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dreakûre de M. de*Serreaùx généraux rdativement à ia
MoQsiear le pnMnreor e&Dèral^
Pmdantles graves moôÊUtMDiomdm T nière, j^avais appelé voifare attentiao sor ia politi^pie de votre ressort et sur las coiqpables que FeiBfirît pet* tarbateur araAtipInit tons les points du royaume.
Votre \'igilance ne laissa échapper ancnne pratique suspecte, aucune manœuvre criminelle ; votre exactitude à me rendre compte des résultats de toi soins et de vos recherches mit le gouvernement du Roi à portée de déjouer les menées des ennemis da troce et de nos institutions. Le succès le plus en* tier a couronné les efiForts du zèle ; Tesprit public s'est partout amélioré ; partout les bons citoyais se sont empressés de se rendre aux élections, et, renonçant à leurs divisions précédentes, ils se sort réunis dans un commun intérêt. I>es choix franchement royalistes ont manifesté les véritables sentiments de la gi-ande majorité des électeors et
ANNÉE 1891. âS3
Mmblaient promettre à la France le i^pos et la stabilité.
Cependant les événements dont plusieurs États iToisins sont devenus le théâtre ont fourni de nouvelles aimes à la malveillance. Depuis le commenœment de la session, elle paraît avoir adopté un système de provocation qui tend à irriter les esprits et^ à envenimer les mécontentements et les souvenirs. Il ne faut donc pas s*étonner si quelques symptômes d'agitation locale se sont manifestés sur divers points. Il est même possible que Ton voie se renouveler en d'autres lieux les tentatives criminelles de sédition qui ont été récemment et si heureusement réprimées à Grenoble par la loyale fidélité des troupes et le concours simultané de tous les fonctionnaires publics. Sans doute ces efibrls seront impuissants; mais il importe, s'il est possible, d'en prt»venir les effets, d'empêcher que la tranquillité ne soit troublée et que des sollicitations perfides ne compromettent la fidélité des sujets du Roi ; je vous invite à tourner vers ce sujet important toute votre attention. Je vous engage, pour -y |>arvenir, à reprendre, avec vos substituts et tous vos subordonnés, ces relations de tous les instants que vous aviez établies, l'été dernier, avec tant de succès, et à me transmettre, tous les huit jours, les résultats de cette correspondance.
Vous engagerez en même temps tous ces officiers à éclairer les esprits par tous les moyens qui sont en leur pouvoir; à faire connaître toujours mieux, autour d'eux, le véritable état des choses; à
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représenter aux citoyens la situatioa i»oq)ère de U France, jouissant des avantages de la neutralité, lorsqu'une pifâ^ de TEurope est livrée aux horreurs de la jgèafre» et des plus solides garandei qu'aucun pajHdt jamais obtenues pour ses libertéi publiques, lorsque des peuples voisins sont en proî» à la licence. Il ne vous sera pas difficile de faire comprendre à tous que le maintion de cet ordre légitime et constitutionnel qui nous assure de si grands biens, et à l'ombre duquel nos droits publics et privés sont garantis, notre agriculture s'enridiit, notre commerce fructifie et notre crédit s'aocroit, est le véritable intérêt de tous, et que ceuxqm tendent, par leurs séditieuses menées, à rébrankr ou à le remettre en question, sont les plus mortels ennemis de la France*
J'attends de votre zèle et de vos lumières les plus heureux résultats.
Itecevez, monsieur le procureur général, Tassurance de ma considération distinguée.
Le ii^arde des Sceaux, ministre secrétaire d Htat de la Justice,
H. DE Serrk.