‹ Correspondance du comte de SerreChapitre 71 sur 78 · VI · texte numérisé non relu

VI

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P^uris, It juiTrâr 1895.

Monsieur le eoBBÉét

' Veuillez me tmrâoiiû^ de rm vous avoir pas eaéore remercié de l'houneui^qué tous m*avez accordé en m^adressant les deux volumes des Discours que fefU M. le eomte de Sanre, député et ministre da Roi, prononça dans les deux Chambres sous Tempire de la Charte. Les réunir et les publier aujoard'hui, c'est offirir de nobles ^temples et rappeler de beaux souvenirs aux amis des libertés publiques. Cinquante ans écoulés ne m*ont pas fait oublier les grandes émotions dont la voix généreuse et pénétrante de votre père anima souvent ma jeunesse. Ses harangues furent pour moi des leçons inspiratrices^. Comme lui, j'étais dès lors dévoué à Tauguste dynastie qui, après avoir glorieusement gouverné la France durant tant de siècles, nous

* Pierre- Antoine Berryer, né à Pftris le h janvier 1790, mort aa château d'Angerville le S9 novembre 1868.

* M De Serre et Cazalës, disait un jour M, Berryer, voilà mes ancêtres politiques. »

ANNEE 1866. hl9

ramenait la liberté. Au déclin de ma vie, la lecture du livre que vous nous donnez sera comme un l'éveil de mes espérances et de mes vœux pour notre patrie. Je souhaite de pouvoir me dire, en méditant sur ce monument des gloires parlementaires, que je suis demeuré fidèle aux sentiments et aux principes dont M. le comte de Serre fut le trèséloquent et très-loyal interprète.

Je vous redis avec plaisir mes remercîments et vous prie, monsieur le comte, de me croire votre respectueux et obéissant serviteur,

Berryer.

1480. — M'^ le comte de Ghambord à M. O. de Serre.

Venise, le 9S janvier 1866.

Je reçois, mon cher comte, Touvrage que vous venez de m'envoyer. Je serai heureux de relire ces discours justement célèbres, qui rappellent les souvenirs de ces luttes de tribune où votre noble père a défendu avec une si rare éloquence et un si admirable dévouement la grande cause de Tautorité royale et de la vraie liberté, à laquelle sa vie entière a été vouée. Je sais que vous partagez tous ses sentiments ; votre lettre en est pour moi une nouvelle preuve dont je vous suis reconnaissant.

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