JE
Cdmar, 9 septenOm 1817.
Je tons eÊifff(ÀB,mim^fibBt$BÊÊ&^ menolepearfidre fiidrë ddok gmiidii f^ fente pour la Gow de
Coimâr. YeiiQln; âMBier vol ovdr» tmrit de soie pour que c^ ne ioit ]pM oidÉiié.
Hier, je suis revenu d'une coone de eiuq jours dans les vadléee des Vosges; f ai visité une quinzaine de fabriques ou usines fort intéressantes. Demain je pars pour Mùhlhausen, Belfort et Beaucourt. Je vous regrette beaucoup dans tout ce que je vois; mais je réserve les courses les plus rapprochées d'ici pour les faire avec vous si vous arrivez seulement cinq ou six jours avant les élections.
J'ai répondu à M. Rolly; je recommanderai l'affaire de M. ***; nous parlerons de celle de M. Dutertre et du surplus.
Votre ami,
H. DE Serre.
1444. — L« bflurooL PortaLà M. de Serre.
Lundi maUn [ novembre 1819 (?) ].
J'avais hier au soir chez moi quelques personnes (le couleurs différentes, et Ton agita la question des bannis. On me parut en- général reconnaître que cette mesure ne produirait pas aujourd'hui Tefifet qu'on en attend, et qu'elle pourrait être contraire au succès de nos propositions législatives.
On croit qu'elle sei-a reçue avec froideur e( même avec dédain par le côté gauche, et que les journaux de ce parti publieront que nous avons [>eur et ({ue nous avons voulu dorer la pilule.
On pense que le centre droit verra la mesure de mauvais œil.
Enfin, on dit qu'elle n'est pas nécessaire pour le centre gauche, à qui il doit être facile de faire entendre que ce n'est pas quand nous voulons garantir le pays de l'invasion des jacobins et des bonapartistes et que nous sollicitons en conséquence des mesures extraordinaires, qu'il est convenable de rappeler ceux que le Roi a déjà signalés comme les chefs de cette faction.
On ne parla pas du côté droit ; mais il est pro-
JK)8 SUPPLÉIIEWr A LA CORRESPONDANCE.
b^ble qu'il sera moins hostile que le côté gaudie, et il est certain qu'il ne s&rait pas sage de Tirriter.
On termina la discu§sJic^]|^ un dileomie qui me irappa. Le voici :
De deux choses Tune : ou vous réussirez, ou tous ne réussirez pas ; dans le premier cas, vous serez forts, et il sèlratitâb q«|iir^ 1E^^ elàneiits.
Dans le second, les embarras seront immenses, et vous aurez à vous reprocher de les avoir augmentés encore par la présence de quinze chefs irrités et audacieux.
Nqus causerons de tout cela ce soir.
La vérité est que la moindre faute aujourd'hui peut devenir biai funeste.
Mille et mille amitiéa.
POBTAL.
1445. — Le vicomte Sosthènes de la Rochefoucauld
à M. de Serre*.
Paris, !25 septembre 18S1.
Il m'a été facile de reconnaître, à la conversation que j'ai eue hier soir avec M. le duc de Richelieu, toute Tobligeance de M. le garde des Sceaux, et, avant de partir, il m'est impossible de ne pas lui en témoigner de nouveau toute ma reconnaissance.
Il me semble qu'il n'y a plus absolument que la dernière main à mettre à une affaire qu'il a bien voulu lui-même décider. Je crois devoir lui répéter qu'il est important d'en presser la conclusion.
Ce serait mettre le comble à toute la grâce qu'il y a mise que de vouloir bien l'apprendre lui-même, par le moyen le plus prompt, à la princesse Aldobrandini*, qui doit être arrivée ces jours-ci à Florence.
Je prie M. le garde des Sceaux d'agréer Tex-
« Voyez t. IV, p. 232.
* Fille de la comtesse Alezandre de la Rochefoucauld, dame d'honneur de Timpëratrice Jos<$pliine, elle avait ëpous^ le prince François Borgliése-Aldobrandini, lequel était devenu sous TEaipire gênerai et prince français, et grand écujer de Napoléon.
i.10 SUPPLEMENT A LA CORRESPONDANCE, pression de ma profonde vénération pour celui qui sait, avec tant de talent et de générosito, se placer sur la brèche; il me permettra d'y joindre rassurance de ma considération la plus distinguée et de mou dévouement personnel.
Le vicomte de i.a Rochefoucacld.
Je dois avoir l'honneur de répétera II. le garde des Sceaux que c'est véritablement la vie qu'il rend à. cette femme intéressante et aussi soiilTraiilc que bonne. Le climat de l'Italie la tue ; mats l'iDlirêt de ses enfants, qui attendent tout de leur oncle', lui commande tous les genres de sacrifices.
Si les journaux l'annoncent, on en parlera huii jours. H me semblerait seulement alors qu'ils devraient motiver cette grâce accordée par le Roi à un homme si digne de ses bontés.
* Le prînco Caïuilla Borgbèso, ml J Boiaa oa 1 773, mort i Fionncfl en 183S. Il arait épousé en 1808 Paulina Bonapmrte.
1446.— Le duc de la Chfltre* à W^ de Serre.
Paris, le \^^ août 18SS.
Mi's nerfs, encore fatigués de sinapismes et de vésicatoires , ne m'avaient pas encore permis de vous écrire moi-même, lorsc[ue j'ai appris par votre seconde lettre la perte cruelle que vous aviez faite de votre dernier enfant. Dans cet affreux moment, c'est toujours celui qu'on perd que l'on croit aimer davantage, et l'on refuse même tous les moyens dé consolation qu'on pourrait avoir. Aussi ne vous parlerai-je que de la part bien sensible que je prends à votre juste douleiur et à celle de M. le comte de .Serre.
Toutefois, il faut que je vous parle de ce que j'entends dire sur son compte ; j'espère que ce sera une distraction agréable à vos peines. Ses dépêches sont les mieux faites et celles qui ont le plus de succès au Conseil. On ne doute pas cfu'il n'aille au ( ongrrs, si le roi de Naples y va; mais il serait possible qu'il y allât sans lui et comme un de nos plénipotentiaires. Le duc de Blacas revient malgré
* Voyez t. II, p. 573.
le ra
Aacleferrr. Ir ni
La cour retourne le 10 à Paris ; le Roi se portetrès-bien; il n'a pas le moindre ressentiment de jioutte.
Il va vous arriver près de vous, c'est-à-dire à Home, un ambassadeur (le duc de Laval) qui n'aura ni le faste ni la représentation de son prédécesseur. Vous ne devez pas craindre qu'il vous efface par son luxe, ni par son éloquence, ni par ses dépêches. Il doit partir à la fin d'août.
Votre pavillon de Saint-Cloud est occupé par inie princesse Esterhazy qui a servi de dame d'honneur à M""" la duchesse d'Angoulême pendant son séjour à Vienne en sortant de France ; elle me paraît être restre son amie intime.
Nous avons bien parlé de vous et bu à votresanté, il y a peu de jours, en donnant à dîner à M"*' Chonevîx et à sa nièce.
J'ai pensé bien souvent avec amertume que, si la mort (le M. de Richelieu fût arrivée cinq mois plus tôt, vous seriez encore à la place Vendôme : quelle dinVrence! Je ne puis m'accoutumer, quand j'entre dans cette maison, à ne vous y pas trouver.
Afzréez, madame la comtesse, mes tendres et respectueux hommages.
Le duc DE LA ClIATRK.
Parlez de moi, je vous prie, à M. l'ambassadeur comme de (luehiu'un qui lui est véritablement attaché.
1447. — M. da Salmids
Madame,
Od m'indique un tnoyea :
parrenir l'ouvrage que je \ IMnfite avec empressement, 1:
bien p&rcDurir queliiues-unc rîndolgeoce à laïquc-Ue vouà
U est un peu hardi d'appe nu lïrT¥ que vous ne connais:
cridtïues phis on m-'ias St-vt-i pevvrtiiie du mal qui ?y ir frafi|'«:* iie i4n>î«-j <pû n\>ii:
»fc i&r# oensÉtus. »t q-^ j;; xtOf «titaine la v."»tre. Je a- p .]T*r U r-arôi? p>.tlitiquv % v.'^ k«iiî«nj.t; qut^ ^ ixis av-z la ; «ks JtestfWMiCPts qti'on t-xp pas fcmstr cuane voc.f . E; q«e. kirajoe- twqs .:e> a '.' >
VOUS êtes bienveillance pour tout ce qui en arrive
Je regrette vivement de vous entretenir, à de si grandes distances, des sentiments que M. de Serre et vous m'avez inspirés depuis bien des années. La France vous envie, vous redemande au beau ciel dltalie; le jour où vous nous serez rendus rendra heureux tous vos amis, et j'aime à croire que M. le comte de Serre me permettra toujours, ainsi que vous, de revendiquer ce titre.
Je ne puis quitter la plume sans vous dire qu'il me semble que ma Maria devra obtenir votre suffrage ; il y a peut-être bien de la présomption dans cette espérance; niais vous verrez, quand vous m'aurez fait la grâce de me lire, qu'il y a encore plus d'admiration et de respect pour vous. Je mets à vos pieds, madame, l'honmiage de ces sentiments bien anciens et aussi bien durables.
N. DE Salvanov.
1448. — M. Eichom > âi Mb« de Serre
Madame la conîte?<r.
La lettre que vous m'avez laît rii«»:int:;.' .'.> : crire, sous la datt* du "i"!) avril. a\ant ilnlM.:-. : » • : • mise à M. le diri-rteur do- Atlaîn-s t rrah^' r--.
porte K* mi>me lumi c(uo moi. ni- m'a • t»- i . n::
quée qu !►- 't^ du mois pa^si-, Jr* iiir •i»raî- -^^ii.j r— d'y n-j>>iïdiv sur-le-cliinup ^î. jjoîii- >a:î-.*';ii.'^ noble d'sîi- de \'otre Exo-IL-nr»- th.- ci'î:!:;;-:- r ^ repo- i!*::îî lîîfm-r'iîii-. î! i:»- !::";*v;j:- :■■.[[■: ::. ■ curer ii ^ :■ w-»i-:î:ii::'/i:'- i\:<.:^ -•.:• \ de TarV: !:- ,• ■ M. ,1.- •' . I»- 1 !■ :• • : . . prouv;. ::.a :--j...î>.-. !':•:■ !"!::-].'■■■•:.■:. •'•-]' repO'i'-:." .;;-..> !.^ d.-T:\ ii.îni-'. r. - il- ]:, ] des A îT.: ::-.■- • tr^jni:' !••■>. j':»- ii'-'i'iN 1: •■•■:■•;• . cetî'* al'. ::•.■ :•.- tji-.I- --« j'a> :i ••:■.• li. :!: ;•;-.
Je n*.' m:u:«:U'/raî pa- d..- îiiir»- :.-- t.;. ::..,:. ]■:-.- (eîSU!^^ p.«;:r acTiVt-r •••■Tt»- rt s.«!i:;.::.
Kt maintenant peimcttez-moi, madame la comtesse, de vous témoigner combien j'ai é^é sensible à la confiance que vous avez bien voulu m'accorder en cette occasion. Je la regarde comme un gage précieux de souvenir pour celui qui portera toujours dans son cœur le nom vénéré du haut fonctionnaire qui rhonorait de son amitié, mais qui ne peut séparer de la satisfaction qu'il éprouve, en se rappelant les rapports agréables du temps passé, la plus profonde douleur d'une perte si prématurée. Souvent j'avais par M. Niebuhr des nouvelles de M. de Serre et de sa famille, et je me réjouissais du bonheur qui, d'après ses dires, vous environnait sous tous les rapports; et il n'était pas à prévoir cfue ces deux hommes célèbres finissent sitôt leur
carrière^
Daignez, madame la comtesse, recevoir les assurances du profond respect avec lequel j'ai l'honneur d'être De \'otre Excellence
Le très-humble et très-obéissant serviteur,
ËICUORN, Procureur gc^iic^ral prés la Cour de cassation pour les provinces rhénanes et membre du Conseil d'Etat.
* Parmi les «^crirains français qui ont parld de M. Niebuhr, nous citerons M. Viliemain {Tableau de la littérature au XVII i* êii*cley t !•'. p. 3/é2-3A5. Paris, 1853) et M. Scherer {Études critiquée nur la littérature coniempot*aii%et p. SJ!iS-2/i7. Paris, \S'j3), *