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178 APPENDICK.
que les sentiments de fidélité et d'amour pour le Roi jetteront de profondes racines.
Avoués ^ ,
Liés par le même serment, vous suivrez Texemplc du barreau.
* MM. Willielm, Comerson» Kœpplin, Him, Httrt, Mircoo, Lacroix.
N^ vm
Ditcours prononcé par le roi Louis XVIII le Hnovenibrc 1817 en ouvrant la session des Ckimbres * .
Messieurs,
A rouvertui*e de la dernière session, je vous parla des espérances que me donnait le mariage du kt de Berry . Si la Providence nous a trop prompeoieot retiré le bienfait qu'elle nous avait accordé, nos devons y apercevoir pour l'avenir un gage de aoeompUssement de nos vœux.
Le tniité avec le Saint-Siège, que je vous ai anoocé Tanm^e dernière, a été conclu. J'ai chargé les ministres, en vous le communiquant, de vous reposer un projet de loi nécessaire pour donner la liction législative à celtes de ces dispositions qui Bsont susceptibles, et pour les mettre en liai*moie avec la Charte, les lois du royaume, et ces licites gallicanes, précieux héritage de nos pères, loQt saint I^uis et tous ses successeurs se sont
* Voyez t. n, p. 203.
montrés aussi jaloux que du bonheur même de ^ leurs sujets.
La récolte de 1816 a, par sa mauvaise qualité, trahi en grande partie mes espérances. Les souffrances de mon peuple ont pesé sur mon cœur; j*ii cependant vu avec attendrissement que presque partout il les a supportées avec une résignatm . touchante, et si, dans quelques endroits, elles ToBt porté à des actes séditieux, Tordre a partout été promptement rétabli. J'ai dû, pour adoucir le malheur des temps, faire de grands efforts et commander au Trésor des sacrifices extraordinaires ; le tableau vous en sera présenté, et le zèle dont vous êtes animés pour le bien public ne permet pas de douter que ces dépenses imprévues n'aient votre approbation. La récolte de cette année est plus satisfaisante dans la plus grande partie du royaume; mais, d'un autre côté, quelques calamités locales et les fléaux qui ont frappé les vignobles appellent ma sollicitude paternelle sur des besoins que, san^ votre coopération, je ne pourrais soulager.
J'ai ordonné qu'on mît sous vos yeux le budaei (les dépenses de l'exercice dans lecjuel nous allons entrer. Si les charges qui résultent des ti-aités et de la déplorable guerre qu'ils ont tenninée ne permettent pas encore de diminuer les impôts votés dans les précédentes sessions, j'ai du moins lasatisr faction de penser que Téconomie que j'ai recommandée nie dispense d'en demander raugmentation, e' qu'un vote de crédit, inférieur à celui du dernier budget, suffira à tous les besoins de Tannée.
Les conventions que j'ai dû souscrire en 1815, Il présentant des résultats qui ne pouvaient alors tre prévus, ont nécessité une nouvelle négociation. Vmt me fait espérer que son issue sera favorable, t que des conditions trop au-dessus de nos forces vont remplacées par d'autres plus conformes à équité, aux bornes et à la possibilité des sacrifices ne mon peuple supporte avec une constance qui ne Mirait ajouter à mon amour, mais qui lui donne e nouveaux droits à ma reconnaissance et à Tesime de toutes les nations.
Ainsi que j'ai eu le bonheur de vous Tannoncer ans le cours de la dernière session, les dépenses mitant de Tarmée d'occupation sont diminuées tt cinquième, et l'époque n'est pas éloignée où il ous est permis d'espérer que, grâce à la sagesse et la force de mon aouvemement, à l'amour, à la oofiance de mon peuple et à l'amitié des souvelins, ces charges pourront entièrement cesser, et ue notre patrie reprendra parmi les nations le iQg et l'éclat dus à la valeur des Français et à leur Me attitude dans l'adversité.
Pour parvenir à ce résultat, j'ai plus que jamaià esoin de l'accord du peuple avec le trône, de cette Mw sans laquelle l'autorité est impuissante. Plus ette autorité est forte, moins elle est contrainte à e montrer sévère. La manière dont les dépositaires lemon pouvoir ont usé de celui dont les lois les •ot investis a justifié ma confiance. Toutefois, j'éwtHivcla satisfaction de vous annoncer que je ne wge pas nécesî?aire la consei^vatiou des Cours prévô-
taies au delà du terme fixé pour leur existence par la loi qui les institue.
J'ai fait rédiger, confonnémeiit à la Cliaile, mt loi de recrutement. Je veux qu'aucun privilêf e m puisse être invoqué; que Tesprit et les dispositîoK de cette Cliarte, notre véritable boussole, <pii ap- I>elle indistinctement tous les Français aux çradfs et aux emplois, ne soient lias illusoires, et quek soldat n'ait d'auti-es bornes à son honorable cvrière que celles de ses talents et de ses senices. di Texécution de cette loi salutaire exigeait uneanfimentation dans le budget du ministère de la Guent. interprètes des sentiments de mon peuple, vous n'hésiterez pas à conser\'er des dispositions ijni assui-ent à la France cette indépendance et cette *iisiuité sans lesquelles il nV a ni Roi ni nation.
Je vous ai exposé nos difficultés et les mesum qu'elles exicent; je vais, en terminant, tourner tos rejzards vers des objets plus doux, firâct* à la jiaii rendue à rKclise de France, la reliai ion, cette l*as^ éternelle de toute félicité, même sur la teiTe. \>je n'en donte pas, refleurir parmi nous;. Ix- uiimr et la confiance commencent à renaitiv; le cmîi* s'affermît; Taprieulture, le commerce vx rimlujm*' reprennent de Tactivité: de nouveaux cliefs-ila*ii^i> (les arts excitent Tadmiration. Inde mes t* uî'am? parcourt en ce moment une partie du l'oyamui*. n. pour prix des sentiments si bien ci-avés dau? ?-*îi âme et manifestés par sa conduite, il recueille |»artont (les bénédictions; et moi, qui n'id qu'une pa^sion, le lx)nheur démon peuple, qui ne suis jak^js
our son bien de cette autorité que je saurais dre contre les attaques de tout genre, je sens B suis aimé de lui, et je trouve dans mon cœur rance qne cette consolation ne me manquera s.