AU PRINCE DE POLIGNAG
des affaires publiques, et je vivrai ici ou partout ailleurs, comme j'ai vécu très-*paisiblement quatre années à Genève.
En partant de là vous pouvez aisément concevoir cpie les décisions de la conférence de Londres me seront toujours agréables, et elles me donnent beaucoup à espérer. Si elles sont conformes aux véritables intérêts, et j'ose le dire, aux droits de la Grèce, je m- en féliciterai comme magistrat, et je travaillerai de tous mes efforts , en cette qualité ou en celle de citoyen , à les exé" cuter et à faire ainsi recueillir à ce pays les finiits de ses longs et sanglants sacrifices. Si ces décisions ne répondent pas aux vœux légitimes de la Grèce, je les respecterai, mais je me garderai bien de m'en charger. Dieu est grand, mon cher Eynard, et soyez bien convaincu que dans sa miséricorde il n'abandonnera pas ce pays au triste sort auquel ses pauyrea ennemis voudraient le condamner>
* Nauplie, —• norembrc 1829.
La communication que Votre Excellence m'a fait
l'honneur de m'adresser, en date du 7 octobre,^ m'est parvenue lorsque M. le ge'ne'ral Schneider, après s'être concerte' avec le gouvernement grec, exécutait de'jà les ordres qu'il avait reçus du ministère de la guerre.
Les troupes re'gulières grecques vont occuper les places où l'armée d'expédition laisse d'ineffaçables souvenirs.
Grâce à la munificence du roi , au noble intérêt , au zèle et à l'activité de M. le maréchal Maison , de M. le général Schneider, et de tous les officiers qui ont servi sôus leurs ordres, les places de la Messénie et de l'Achaïe sont restaurées. Ces deux provinces sorties -de leurs ruines commencent à revivre par l'agriculture, ainsi que par le commerce, et bénissent le nom auguste de Cliarles X.
La présence de la dernière brigade ix^ttait le comble aux vœux de leurs habitants, et laissait espérer à la population de la Grèce continentale que sous peu les siens seraient aussi accomplis, sous les auspices des libérateurs de la péninsule. Il en est autrement, et quels que soient leurs regrets, les Hellènes n'exprimeront jamais assez les sentiments dont les pénètrent les bienfaits qu'ils doivent à l'armée d'expédition.
M. Le général Schneider aura sans doute rendu compte au ministère de la guerre des demandes que le gouvernement grec lui a adressées , afin d'obtenir la prolongation du séjour de la compagnie d'ouvriers du génie, ainsi que de quelques officiers, qui sont indispensables à l'af-