heures avec moi pour les de^ niers adieux. Il n'est plus question de vendre Mareuil. mais nous en avons détaché ime belle plumr. ( "est un boîs de Th» et tant d'arpents situé à deux lieues du prinoîj^al manoir et que le jzt-néi'al .**^aint- < liamans ' . frère du député, a acheté 300,0i H j fraïKv.
* Le comte Alfred de Saînt-Chamans, n^ à Paris le 29 sentembn 1780. n 8'enf;a£:ea, le 1*' octobre lëOl, aa 9* ilragon», que coanianUait le colonel St'bastiani. Sous-Iiautenant au 0* dra^ftCi lî^r»3, il fut aiiaclie, pou Je temps après, au maréchal Soull ccm» officier d'orilonnanoe, puis comme aide de camp. Il dcrint apitaîne après la bataille «l'Austerlitz, chef d'escadron après celle 3e Friedlanil, colonel après la prise de Badajoz. Il fut blesn d'à coup de lance i la campa^^ne de Rust»ie, d'une balle à la fimp^ de Saxe, puis une troisième fois, trës-grîèvement, à la batailla dr Leîpsia, où il fut fait prisonnier. En ISIA, Louis XVIII lui .toma !♦• commandr-uient du régiment des chasseurs du Roi. M. de Saint- Cliamaiw quitu le service pendant les Cent-Joun. An rciour *«
Ce bois se nomme Rylan. Vous voyez et vous ■éprouvez que trop combien peu les grands emplois enrichissent. Quoique vous et mon cousin ne BiDgîez chacun de votre côté que ce qui vous qMuiient bien, je ne m'en crois pas moins entre le ■utean et Tenclume. Enfin il reste encore de bonnes Bçpes, c'est mon mot. Mais, dans Tun et l'autre ■onde, îi faut charrier droit et s'arranger pour Titre avec son revenu. Je partagerai désormais ■OD temps entre Ay et Mareuil, et comme vous con- Missez Ay, c'est à Mareuil que nous nous établinns quand vous viendrez en Champagne. Nous iV trouverons qu'un vaste et vieux château , mais de grandes chambres, de bons lits, des prés, des kû, des eaux, de l'espace. Nous serons voisins de osGoéheneuc que vous avez si bien reçus, et qui
fioorbons, il obtint le grade de maréchal de camp et le comman-
^■ueul des dragons de la garde royale. Dans la campagne de
Mis, il commanda une brigade de cavalerie lëgére, eut une brîl>
km lilaire à Campilio, et reçut la croix de grand officier de la
Upoa d'honneur. De retour en France, il reçut le commande-
■Ht de la brigade deê dragons et des chasseurs de la garde.
itn éee ^f^énements de 1830» îl commandait la colonne envoyée
■I iMdKMrg Saint-Antoîne. La manière dont il se conduisit fat
ta approuvée, et, le 29 juillet, le roi Charles X le nomma lieu-
inaat gtfiM^ral. Le dauphin lui dit, en recevant ses remercîments :
• ToM royez, mon cher Saint-Chamans, que nous n'avons pas
êm tempe poor toqs récompenser de votre belle conduite. »
ces événements, le général donna sa démieeion et se relira
■a terre de la Charmoye (Marne), qu'il ne quitta plus que
it les quelques mois qu'il, passa A Prague, en 1835, pour
fOBpUr les fonctions de gouverneur de M. le comte de Chambord.
n moorut le 7 mars \SJS.
as COREB8FONDAMCB.
ne manquent ni d*étoffiB ni de oœor pour ptprki dettes de noonnaisBanœ. Ils auront pour noi|li| de prix paree qu'ils vous ont tu. PtemsUafal mes remopciments fassent suite aux leun.
ny adu diabolique dans presque toattêkêé] laires de ce monde. Un de mes pranûen 8oiM,«j arrivant ici et lejourmême de mon arrivée, «i de dierclier le baron Pbrtal . On m'a dit qa*3 de partir pour all« A Strasbourg. C*est le qui s'est ainsi eii^liqué; les damesJM pas. En effet, M. Pbrtal partait pour où il a conduit son fils sttadië A la légttioi Dresde. Le S!!i, M. Portai m*a écrit de pour me dcMoner, le dûnanche SBB, rendes-vov Giàlons et venir oisuite A Ay. Je n*ai reçu ici lettre que le SB. Sans nouvelles de moi il soD chemin, et je Tembrasserai ici ce soir oe main.
Tous nos fidèles, en petit nombre, m'ont dai|l pour vous des plus tendres hoomiages.
Que dites-vous du Berrj' et de la Nièvre? SeMr Giez pas à de tels pays. Le marquis de Rivière a H des terres dont il ne tire aucun raisonnable prodUt. Si vous achetez jamais, il f^ytit que ce smt de M côtés, entre votre Lorraine et Paris.
Il neige si fort que 1 air en est obscurci. A fé^ voîs-je ce que j'écris.
1384. — M. Niebuhr à M. de Serrée
Bonn, S9 mars 182/i.
Le âJà de ce mois ma femme est accouchée d'un jarron dont la force et la grandeur nous étonnaient fat après les souffrances de la mère pendant la grossesse. Cela rendait aussi raccoueliement plus difficile, mais il s'est accompli sans accident, et la ttatédema femme n'a rien laîssi'^ A désirer.
Je vous fais part de cet événement, mon cher ami, icause de l'importance qu'il a pour nous et de la jfk qu'il nous donne, et parce que j'ai la ferme conviction que vous ne refuserez pas d être parrain dn nouveau-né, comme nous vous l'avons d(\jadeniandé. Ma femme a choisi parmi vos noms celui de François; nous lui donnerons encore ceux do Cbrles-Philippe; mais n'y voyez pas un acte do dévotion particulière pour le prince ([ui les porte.
Je crois avoir compris que le 1 '"> mars est l'anni- '^Tsaire de votre naissance. Nous l'avons célébré dans un profond recueillement. Marcus a, dans ses prières, appelé sur vous toutes les bénédictions du Ciel, et demandé pour nous le bonheur de vous revoir. Si je m'étais trompé de jour, veuillez me le faire savoir, mon cher ami
^^ lettre est traduite de raUemand.
9h CORRESPONDANCE.
Je vous ai écrit dans ma dernière lettre que je fais des vœux bien divers à votre égard : en définitive je souhaite pour vous que vous restiez à votre poste; je souhaite pour moi de vous voir, ou du moins d'à avoir la possibilité; mais je ne puis vous désirer' dans la Chambre comme député sans portefeuilk. ' Je regardais comme impossible que vous ne fussiei pas élu ; et, dans Timpatience d'apprendre votre nomination, je fus vingt fois sur le point d'écrire à votre beau-frère ou à M . de Wendel et de les prier de m'en donner directement la nouvelle. Je m'ea abstins, dans la crainte qu'une telle démarche, de b part d'un étranger, ne fût mal inteiprétéc. Je ne puis croire que vous ayez refusé le mandat ; il ne me reste donc plus que la jalousie à l'égard de la supt'Tiorité et la sottise de l'esprit de parti pour expliquer que la Lorraine se soit privée de l'honneur d'être représentée par vous, au moins de nom, quand luême vous ne quitteriez pas l'Italie.
Mon désir le plus cher serait de vous voir, de causer avec vous de toutes choses en détail et surtout de votre patrie dont Timportance en Europe est si iirande en ce moment.
Jamais, depuis 1815, Touvei-ture d'une Assemblée n'a moins excité ma curiosité que cette foisci. Je crois qu'on n'y entendra pas beaucoup de gens d'es])rit. On peut d'ailleurs se représenteriez arguments pour et contre la septennalité d'uDC^ manière si complète que l'on n'a plus rien à at^ tendre de ceux qui les discuteront. Si pourtant l'importance de cette Assemblée doit èu-e nulle, j^
■'étaone d'aatant plus de la manière dont elle a été Hue. Quelled que soient les manœuvres illégales fu aient eu lieu, les majorités obtenues daus un irand nombre de localités semblent indiquer que, lîks ministres s'étaient abstenus de toute intrigue eoopable, le plus grand nombre des voix, même dus les arrondissements, auraient appartenu à la droite. Lors donc que les journaux royalistes avancent que la Révolution a été vaincue par la guerre d*Espagne, ils me semblent ne rien exagérer. Mais, hélad! il faudra aussi être d'accord avec soi-même et renoncer à la liberté et au développement intellectuel, sans lesquels vous et vos amis vous avez trouvé le bien-être matériel ti*ês-insuffisant. La consternation des correspondants libéraux de VAlIr/C' mehèe Zeitnng est plus qu'étonnante : on voit qu'ils considèrent le procès comme définitivement perdu. Cela exerce aussi une influence décisive sur nos libéraux allemands; et, comme en général on scloîgne des sujets où Ton no peut plus s'abandonner à ses illusions, j'espère qu'on s'écartera bientôt de la politique des journaux. On récrimine encore ui sujet des menées électorales, on s'arivte avec plaisir sur chaque mauvaise nouvelle i*elative au boule\'ersement de l'Espagne; mais Tespoir de voir fonder le rêiîne de mille ans du libéralisme semble kxità fait abandonné. Si chez nous, en Allemagne, los gouvernements vivaient de l'esprit et se montraient tout à la fois intelligents, actifs et éner- Wpies, il ne leur serait guère difficile de rendre, «I peu de temps, les libéraux aussi méprisables ({ue
rauraîciu t-u-, il y a soixante à quatre-vingts aib. di'S ^en^ qui auraient professé de tels principes.
Miiis si. maliirô celle victoire, les couvememenb soci privés d'onergie et ne savent rien faire, poorrons-nous aboutir à autre chose qu'au despotiâif orit-i::al? Jau^aîs ils n"ont eu moins à craind»: mais ils n\u s<:»nt pas moins étrangers aux ])eupb. • I hj j ciîpît- n'est qu'un corps sans âme.
]^ ^iuiulc- ôjxiaiîon linanciérc de vos <» iqia- :rioîvS lU-passc tout ce que j'ai cm possible: aî:.-^i i.^ r.< ilouu- jas ùu succcs le plus absolu. Lt- Ihu- 'ivi;:- ::•.' s. ;:/::-:I pas a vos ministres J'uuî* iiKiiiui
»..i-Il". / Li t il Vit*'/
•'. iw v«:;i> yVi •. cTÎraî pas lîavantage aujounl hx \- <\.:> ^.:;•^' y.lor los t-nî*ants t-t JouiK*r dos If jns.» ;';i .:.. V' vl. s p-. :::.-s l'.IIos ; riii.ure o^t arrivi-o. Jl- v^uî :.:v.; s.u1l-iiîv1:î oL-st-nor que s^'ius peu v(»;î> virnz If vv::::c rl^iiiUiirii: et un M. d'Olfers, Iv jtn*miiT \.;:.Is::j. 1 saoikI ciunnu' stvr.Ctiiv tV
■ .. :. ^ .;:: i.-.:; ...,.•:..■ ;• -::■ u.a po^iiitiii l'iiiir»-- ^ -> • ..^ : L-l/t z li 1.- i :.i loar.fi'iip iTi. .-î'iii li'* \ ,-i:. -.. ^...^:.^ I - c::voiisîanccs pri->enlrs. la n.'Jui- ::. :: vlv \ - :v..:t?. i[.:i aîiLiiu la plus craïui*- panii' . . ::.:.. . :::v- i\j.:-ui: j».urvu «piViii i::il«.:uiii'^*
i\Liss.v /.-voi:s . :::::oi av^iir tu* Ikuiiu-^ noiivdlo
!. \ a -iiî a:. :Ani> .jiîiuiMUS lîouii- j»our all-r ^^:;^ \v .1*. I.«';>*;;:.- *.• ooini^aiv ce souvenir avtH'a q^:c la\vi;.r >v:..LL ;: ras rcseiTcr. les larnu-s iiy
nennentaux yeux. Alors nous avions devant nous
Minois de bonheur; aujourd'hui je ne puis plus
tspèrer d'autres joies que celles de la famille.
Ma fenune vous salue cordialement ainsi que
HT de Serre et les enfants ; Marcus vous porte
tajours la même affection. Que Dieu vous con-
Krve!
Votre NiEBUHR.
1386. —M. de Serre au vicomte de Chateaubriand'.
Naples, 2 avril 185A.
Je vous dois, monsieur le vicomte, des remercî- Bents en foule : la croix donnée à mon jeune secrétaire d'ambassade^, l'indemnité de traitement et surtout votre condoléance et votre augure, enfin TOtre obligeante assurance de mettre vos soins à Widre ma position agréable. A ce propos, je désirerais bien qu'il vous fût possible de me donner quelque occasion, quelque prétexte de voir, par ^diappée, Kom<% que je n'ai pu encore que traver- ^. J'en ai causé avec le comte Armand de îSaiiit- '*ricst, que nous avons jiossédé ici deux Jiiois, et auquel j'ai voué estime et attachement. Aiiri«?z-vous I* complaisance de Ten entretenir?
* ï^'après iine minute.
'M. de Belle val.
J'ai été affligé, en cette dernière renoontref des armes peu courtoises employées contre moi et sut doute contre maint autre. Avec une loi si éprcrannèe, soutenue par des succès au dedans coomie au de* hors, à quoi bon cet excès d*action? Cette loyauti, cette noblesse de procédés, qui vous ont si bien réofli dans la guerre et les négociations, sont plus néeet-^ saîres encore dans la politique intérieure.
Je regrette aussi, comme symptôme, que vous ayez succombé dans les deux conditions que vous proposiez au septennal^; une seule d'elles imprimait un caractère généreux à la mesure excellente d'ailleurs.
1386. — M. de Serre au comte de ViUèle.
Naples, 3 a^Til ISîî;..
Quant à moi, mon cher monsieur, vous me dites que vous n'avez pas compris mon désir d'être député.
* C'est lo 5 avril que fut prdsentc^ d la Chambre des pain k projet de loi rclntifau ronouvellemcnt intc^gral et septennal deU Chambre des d(?put<58 ; il fut adopte le 7 mai par 117 voii contif 67. — Voyez VHUioire du gouvememerU parUmentairt^ p« M. de Hauranne, t. VU, p. 565-571.
' Le commencement de cette lettre ne roule que sur les affairei du commerce. (Note du secrétaire.)
ANNÉE 189/i. 39
JeTOos assure que, si je ne Teusse pas manifesté, mbre de personnes, et des meilleurs serviteurs du loi, m'auraient taxé d'une indifférence qu'ils au* nient peut-être nonunée plus sévèrement. .
Je n'étais pas d'ailleurs préparé à votre oppositin, tout au contraire; à peine maintenant je la «■picinds bien encore. Elle a fait toute la difficulté et ma situation ; je me suis demandé quel était le devoir, j'ai tâché de le faire, et ainsi Ton attend tranquillement l'avenir.
J'ai l'honneur
i3S7. — M. de Berre à M. Remy.
Naplcs, 3 avril 182^.
J'ai reçu, cher ami, tes lettres des 11 février et 16 mars. Tu as pu juger par ma précédente que fivaifl, en ce qui me concerne, pressenti Tévéne- Beot. Je ne pensais même pas arriver si près du hit, et, sans maint accident, maladies, etc., je l'annus dépassé. Je dirai comme toi : Dieu sur tout!
Ce qui me peine, c'est ta situation. Que feras-tu
aiecta famille,* même avec cette chaire? Enfin, ce
tarait susceptible d'amélioration avec le temps. Ce
que j'ai pensé faire de mieux a été d'écrire à
M. Cuvîer, de la manière la plus instante, une lettre
qu'il pourra montrer au besoin. Je connais à peine
de vue le grand maître*; j'ignore s'il a été a sible à mainte prévention répandue contre m eût peut-être, au milieu de tant d'affaires, f de vue. ma recommandation. Enfin, je le répè crois faire pour le mieux.
Mes hommages à ton digne père; amitiés femme et à tous les tiens. Dispose de moi en Nous allons assez bien. M. Riboulet t'écri t'embrasse.
Ton ami.
Je profite d'un courrier; ma lettre à M. C sera dans dix jours à Paris.
1388. — M. de Serre au baron Emmanuel d'Ho
Naples, 5 avril 18S
C'est bien le moins, mon cher Emmanuel pour tant de courses, de démarches, de i)ein tout genre, je vous remercie du fond du eu vous console du non-succès. Mieux vauiU'ait doute avoir réussi ; mais c'est (juclque chose d' combattu, d'avoir prouvé qu'on avait du coi et des forces : on est ainsi mieux- placé pou tendre l'avenir . Dans ce moment-ci, il mei coûté beaucoup de quitter votre sœur, qui
• Mrf'' Frayas inous. — Voyez t. V, p. 333.
ANNÉE 18â/i. hl
pas très-éloignée de ses couches et que tant de nlheurs si rapprochés ont rendue craintive; ces nlheurs mêmes nous ont un peu fatigués, ont au wms empêché le bon effet du climat. Votre sœur et moi avons besoin cet été de prendre des eaux à portée d'ici ; espérons donc que la Providence a tout airaogé pour le mieux. Afin de n'avoir rien à se rpprocher, je pense qu'il faut me maintenir éli-pible, d'autant qu'il faut s'attendre d'ici à un an ou deux à une diminution d'impôts annoncée par le discours du Roi^ Avez-vous passé contrat et fait mettre sous mon nom les contributions du bois de Banqueler? Il y faudrait ajouter quelque chose, par exemple, si l'on pouvait obtenir de M. Colin-Comble la contre-partie du bois de son beau-frère que j'ai acheté il y a deux ans ; cela devi*ait être facile. Il ne doit pas tenir à ce morceau, autrement il eût racheté ce que j'ai. Il a tlailleurs été excellent pour moi dans notre affaire niaoquée. Saisissez cette occasion pour lui faire nies remercîments les mieux sentis; faites-les de même a MM. Colchen, Lambert, Périn, Noizet, l^écheur, Chamisso, etc., etc. Dites-leur comme oous sommes pénétrés de leur honorable suffrage .
*U session avait éio ouverte le S3 mars. Le Roi avait dit : « Des ^ores soDt prises pour assurer le remboursement des rentes 'i^par l'État dans des temps moins favorables, oupourobte- ^leur conversion en dos titres dont l'intf^rét serait plus d'accorfl *^ celui des autres transactions. Cette op<^ration, qui doit avoir ■w beareuse influence sur l'agriculture et le commerce, permet- ^f*» (juand elle sera consommée, de réduire les impôts et de fermer les dernières plaies de la Révolution. »
/.s C0RRE8P0NDANCB.
Au revoir, mon cher Emmanuel ; si cette joie est retardée, elle n'en sera que plus vive après tant de preuves que nous avons reçues de votre amitié dévouée et de celle de votre aimable Juliette, que je vous demande d'embrasser pour moi.
Tout à vous. Votre frère,
H. DE SCBBB.
1389. — M. de Serre au baron Emmanuel d'Haarl.
Naples, 19 arnl 182V
Ma dernière lettre et la vôtre s'occupent du même objet, mon cher Emmanuel, me maintenir élicible. Je ne pense pas d'abord qu'une réduction de la coo-
fribiitiou foncière ait lieu cette année; vousconnai>sez déjà et le premier jour nous apportera le budûr-t présenté, d'après lequel je ne ])ense pas que la réduction soit encore proposée ; elle ne lo sera naturellement qu'après celle de l'intérêt de la dette qui s'opérera cette année -ci; ainsi la réduction st^ra proposée en lH'25'pour avoir son effet au r'''j;in- \wv 1H20. Je ne pense pas non plus que cette n*- (ludîon soit trés-considérable au moins la pivmiêrt anné(»: (Viine part, il faudra précompter les renu*? à créer pour l'indemnité des émigrés ; d auti*e ixirt. il y a aussi d'autres impôts non moins urgent^ à nduire que l'impôt foncier. Quoi qu'il en soit, il e>t
ANNÉE 189JSI. A3
yndrat de se mettre en règle. Les moyens que vous
■MiqueE auraient plusieurs inconvénients Je
fiHére acheter des fonds de bois, comme je vous *■ récrivais. C'est la propriété que, dans l'éloigne- ■eot, je puis le mieux administrer ; c'est celle qui, m employant le moindre capital, donne le plus de fldtributions.
Il faudrait prendre des termes. La réduction de rmtérét par TÉtat doit amener aussi celle entre pirticuliers et peut-être pourriez-vous le stipuler à ip. 100.
Quant à Tinscription sur la liste des éligibles, cela est peu important puisqu'un département peut choisir moitié de ses députés hors de son sein et que ^Moselle n'en a pas un seul. Mais, si jamais je dois Voter dans un collège, je suis persuadé qu'il se vérifiera que c'est à Metz que j'ai mon domicile de clroit et mon domicile politique, que je n'ai par Conséquent nulle déclaration à y faire. En effet, ^n 1799, mes parents, qui jusqu'alors avaient partagé leur résidence entre Metz et une campagne dans la Meurthe vendirent cette terre ^ Depuis, nous n'avons pas eu d'autre domicile que Metz jus- ^*i ce que des emplois successifs m'en aient éloigné ; l'effet de ces emplois ne peut avoir été plus long que leur durée; je n'ai laissé aucune trace ^'établissement dans aucun des lieux où ils m'ont Ut momentanément séjourner. N'ayant maintenant plus d'autre emploi qu'une mission à l'étranger, il
*U terre de Pagny. — Voyex 1. 1", p. 71,
président de collège nommé par le Roi. Fait Tamitié de consulter là-dessus, et, si cela fait difficulté, afin çle la trancher, je vous enven procuration pour déclarer que c'est à Metz qu tends exercer à Tavenir mes droits politiques le seul département où j'aie des biens.
Mille et mille amitiés à vous, à voti-e a Juliette et à vos enfants.
H. DE Serre.
1390. — M. de la Boulaye à M. de Serre.
Ay, prés Épernay, 16 avril 1
C'est bien le moins, cher ami, que nous c< niquions deux fois par mois, et j'attends imp ment cette lettre n*' G, qui d'ailleurs devait
ANNÉE ISS/i. JS
pooira venir en Champagne et y passer avec moi detii ou trois jours.
Que ne peut-on pas controverser ! 11 y a donc beaucoup à dire sur le remboursement des rentes * . Test une opération toute nouvelle en France ; elle attaque spécialement la capitale ; on tourne contre les préteurs une confiance laborieusement inspirée; le reflux des capitaux dans les provinces est hypothétique ; la dette et le revenu de TÉlat s'accroissant simultanément, l'un compense l'autre; en fermant de vieilles plaies on en fait de nouvelles. Enfin j'aurais voulu à cette grande opération un autre péri- >tyleque l'exposé des motifs que j'ai lu; mais le foijil (les choses est bon, la volonté d'en tirer parti '>i forte et puissants les moyens de faire prévaloir 'dto volonté. Quant aux majonits, on se ménage 'iu temps et on les abandonne indirectement à la 'liscussîon. Vos idées à ce sujet sont trèsrdignes d'attention. 11 me semble qu'elles conduisent à la •-ivaiion d'une espèce particulière de rentes consoï idées non remboursables, en un mot, d'un intérêt
• le 0 francs, représentant un capital (juelconque, intérêt en dehors, à part et siisceplible toutefois
* 1 être vendu par les titulaires des majorats, à charge *le remploi en biens-fonds. Cette disposition, en apparenee généreuse, tournerait au profit de Tlùat en <^ (le retour.
'Le 5 avril, M. de ViUèlc avait présente â la Chambre des iM-
T"^ un projet de loi relatif d la conversion des rentes 5 p. 100
•Ofeotcs 3 p. 100. — Voyez la Notice historique sur M. de Vil»
•'^•par M. de Neuville, suivie des Souvenirs sur l administra'
tiiïi fno/iciére de M. de Villèlc, par M. d'Audilfrot.
iéd correspondance.
Nous voyons de la même manière tout ce qui concerne les rentes libres.
M. Ruinart de Briment m*a proposé de traitrr d'un petit domaine d'environ G, 500 francs de ivcie, domaine situé sous mes veux, entre Av et Châluos. à deux lieues d'^Vy. II y a un petit castel à 50 tuis» de la grand'route. Cela s'appelle Oirj\ et vousk trouverez sur vos cartes. J'ai demandé trois mois, qu'on ne m*aecordera peut-être pas, pour examiner le domaine et me décider. J'imagine qu'on voudn vendre sur le pied de 3 1/2 ou même de 3 p. 1<JU, et dans tous les cas il ne faudrait pas compter sur un revenu de plus de 3 p. 100. La situation r?i bonne: il y a de belles prairies bien ari"ost*e&: où peut planter des peupliers pour doter les petite calants.
Si j'avais des achctoirs^ connue ou dit ici, j acliù tenus, après mûr examen. Dites-moi ce que Vi>u> en j)eiisc*z pour votre compte. Mes prt-s toui-lierait-ni aux votros.
Je* coiit-ois votre indii;nation et le crescendo iKnoire belle Excellence. Il y a (pielque chose de ix^a dans reiîVt prodnii par la leniaiive.
Le séjour à Teiranizer, les arandes si-ènes dont il a rendu témoin, les études cjuil a provo<piéès ii io nouveaux points de vue qu'il a déveloiipesoni au.vi d assr/ liiands avantaizes. Tout cela se sert lh»id Que I)i(ni vous eonserve la santé!
Jf V()Ui> enibras&u et vous aime de tout mon eu-u:. mes bien cliers amis.
ANNEE ISâh. Wî
139i. — M. de Serre à M. Niebuhr.
Naples, 18 avril 182/*.
Je vous félicite, cher ami, de la naissance de nitre second fils; je désire apprendre bientôt le ptrfait rétablissement de sa mère. Je ne soupçonnais pas que cette grossesse que vous m'aviez annoncée fût si proche de son terme ; je n'aurais pas tanir? à vous remercier de votre ofifrc de m'attacher à vous et à votre famille par un nouveau lien. Vous avez avec raison présumé que je raccepterais avec reconnaissance ; je remplirai de mon mieux les devoirs que ce nouveau titre m'impose. François est celui de mes noms que nous portons de père en lils; il nous vient, je suppose, des princes de Lorraine, auxquels mes pères ont été attachés ; princes aux(|uels, en tant que vieux Lorrain, je garde une affection aussi particulière que désintéresse^. Je H ai pu deviner le prince Charles-Philippe autiuel vans faites allusion.
Il y a si longtemps que vous n'avez reçu de mes lettres qu'il faut commencer par vous donner des onuvelles de toute la famille; elles sont générale- Bient bonnes
I/)rsque je reçus le mois dernier votre lettre de février, j'étais dans l'attente d'une décision qui eût ^îWfâidérablement modifié toute mon existence ; ce
iS C0RRËSP0J4DANCË.
fut la première cause de mon retard à vous répondre. La décision connue, je voulus un pe« laisser calmer les mouvements intérieurs que causait en moi tout ce qui s'était passé à cette occasion. Puis il faut bien vous le conter en passant: entre autres défauts, j'ai celui d'être un correspondant très-paresseux, capable de rêver tous les jours à un ami, et tous les jours aussi de remettre au lendemain à lui écrire, surtout si je sais qu'il pourra sans chagrin rester cinq à six mois sans recevoir de mes nouvelles. N'est ce pas trop méchant d'avoir écrit cette dernière ligne? Il reste vrai que mon exactitude a besoin d'être provoquée, et, après votre long silence, plus encore. Voici également que nous ne sommes plus jeunes ni Tun ni l'autre (c'est effectivement le 12 mars que j'ai accompli ma quarante-huitième année), que nous nous sommes connus tard, peu vus; nous ignorons si jamais nous nous rev(î)i'ons. Que nous reste-t-il que de nous écrire ? Et ces motifs ne sont-ils pas aussi forts que ceux de ranférîorité de date? Plus d'une fois j'ai pensé à ce vilain vieux manuscrit qui m'a dérclW* ici la plus grande partie de votre srjour. A oe propos, j'ai reou par Rome vos deux brochures: elles m'ont un })eu raccommodé avec k-s manuscrits; elles m'ont fait entrevoir la satisfaction de saisir ainsi la vérité (hms la nuit des temps et dans les moindres détails. C'est le plaisir du chasseur ennobli par son objet; c'est aussi un gi*and avantage de porter partout avec soi un but indé{>endant de toute profession quelconque. Je me demande
ANNÉB 189/1. Jli9
pifioû oe que je ferai quand je n'en aurai plus, et «M endMurrassé de me répondre. Dites-moi donc si mtn public allemand a trouvé votre adversaire mad bien battu qu'il le méritait et qu'il me paraît JéCre.
D fiemt cependant que je vous parle de ma défaite. A mon départ de France, il n'y a pas un ministre qui ne m*ait dit qu'il seconderait ma réélectkm. Je m'arrêtai en Lorraine ; je convins de tout avec mes parents et amis, et particulièrement avec M.de Wendel. L'élection eut lieu l'année suivante. Ma nomination fut entendue entre ce dernier et les ■inistres. Une partie de mes impôts trop Jeune me fit retirer ; on en témoigna du regret. Cette fois j œris en novembre à Wendel que je compte sur lui. n m'écrivait en même temps de m'entendre avec le ministère. C'était déjà reculer, car la fois précédente il l'avait fait pour moi. J'écris à M. de Chateaubriand, qui me répond qu'il regrette que la liste des présidents soit close, mais qu'il me reste h chance de mes talents et la bienveillance du gouvernement que je sers avec autant de zèle que de succès. J'envoie cette lettre en Lorraine, et mes parents et amis les plus dévoués s'engagent. Cependant les instructions ministérielles m'excluaient. l-œ partie de mes parents y souscrit, Wendel à la tête, et il se charge de me persuader qu'il est de mon intérêt de ne pas être nommé. Je confonds tout^ ses raisons. Il se rend à Paris et consulte M. de Villèle : ce dernier rend un oracle équivoque
que Wendel comprend et me traduit en menace. Par VI. A
JQO CORRESPONDANCE.
uiic dernière lettre, je déclare que je ne reculenu pas et n'autorise persoone à reculer en mon Don. Mon beau-frère soutenait mes lettres par ses démarclies. Dès janvier, M. de Belleval, mon jaune secrétaire d'ambassade , s^était rendu à Paris el suivait avec d'autres affaires mes intérêts. Weodel ■ainsi pressé a fini par donner sa démission de h présidence du collège de Metz, s'est enfermé dm lui et s'est abstenu d'aller à l'élection. Il écrivait aux ministres et à tout le monde que je serais sûrement nommé au grand collège. Tous les moyens extrêmes que peuvent suggérer la senûlité, Tenvie et la faction furent employés, le malheur s'en mâa, entre autres la maladie d'un de mes cousins, mort •quelques jours après et dont rinfluenco eût été décisive. Enfin il m'a manqué quatre voix pour êtrp élu. M. do Chateaubriand a été constamment trèsbien ; il m'a témoigné ses regrets et présagé un meilleur avenir. Comme je me minais ici, il a fait ajouter :X),00(J francs à mon traitement annuel et •fait toutes offres de service. M. de Villèle a cru 'aussi devoir m'en écrire : c'est en ami qu'il a cru le moment inopportun ; comme ministre, il m'estime trôp pour me craindre ; plus taixl une démission concertée me ramènera sur la sc«'»ne. Wendel. ile tîbvi tôté, m'a off(»rt la sienne. Je ne lui ai pas n> •]londu; je l'ai fait froidement à M. dv ^'illéle.
Voilà, cher ami, les faits. Je sentais comme nn îtùtre que ma {K)sition dans la Chambre eût été diflicile ; il m'en eût coûté de quitter mes enfants, ina •iîettime pi-ùs d'accoucher, surtout après tant de mn^
ANNÉE 18â/i. ùl
hasn qui l'ont rendue craintive. Us ont aussi dimané le boa efiFet» quant à moi, du repos et du ^jUmat, et les forces physiques n'étaient pas moins
que les morales dans cette nouvelle carr \. On m'a fort conseillé les eaux de Castellamare aiiRBi qu'âmes deux petites, et j'y vais cette année. Je leatais donc tout cela, mais aussi que j'avais fooore en moi quelque chose qui pouvait être utile i Bioa pays, que je serais inconsolable si, dans tel m tel incident possible, je devais me dire : C'est |iar ta faute que tu n'es pas là. Si l'on m'eût d'àbûid et franchement repoussé, cela me justifiait. Mais je devais m'avancer, et, engagé, je ne pouvais reculer. A tout prendre, je ne suis pas, quant à moi, ■éoDOtent de la manière dont les choses se sont passées : ma force morale reste entière ; ma considéndon en France s'est accrue plutôt que dimi- Boée. J'espère consolider ici ma santé, et poui* l'avenir je m'abandonne à la conduite de la Provi- 4leiice. C'est ce que me dit ma raison, et plus d'un sentiment y trouve son compte. D'autre part, je lois attristé d'avoir vu tant de personnes, en cette Mcasion, renier la conscience, le sang, la reconnaissance et l'amitié ; je le suis des présages qui doivent saisir tout homme de bien lorsque Timmotalité est érigée en devoir et en trophée. Je suis id complètement isolé, et cela est plus pénible <|ttiid on souffre de son inaction.
M. Sclmltz, que nous perdons, m'a dît hier une bonne parole : on lui écrit de Berlin que vous i*evenez à Rome. Dieu le fasse ! Si cela est, écrivezr
a CORRESPONDANCE.
moi vite que vous ne refusez pas. Vous dem votre conservation à votre femme, à vos enEantSi à votre pays. Non plus que moi, il ne dépend pool encore de vous de le servir activement. Revenez mi un beau ciel, au sein des arts et de Tamitié. Volit fortune, comme votre santé, votre position sodile, celle que vous léguerez à vos enfants, tout s'y trouve. Tant de réflexions qui vous ont conduit à désirer que je reste ici s'appliquent à vous : prenez le cou* seil que vous me donnez. J'ai demandé à Paris Tantorisation de faire des excursions à Rome. Nous nous réunirons avec nos familles à la frontière pria de Sora et d'Arpinum, sur les bords délicieux dhi Fibrène et du Liris. Si je vais à Rome en votre abscence, dites-moi, en attendant, à qui m'adresser pour la voir, l'étudier.
Nous avons eu ici plusieurs jeunes princes intéressants sous divers rapports : le margrave Guil* laume de Bade ^ qui a beaucoup fait laguerre avec nous, brave, posé et modeste ; le prince Gustave de Suède*, dont la jeunesse, la figure, la position préviennent (mais il arrive souvent que nous sentons pour ces hauts personnages plus qu'eux-mêmes ■; le
* Nd en 1793, mort en 1850.
* Le prince Gustave Wasa, né en 1799. L'abdication de Mmp^ Gustave IV (1809), etrdlection de Bemadotte comme princerofil de Suéde (1810) le privèrent d'une couronne à. laquelle le(W>* naii ta naissance. Il entra dans l'armëe autrichienne et ptffÎBt au grade de feld-marechal-lieutenant. De son mariage avec oi^ princesse de Bade (1830), il n'a eu qu'une fille, laquelle a èpoai^ en 1853 le prince royal (aujourd'hui roi) de Saxe.
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{Nrinoe royal de Bavière S qui est fort maltraité de la aalure ; enfin le prince Frédéric des Pays-Bas', que jfàOB connaissez, qui va épouser une de vos prin- Mues et qui m'a parlé de vous comme j'aime à en «■tendre parler.
Je relis votre grande lettre de février pour ré« aux principaux points. D'abord un mot ensur votre long silence. Ne prenez pas trop au •érièQx tout ce que j'ai dit d'autre part, et croyez q^ j'ai été bien pénétré de toutes vos raisons, de vos ■niaises passés et présents et de vos anxiétés pour Tavenir. Votre gouvernement doit vous sortir de là. Son silence prouve qu'il le sent et qu'il en est embarrassé. Cela a bien pu le conduire à vous engager à retourner à Rome. J'espère qu'il n'en sera pas de vous deux conmie d'Admète et d'Alceste. Le séjour d'Allemagne aura guéri le Hcimweh^. Vous pourpasser ces deux ou trois mois à la campagne à exposition fraîche et éviter ainsi le pénible du dhnat. Vos enfants se sont bien trouvés do l'aller ; il en serait de même du retour. M'^^Niebuhr nourritdie François? Vous pourriez venir à toutes petites joomées et sans fatigue.
* Le prince royal de Bariére, fils de Maximilien I***, naquit en 17BB, monta tnr le trône en 1895 sous le nom do Louis I*'', dut
en IShBf et mourut A Nice en 1866. S'il manqua parfois et de prudence» il favorisa toujours l'industrie, les et les arU.
*L« prince Frédéric, né en 171)7, second fils de Guillaume P', ni âm Fays-Baa. 11 ëpousa en 1835 la princesse Louise, fille de fMdirie-GttilUuime III, roi de Prusse. 11 avait ëtudië l'histoirû •ont M. Nirimlir.
* Mal du pays (nostalgie).
dA corrkspôndan<:e.
Ayec votre retour, si quelque chose me consohh de la prolongation de mon exil, c'est qu'il ne ehi^* grinera pas ma pauvre mère : à quelle épreuve tvraient été mis le plus tendre amour et la rësignatifll la plus chrétienne, si elle avait vu ma nominatiflÉ empêchée par si peu de chose et par de telles défections ! Ma place, cher ami, je pensais, en quittant li France, qae je n'en aurais une que si mon pays étail en danger; et ce qui est étrange, c'est que M. de Vîilèle, tout en me déclinant, disait à mes amb: « S'il y avait péril, je monterais à cheval poor l'aller chercher. » Conciliez cela avec ce ridicaie effroi qu'on a montré de moi, comme si ce n'était pu dans le calme qu'il faut prendre les mesures qû détournent les dangers.
Je trouve une heureuse idée dans notre réductioa de rentes: le 3 p. 100 combiné avec l'augmentatioa de capital . J 'en éprouverai comme une perte notable dans le plus clair de mon revenu. Je ])ense roa» avoir dît que je possédais la moitié de la forge de la Quint sur la Moselle, deux lieues au-dessous de Trêves. J'attends avec M. de Wendol, mon copith prîùtaire, le temps favorable pour vendre. Dites-moi si dans le grand-duché la hausse des biens-fouils qui existe en France se fait sentir, quelle y est la valoir de cette sorte de biens, de celui-là particulièrement. Vous nous rendriez grand service de nous trouver im acheteur. Il ya un beau petit château, dos jardins, et le site le plus pittoresque par la réunioudes montairnes, des bois, des étan|îs, de la belle Moselle et de la plaine de Trêves.
ANNÉB 18SJu ».
Vous me parlez des dangers des emprunts ëti^an^ ; ea voyez-yous un autre que celui d'intéresseï: ^os rajets à une autre {Mrospérité que celle de leur fMifB? Je ne c<miprend& pas bien non plus que Tégkangp d'une quantité donnée de rente à un courst fixa empêche Tagiotage. H me semblerait à priori q«e cela ne lui offre qu'une noavelle combinaison «t de plus peut facilement dégénérer en fureur. C'est un jeu; j'avais pensé, moi, que le plus gros se fait sur pande; on joue tout ce qu'on a, non dispcmible; on joue ce qu'on n'a pas. Moo idée serait de rendre tous les agents de change solidaires, au moins jusqu'à concuirence de leur caiitioonement; par contre, les agents ne pourraient être admis que de l'assentiment de la compagnie et poorraioit être suspendus par elle, exclus même A m demande. Il en résulterait qu'on ne jouemit qu*au comptant, c'est-à-dire qu'on jouerait infiniment moins.
Par le peu cpie je vous écris, vous jugerez facikMAcnt qne je n'ai pas moins besoin que vous de TOUS revoir et de causer à fond avec vous. Quelques libertés que nos bonnes intentions donnent à notre plume, il y a des questions si vastes qu'on ose à peine les. aborder dans une lettre. Ah ! mon cher ami, plus j'y pense, plus les hommes qui disent : Ijbl Révolution est morte, me semblent aveugles. Chassée des hauteurs du pouvoir, elle chemine cependant souitlement, mais vite, mais profondément. Ses adversaires mêmes ne savent dans leur victoire que s'emparer de ses résultats matériels.
que s'engraisser de son fumier; ils ne chercheoL. plus que le repos, Tinaction et l'argent . Pour les obtenir, ils ne répugnent à aucune de ses voies & leur portée, même à odles qu'ils ont le plus amë^ rement critiquées. Us ne voient plus qu'elle n'est autre chose que dissolution ; ils s'y complaisent et redoutent comme la mort tout ce qui est organisation et vie. Mais ce sujet mènerait trop loin; nous n'aurons que trop occasion d'y revenir.
Au revoir, cher ami ; ce mot m'est doux. Penseï que vous ne m'avez encore rien dit de vos travaux historiques et que vous êtes maintenant engagé avec le public. Un Anglais me disait qu'on vooi traduisait à Paris ; est-ce de votre consentement? et ne ferez- vous pas avant une seconde édition? Vous m'avez aussi annoncé quelques détails sur vos en tours. Hors de votre maison, ils ne peuvent être aussi stériles que les miens.
Je suis content de mes aînés ; ils avancent doucement, et je ne prétends pas autant que vous. Ma petite Marie se fortifie ; Fernand court comme un lapin. Il a fallu, il y a quatre mois, changer sa nourrice ; il en a une excellente, une jeune veuve qu'il gardera jusqu'à l'automne. Aucun de mes enfants ne m'a, étant petit, autant aimé. Il me préfère à mère, à nourrice; jugez la jalousie!
Embrassez pour moi mon filleul, vos petites et Marco, qui vit dans le souvenir de I..ouise et de (jraston. Ma femme désire comme moi votre retour- Nos tendresses à la chère vôtre. Au revoir encore; je vous embrasse de cœur.
ANNÉB 189XI. 57
1993.— La oomte Armand da Baini-Priast
Il HÊm da Barra*
Paris, ce 96 arril l&Slh.
Monsieur le comte,
N*aocusez pas la lenteur de ma correspondance. Elle vient dans le principe de ce que, n'ayant pas trouvé ici les lettres que vous m'aviez annoncées, je n'osais rien entamer, de peur d'agir sans le sa- ▼mr contre vos intentions du moment. L'effet a justifié ma précaution, puisque votre lettre, que j'ai reçue, il y a dix ou douze jours, m'interdit la démarche principale. Pour pouvoir m'acquitter du reste, j'ai écrit dès le lendemain à M. de Chateaubriand. Mais, chose assez étrange, je n'ai pas encore de réponse sur l'entrevue que je lui ai demandée. A la vérité, lui et ses collègues ont force occupation cette semaine, et je suis peu surpris que rd^jet dont ils s'occupent les absorbe entièrement. J'attendrai encore quelques jours pour réitérer ma tentative. Cependant il a déjà été question devons enti-e nous, monsieur le comte; j'ai témoigné à M. de Chateaubriand que vous mettiez beaucoup de prix aux relations que vous avez ensemble. Lui, de son coté, m'a montré le même sentiment. Je suis, je vous l'avoue, moins en peine de ses dispositions que de son pouvoir. Il est malheu-
5^. CORIVBaPORD^tHCB.
reusement tout à fait effacé, non -seulement au dire de ceux qui connaissent le dessous des cartes, mais aux yeux de la multitude même. Vous savez d'ailleurs qu'ion a ici le tact extrêmement exercé et prompt sur ces sortes de choses. Son associé, tout petit qu'il est, absorbe tout, et c'est, à ce que je crois, un acte de prudence de votre part d'avoir pressenti que cet état de choses demandait de suspendre l'affaire que vous savez. Je mécontenterai donc, pour Le> moment, de traiter celle du déplaeement aanentané et vous instruirmî du résoltat dès que j'en wêt
rai UD.
M. de Caramaa retourne dans deux ou trois jouis à son poste. Ce résultat est une forte {Hreuve de cecpie j'ai eu l'honneur de vous marquer plus haut, d'attant que M. de Caramaa n'a pas hésité^ en arrivant ici,, à reconnaître ouvertement M. de Chateaubriand comme son adversaire, et à pi*endre avec lui un ton très-fier, tandis qu'il ménageait beaucoup les autres.
L'affaire des rentes, qui se traite en ce moment a la Chambre des députés, a tout à fait efface» celle de la septennalité, mais à la lettre. Un journal libéral disait en dernier lieu que cela avait êU* un fait exprès. Si ce ne fut intention, c'est au moins résultat. Parmi les brochures c[ui ont pai-u hUlessus, les deux lettres du comte de Mosbourg* sont
' Jean-Antoine-Bfîcbel Agar, né à Merciiés, présCahor8,!e \9àê' eembre 1771. Arocat en 1797, œmmisMiro pré» I» ymcn»^"
ANNÉR 1821k »
celles qui paraissent le plus fondées en raiscod. Celle de M. 8arràn^ fait aussi beaucoup de bruit; non qu'elle vaille grand'chose, mais parce que Tartide qui dévoile les négociations avec les journalistes cause d'autant plus de scandale que le fond en paraît exact. Si je suis informé à temps de quelque courrier, je vous enverrai ce que je pourrai de ces nouveautés. Elles auront peut-être déjà perdu de leur prix ici, mais à l'étranger on ne regarde pas de si près au temps. Ce qui excite un blâme général «le tous les partis, c'est d'avoir rattaché l'indemnité des émigrés à une mesure qui froisse tant d'intéri*ts.
Veuillez offrir mes honunages et ceux de mon fils à M"" de Serre.
Je finis, monsieur le comte, en vous renouvelant l'assurance des sentiments de la plus haute consi-
li proFÎfoire de la Toscane en I80I» membre da Corps législatif en ISOhf il devint» en ISOG, ministre des Finances de Murât, gnuid-duc de Berg, qui lui fit épouser une do ses nièces et lui donna la terre de Mosbourg avec le titre de comte. En 1800, l'admmistrmtîon des Finances du royaume de Naples lui fut confiée, et il U garda jusqu'en 1815. Sous la Restauration, il s'occupa peu de politique ; il publia seulement quelques mémoires contre les mesures financières de M. de Villéle. Il fut nommé députe du Lot en 1830 et pair de France en 1837. Il mourut à Paris le 10 novembre I9kh.
* La brochure de M. Sarran, ancien rédacteur du Drapeau blanCt était intitulée : Avia aux électeurs, m Les ministres, M. de VilMle surtout, y étaient dénoncés comme les continuateurs de M. Daeaces et de M. de Richelieu. » {Histoire da gouvernement parlÊmenÉairef par M. de Hauranne, t. VII, p. 617.)
eO C0RRE8P0NDANCB.
dération et de Tinviolable dévouement avec lesqods j'ai rhonneur d'être votre trèa-humble et très-obëi«sant serviteur,
Saint-Pbibst
1393. — La baron Portai à M. de Sarre.
Paris, le 9 mai IBSA.
J'ai eu bien du plaisir, mon ami, à lire votre dernière lettre, et d'autant plus que ce n'est pas sans beaucoup de regret que nous avons perda l'espérance de vous revoir bientôt au milieu de nous. Il faut sans doute que votre présence là-bas soit bien nécessaire, car on ne pouvait ignorer que vous auriez été ici, pour les intérêts du trône, un aide actif, loyal et plein de valeur.
Nos salons sont, depuis quelques mois, occupés des plus grandes questions : mais je ne me rappelle aucune époque où les événements du jour aient si promptement effacé les événements de la veille, ^luelque importants qu'ils fussent. Ainsi les élections et toutes les irritations qu'elles avaient occasionnées ont fait place à des discussions fortvive^ sur les dépenses relatives à la guerre d'Espagne. Ensuite est venue la loi sur la septennalité, quia effacé presque tous les autres intérêts, et qui se
Aujourd'hui effacée elle-même en présence i gur les rentes*.
suis pas de l'avis du ministère sur cette loi, 'en afflige, car je suis toujours Tami du ' et, de plus, bien convaincu, dans les cirées présentes, que nous n'aurions qu'à perpassait en d'autres mains. La loi sera votée, être n'aura-t-elle pas tous les inconvénients [ craint, car c'est le propre de la discussion, ) semblable discussion, que de ne pas rester vrai, et surtout d'exagéi*er le mal probable ible.
avons eu une première séance au Conseil jr du commerce et des colonies, où sont 3us les ministres. Il s'est agi d'une loi des i qui régularisera quelques ordonnances
en l'absence des Chambres et qui établira s autres dispositions que l'on juge urgentes ;saires. Les affaires marchent, et il faut iTcher avec elles et comme elles, jusqu'à ce I reconnaisse qu'il est temps de s'arrêter et ne de changer de route. L'examen de cette 3 question, de cette question fondamentale,
la réuuion et la comparaison d'un grand de faits et de documents, et nous n'en soms encore là. Notre besogne commencera seulement alors, et, jusf{u'à cette époque, \ serons que les témoins de ce qui se pourra
«cufliîon de cette loi arait commence le fk avril.
6ili CORRESPONDANCE
ment à votre égard. Il m'a répliqué que ce ne seni certes jamais lui qui s'y opposerait, qu'il regardai la chose tout à fait connue due» mais qu'il y avaî une opposition assez marquée et forte dans le wo ment actuel, qu'il fallait laisser passer cette cri» et qu'un homme de votre capacité et de votre va rite devait se retrouvera sa place tôt ou tard. Voilà monsieur le comte, le résultat de cette entrevue;} n'y vois, à la vérité, de positif que l'obtention A petit agrément que vous désiriez, et une nouveU assurance des bonnes dispositions d'un homme i qui il faudrait souhaiter autant de pouvoir que A perspicacité à apprécier le mérite. Mais c'est mal* heureusement ce qui manque, au dire de tout k monde. Je ne sais à quoi cela tient. Beaucoup de ses amis l'attribuent à trop peu de suite dans sa occupations habituelles. C'est, au contraire, le fort des autres, qui ne perdent jamais leur but de vue, et qui finissent par l'atteindre pied à pied.
Je regarde l'affaire des rentes comme à peu près décidée, puisque l'article principal et même unique a déjà passé. Les amendements restent encore à discuter, ainsi que l'ensemble de la loi ; mais tout annonce que le résultat sera le même. Peut-être même ce courrier vous en portera-t-il la nouvelle. On prétend qu'elle aura plus de peine à passer dans notTÉ Chambre, mais cela me parait peu certain, quoiqu'il y ait un plus grand nombre d'intéi-essés. Noa venons d'avoir une séance fort intéressante, ou peu même dire dramatique, ce qui est très-rare ch^ nous, à l'occasion d'une loi pour la répression d^
ANNÉE 183ii. t35
ois et délits commis dans les églises ^ Cette loi
passé après qu'on en a bien épluché tous les mots, equi, ail reste, est juste pour un objet qui doit enrir de texte aux sentences dc^ tribunaux et sur- Mit du jur}'.
Auriez-vous, monsieur le comte, la bonté de dire
Belleval que j'ai reçu sa lettre et que j'y aurais époodu si le courrier n'était pas si pressé?
Veuillez aussi vous charger de mes hommages et le ceux de mon fils pour M"™* de Serre.
Je n'ai pas besoin d'ailleurs de vous réitérer Qoubien je m'estimerais heui^eux de pouvoir vous tre bon à quelque chose dans ce pays-ci. Vous en •tes tout persuadé, j'espère, ainsi que des senti- Bents de la plus haute considération et de l'inviolable attachement avec lesquels j'ai l'honneur d'éti-e. ■OQsieur le comte, votre trés-humble et très -obéisaot ser\-itein*,
Saint-Priest .
• Voyet 17/w£ojiY de la fioatauvolion, par M. de Viel-Cas- ^t. XIII, p. Xt3ci suivaiitci^.