AU COMMISSARIAT GÉNÉRAL
circonstances que dans ce moment, où les ressources financières de Tëtat sont elles-mêmes épuisées. Il est néanmoins de toute justice de faire toucher à Tamiral, depuis le 1*' janvier, les appointements de 1,000 piastres par mois, non compris l'argent de table qui lui a e'të accorde en dernier lieu. Dès que la caisse publique sera en meilleur ëtat , nous lui ferons payer les arre'rages de ses appointements et de son argent de table , à compter du jour où nous avons pris la direction des a£faires de' la Grèce.
Par cette mesure nous n'entendons aucunement l'indemniser de tout ce que l'e'tat lui doit pour ses services, et pour les dépenses qu'il a faites durant les huit années de la guerre. Cet objet sera pris en considération plus tard, et lorsque l'ëtat pourra satisfaire en toute justice les ayants droit à des indemnités de cette catégorie.
L'amiral Miaoulis étant chargé d'une mission extraordinaire auprès du général en chef de l'armée jfrançaise , nous lui donnons pour les dépenses qu'il devra faire la somme de 2,000 piastres. Le commissariat prendra note de ces dispositions et les exécutera.
32 d'ÉGINE. FÉVRIER 1829.
Egine, -- février 1829.
Monseigneur, C'est au milieu des plus graves embarras et des complications les plus alarmantes, que M. le major baron de Scharnhorst m'a remis la lettre dont Votre Altesse Royale a daigne le munir pour moi.
Ce témoignage de sa haute bienveillance, et Tintérêt qu'elle ne cesse de vouer aux destine'es de la Grèce , me pénètrent de la plus vive gratitude, et font revivre en moi les espe'rances que j'avais dans le temps fondées sur la généreuse coopération de Votre Altesse Royale , pour accélérer l'accomplissement de l'œuvre de bien qui forme l'objet de la sollicitude des trois cours alliées.
Il ne faut pas cependant se le dissimuler. Monseigneur. L'attitude de la Prusse peut dans ce moment influer d'une manière décisive sur le sort de la Grèce, et aplanir les difficultés qui compliquent la situation de ce malheureux pays, et rendent son existence presque problématique. Toute mesure prise dans un si grand intérêt peut incontestablement contribuer à sauver la Grèce ; et cette tache, qui s'est agrandie depuis l'année dernière par les mémorables événements qui l'ont rendue encore plus glorieuse, est digne des hautes pensées et des nobles sentiments de Votre Altesse Royale.