‹ Correspondance du comte J. CapodistriasChapitre 6 sur 33 · LÉOPOLD · texte numérisé non relu

LÉOPOLD

AU GHlVAtlBE ITRAHD. Al

Votre Altesse en aura la conyiction 9 lorsqu'elle sera sur les lieux.

Dans mes letb*es particulières )*ai exprime avec une entière franchise à Votre Altesse Royale mon opinion respectueuse sur la confiance que la nation place ^ mon prince, dans les nobles intentions que vous avez manifestées par votre lettre du 28 fe'vrier, et que celle à Jaquelle je re'ponds confirme, s'il se peut, d'une manière encore plus rassurante.

Je suis dans Tattente des ordres de Votre Altesse, pour connaître Te'poque et le lie a de son embarquement. Les bâtiments gi ecs qui viendraient à sa rencontre sont prêts.

Je me réserve sous peu de jours de vous entretenir plus en de'tail , mon prince , des intérêts de ce pays qui doivent fixer avant tout l'attention et la sollicitude de Votre Altesse Royale.

Nfluplie» . . . ■ I8S0.

^ 5 juin

Vos lettres^ mon cher Eynard, du 23 et du âO avril

ne me sont arrivées qu'aujourd'hui. Vous voyez que no«

tra correspondance ne va pas au gre' de nos voeux« Il

faut prendre patience et passer par là.

, Vos 154,860 francs arrivent à point, car il n'y avait

48 DE NAUPui, — jum 1830.

plus dans la caisse que quelques centaines de talaris. Je m*en servirai par conséquent pour les besoins de Tadmi* nistration , sauf à destiner plus tard aux ëcoles et à Fagriculture une somme égale, que je prendrai sur le secours de 1)200,000 francs que vous avez sollicite' de la confe'rence de Londres, et que je vous recommande très-instamment de me faire parvenir le plus tôt possible.

C/est depuis le 7 mars aujourd'hui la première fois que je reçois de vos nouvelles. Veuillez pur la suite me dédommager de ce long silence*

Je joins ici une lettre pour S. A. R. que je vous prie de lui transmettre.

Je n*ui pas d'expression, mon cher Eynard, pour vous remercier de toutes les preuves d'intérêt que TOUS donnez à ce pays*

tS^ %^. %S^. c^. ^ c^Unee ^^eoAam.

Nauplle, ,, . . 1850.

^ 11 juin

Je prends la liberté de joindre ici les duplicata des deux lettres que ]*ai eu l'honneur d'adresser à Votre Altesse Royale en date du 12 (24) mai et du 24 mai (6 juin).

Par cette dernière je me suis réserve, mon prince , de TOUS entretenir avec quelque de'tail de la situation dif-

Au PlilNGB LÉOPOLD. 49

ficile et critiqué où se trouve ce pays. Je m^acquitte aujourdMiui de ce devoir, en profitant d*un bâtiment de guerre russe qui se rend à Naples. Monsieur le comte de Panin a l*obligeance de me faire espérer que mon paquet arrivera promptement et sûrement entre les mains de Votre Altesse Royale.

Les subsides accordés par LL. MM. Tempereur de Russie et le roi de France couvrent notre déficit jusqu'à la fin du mois de mars. Avec ces fonds j*ai néanmoins pu faire payer le trimestre de la solde à Tarmée, et fournir aux dépenses de tous les services, jusqu'au moment oii la générosité de M. Eynard est venue me procurer les moyens de soutenir encore pour quelques jours Tadministration. Je viens de recevoir de sa part environ 150,000 francs; mais cette somme est déjà presque épuisée. Les revenus de Tétat nous offriraient des res* sources; mais elles sont incertaines, à raison des efforts que les intrigants ne cessent de faire pour paralyser le gouvernement. Ces hommes de malheur sont encouragés, et aujourd*lmi ils se montrent avec une effronterie qui serait redoutable, si le peuple ne les connaissait déjà. (Cependant les moyens de séduction dont ils se servent peuvent à la longue avoir du succès, surtout si le gouvernement n'est pas mis en mesures de payer régulièrement l'armée et les employés.

La bande des meneurs se compose de queh|ues étrangers, qui faute de jugement et de bonne conduite ont échoué dans tout ce qu'ils ont cru pouvoir entreprendre

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