AU LIEUTENANT PLÉNIPOTENTIAIRE
^S*°®* 77 octobre 1829.
Nous repondons immëdiatement à votive rapport sous, le numéro 1,218.
Vous trouvez ci- joints quatre décrets, dont le premier concerne le paiement du cinquième trimestre, ainsi que les mesures relatives aux. indemnités que Tarme'e doit aux. pays qui ont tant souffert de Tindiscipline des soldats.
Le second dissout les clii^liarchies, et re'organise Tarmée par bataillons..
Le troisième détermine le nombre des bataillons, et, en nomme les chefs. Nous avons laisse' en blanc le nombre, parce que nous de'sirons le borner à quinze bataillons, c'est-à-dire à 6,000 hommes. Nous avons e'galement laisse' en blanc le nom des chefs de bataillon, pour q^ue, dans la supposition que la re'duction à quinze bataillons puisse avoir lieu, il ne se trouve pas dans la liste cinq chefs de bataillon de plus.
Enfin le quatrième décret constitue rétal-major. Nous nous sommes re'serve' d'organiser ce corps par un règle- Qient, qui fixera le grade et le traitement des officiers qui y prendront place dès ce moment. Ce& officiers seront tous en disponibilité, et seront employe's selon l'occurrence dans des commissions spe'ciales ou dans le commandement des différents corps d'armée.
328 d'égine. — OCTOBRE 1829.
Lorsque vous nous enverrez les e'tats des bataillons de la nouvelle organisation , le gouvernement vous expe'diera les brevets des chefs de bataillon et des autres officiers.
Le principe de cette réforme dérive d'une double nécessité. De la nécessité de mettre un peu d'ordre dans Tarmée, et de la détresse dans laquelle se trouve la caisse publique. C'est vous dire qu'il faut mettre la plus grande mesure dans la nomination des officiers. Il ne faut en accorder à chaque bataillon que le nombre qui sera strictement nécessaire.
Nous vous savons gré des peines que vous vous êtes données jusqu'ici pour atteindre ce grand but, et nous aimons à espérer que vous l'atteindrez dans peu,.
Egine, 77 octobre 1829-.
J'ai bien des remerciements à vous faire pour les lettres que vous avez bien voulu m'écrire en date du 8 et du 9 septembre.
Je recevrai avec infiniment de reconnaissance les charrues modèles que vous m'annoncez. C'est à Argos qu'elles seront mises en oeuvre, et votre nom y sera béni. Ces essais, je les crois d'autant plus nécessaires, que je partage entièrement vos observations sur Tin-
A M. LLTTEROTH. 329
convénient qu'il y aurait à adopter en Grèce des charrues qui exigent une force motrice considérable.
L'ouvrier, M. Besson, serait une acquisition pre'cieuse, et je vous donne encore une fois carte blanche pour prendre avec lui tel arrangement que vous jugerez convenable, pour que cet ouvrier nous arrive.
En ouvrant vos lettres je m'e'tais flatte' au premier instant que j'y trouverais aussi la signature du maréchal. Personne mieux que vous ne peut s'expliquer l'anxie'te' avec laquelle je l'ai cherchée, et la peine que j'ai éprouvée à ne pas la trouver. Je comprends le silence du maréchal, et j'en suis profondément affligé. Veuillez lui dire que je compte toujours sur la protection et sur la bienveillance dont il honore ce malheureux pays.
M. Eynard, qui était encore en dernier lieu à Genève à cause de la mauvaise santé de Madame son épouse, m'a fait une proposition sur laquelle j'ose prononcer mon opinion éventuellement, en espérant que vous ne me refuserez pas vos bons offices. M. Eynard accepte mes pleins pouvoirs pour l'emprunt, à condition toutefois que Monsieur votre père ait l'extrême bonté de s'en charger pour le cas où il ne puisse pas prolonger son séjour à Paris. Je vais envoyer à ,M. Eynard l'autorisation officielle qu'il me demande, et je vous prie d'intervenir auprès de Monsieur votre père , afin que le cas échéant il veuille nous aider. Je n'envoie pas encore les commissaires du gouvernement, n'ayant pas de quoi les payer. Telle est notre détresse..
Lorsque M. Mata se présentera, je ferai tout ce qui pouiTa dépendre de moi pour lui être utile.
Nauplie, — octobre 1829.
Il y a longtemps que je vous dois des remerciementsi et des excuses. Vous ne devez pas m'en vouloir des retards que j'ai mis à répondre à votre lettre du mois de mars. J'ai voulu prendre des renseignements sur le& envois de livres que vous avez faits, tant de la part des bienfaiteurs Zossimas que de la vôtre, dans les années 1826 et 1827, J'ai voulu aussi attendre l'arrivée des livres que nous devons encore à vous ainsi qu'au patriotisme de MM. Mavros et Compagnie.
Ces derniers nous sont arrivés, et se trouvent déjà placés dans le commencement d'une bibliotlièque, que nous tachons d'établir à côté de l'école normale qui s'organise maintenant a Egine. Ceux de M. Rizaris nous arriveront, j'espère, sous peu de temps.
Quant aux envois des années 1826 et 1827, il n'y a pas eu moyen de découvrir ce que les livres sont devenus, et entre les mains de qui ils se trouvent. Le désordre dans lequel était toute chose dans ce malheureux pays explique assez ce fait, comme nombre d'autres non moins déplorables.