A LA SOCIÉTÉ PHILUELLÉMIQUE DE PARIS
Munich. Je crois même que M. le capitaine Giannitzis paierait au moins une partie de la pension de son fils dans cet établissement. Je vais m*occuper de cette affaire, et j'aurai Thonneur de vous en écrire le plus tôt que je le pourrai. En attendant, je prierai la société de garder les 10,000 francs dont elle se propose de disposer en faveur de ces jeunes gens. MM. Blanc, Colin et C* m*ont déjà fait savoir qu'ils ont reçu les 2,000 francs qu'elle a donnes pour Técole d'enseignement mutuel. Cette somme y sera exclusivement consacrée.
M. Paleologue n'est pas encore arrive'. J'utiliserai les études qu'il a faites et les instruments qu'il apporte. J'en ferai autant des objets nécessaires pour l'enseignement élémentaire, et je recevrai avec infiniment de gratitude les tableaux grecs imprimés en gros caractères, que vous voulez bien me promettre.
L'opinion que vous m'énoncez sur les améliorations qui s'opèrent en Grèce , au milieu de difficultés innombrables , dépose encore une fois pour le noble intérêt dont vous honorez ce pays. Dans mon particulier je suis très-touché. des expressions obligeantes pour moi, qu^. i^enferme votre lettre.
358 DE NAUPUB. WaVElVlBRE 1829.
. . 22 octobre
Naiiplie, =— 1829.
3 DOTembre
Je vous remercie, mon cher Didot, de la lettre que vous m'avez écrite , en m'accompagnant celle de la société' philantliropique en date du 8 septembre. Vous verrez la réponse que je lui adresse , et je me dispense de vous re'pe'ter les mêmes choses.
Puisque vous me demandez mon opinion sur votre projet d'une librairie et d'une imprimerie en Grèce, je vous dirai qu'il est trop tôt pour y faire un peu en grand des établissem,ents. de ce genre^. Ce qu'on appelle ici une ville, c'est un emplacement qui n'est pas encore assez déblayé des décombres. Il n'y a donc dans aucun point une réunion assez considérable de citoyens qui puissent profiter d'une librairie , et le gouvernement est trop pauvre pour donner de l'ouvrage à plusieurs imprim,eries à la fois.
Il s'est transporté à Nauplie , afin de faire avancer le dleUaiement et la reconstruction de cette ville et de celle d'Argos, Pour peu qu'on nous aide , dans le courant de l'hiver Argos pourrait vous offrir un emplacement pour y établir votre librairie et votre imprimerie ; mais, il faudrait pour cela que ces établissements fissent quelques avances pour la coustruction des bâtiments nécessaires^