‹ Correspondance du comte J. Capodistrias, président de la Grèce ..., Volume 3Chapitre 17 sur 65 · A M. LUTTEROTH · texte numérisé non relu

A M. LUTTEROTH

Égine, -- mai 1829.

Puisque vous êtes des nôtres (et vous le serez durant votre voyage et le court se'jour que vous ferez à Paris jusqu'au moment de retourner en Grèce), permettez-moi de vous charger de la lettre ci-jointe pour M. Eynard. Vous pourrez conjointement avec lui nous rendre de grands services , en accélérant le re'sultat des démarches que je fais aujourd'hui sous les auspices du maréchal , afin de procurer à la Grèce les moyens de travailler ellemême à sa restauration. Vous savez que ces moyens ne peuvent se trouver que dans la continuation des bienfaits que le roi de France nous accorde, mais plus encore dans la garantie que nous sollicitons pour contracter un emprimt, J'e'cris sur tous ces intérêts à M. Eynard, et j'attendrai un mot de sa part ou de la vôtre, pour envoyer à Paris des députes grecs avec les pleins pouvoirs et les instructions nécessaires.

Si par vos relations vous pouvez aisément arriver à M. Dombasle, et qu'il veuille nous envoyer une couple de charrues belges, un homme qui puisse les mener, et des ouvriers qui puissent apprendre aux Hellènes à en construire , vous aurez contribué avec lui à faire la fortune de ce pays.

Mais vous y contribuerez encore davantage en nous

Page 1