‹ Correspondance du comte J. Capodistrias, président de la Grèce ..., Volume 3Chapitre 18 sur 65 · TOME m · texte numérisé non relu

TOME m

130 d'égine. — MAI 1829.*

apportant vous-même la nouvelle que le roi a daigné

accueillir avec bonté les demandes que j'adresse à son

ministère, et dont M. le maréchal veut bien être le

porteur.

Égine, 75 "*** \^'i^*

Je vous envoie par M. Galergis mes lettres, mes adieux, et un sabre que je prie Votre Excellence d'accepter comme un souvenir de votre séjour en Grèce.

Ce sabre est grec ; il date du grand Constantin ^ et il doit par conséquent avoir armé le bras d'un des généreux défenseurs de la croix. Â ces titres donc , Monsieur le maréchal , il vous appartient.

Veuillez agréer ce faible hommage de notre reconnaissance.

kS^ t3^ f^ym>. ^ c:Â^a€ ae Kjriance,

Lirine. — mai 1829.

Sire, Je ne saurais assez exprimer a Votre Majesté les sentiments de gratitude dont je suis pénétré pour les nouveaux bienfaits qu elle a daigné répandre sur un pays

qui ne cessera jamais d^appeler les bénëdictions de V Eternel sur votre auguste personne.

M^ le maréchal Maison, qui a si noblement rempli les vues magnanimes de Votre Majesté, et qui laisse en Grèce des souvenirs qui dureront aussi longtemps que T honneur et la loyauté seront respectés, vous fera connaître, Sire, et les difficultés que nous avons surmontées, et les travaux qui nous restent à accomplir sous les auspices et par les bienÊiits de Votre Majesté et de ses alliés.

Interprète de nos sentiments et de nos vœux, M. le maréchal Maison remplira cette tâche, nous en sommes convaincus, avec cette vérité et cette plénitude d'honneur, qui forme le trait distinctif de son noble caractère.

Veuillez, Sire, agréer avec la bonté qui est si naturelle à votre auguste maison , les témoignages de ma reconnaissance la plus sentie et de mon profond respect.

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'a<^an.

Egine, -— mai 1829.

Je prends la liberté de placer sous les auspices de Votre Excellence les lettres que j'adresse aux ministres du roi, ainsi qu à M. le comte Pozzo di Borgo. La lettre pour M. le comte Portalis renferme celle que j'ose mettre aux pieds de S. M. Permettez-moi, Monsieur le maréchal, de vous recommander encore une fois les intérêts de la Grèce.

132 DÉGINB. — MAI 1829.

Il VOUS appartient d'achever l'œuvre de sa régénération. Vous y avez pris une part si noble et si généreuse, qu il ne vous est plus permis de la laisser incomplète. Veuillez donc vous en occuper, en nous procurant avant tout et une heure plus tôt les secours que je sollicite.

Les Hellènes et leur gouvernement vous accompagnent, Monsieur le maréchal, de tous leurs vœux.

Egine, -- mai 1829.

Monseigneur, Les bienfaits qu'ont obtenus de votre philanthropie les citoyens qui ont daigné m'appeler à la direction de leurs affaires, m'imposent le devoir de communiquer à Votre Altesse Royale une lettre que j'adresse à la société pour l'enseignement élémentaire* en faveur de mes enfants adoptife, qui par leur avidité d'instruction promettent la plus brillante régénération à la Grèce.

En contribuant à me donner les moyens de satisfaire la soif qu'ils ont de s'instruire, vous mettrez, Monseigneur, le comble à la reconnaissance que déjà je dois à Votre Altesse Royale pour ses anciens actes de munificence envers ma patrie, puisqu'avec l'aide de ce nouveau

* Celte leUre ne s^est pas trouyëe dans les archives du président.

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