‹ Correspondance du comte de SerreChapitre 73 sur 78 · JOB SUPPLÉMENT A LA CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

JOB SUPPLÉMENT A LA CORRESPONDANCE

. Serre: le curé de lapaiInfiBVODlBtUaKlBiMv ses dbxiit»«t l'usisteR aamau 'âiion; Im < «mit été déoorée par les sdiig «kdl^rèé I tionde M. de la SiOle, ^idsri :ae«|«Tv«falii, l«rfli» 4ieoelm qui «et deremi li 1ienÉBMBiât«illtee|*' i^mttit manpiis de LettTiib'' Dm adoOMs Mifci de fiauillaee eatoururat ledKaor «t nippBrtiW «B dilate de flenrs et de Twdnto. Les pwoittétlei fianoés étaient snr des bancs et prie-Dimi refUm d*ane étoffe de soie brochée, anciMmee relâgaes da trousseau maternel. Un pigeon falaiio semUaft d» «endre de la voûte et jilaner sur les fntturs épaïa. Un motet Ait chanté par le professeur de cioi/sem de la jeime fiUe : c'^t du moûis ainsi que. Oastoa de Rosières*, le mari de la marraine' de Gaston, qualifiait le chant de roi^anlste de Loogwy. &• &nt,j'entendiscemotpour la praniére fois; l'û-je depuis entendu prononcer? Après la bénédic&m, de joyeuses détonations retentirent : une menue artillerie de tout calibre fit tout le bruit possible. Il y avait une grosse foule de paysans et de petits bourgeois venus de loin pour voir un spectacle assez rare dans ces lieux déserts et reculés. Assurémeat, dans ces fêtes et cérémonies d'un vieux et laid château du pays vallon, rien ne ressemblait au luxe écrasant d'aujourd'hui, rien de cette splendeur

< CflBt «n laiiS quo M. de la S«Ue Tut adoipié pu le marquis de Lourois, arridro-petit-Als du ministre de Louîi XIV. ^ Vojei I* Jottmat deê DébaU du 15 avril ISU.

• Voyez t. IV, p. JUi.

» Voyea t. 1", p. ISO.

ANNÉE 1876. k»

d'emprunt que Targent peut fournir au premier venu. Tout s'y passait avec une grande simplicité; quelques détails peuvent même paraître un peu naïfs ; maïs quelque chose faisait souvenir de Tancienne indépendance des chefs du manoir; tout se passait dans ces foyers paternels avec dignité et respect.

Les liens de ce mariage, dont j'ai rapporté quelques circonstances, ont été trop tôt brisés ; la vie du père de famille s'est terminée avant l'âge; sa carrière politique n'a eu que quelques instants de dun'*e; mais, tout pesé, tout considéré, en jetant un coup d'œil sur un passé souvent glorieux, il est permis de dire que ce fut un beau jour pour l'un et pour l'autre que le dimanche de cette alliance nuptiale. Les joies de la famille ont dû les consoler des peines et des chagrins inévitables ; les succès l'ont emporté sur les revers; ils sont morts regrettés, honorés : consolation suprême ! Voilà pourquoi je me suis rappelé avec quelque douceur ces lointains • et heureux souvenirs et que j'ai songé à vous les adresser. Ce récit a un mérite, un seul, celui d'être \Taî.

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