‹ Correspondance du comte J. Capodistrias, président de la Grèce ..., Volume 3Chapitre 6 sur 65 · AU CAPITAINE BULGARIS · texte numérisé non relu

AU CAPITAINE BULGARIS

blent trop vastes, et que les rues semblent d'une largeur peu compatible avec Textension du terrain. Dans les longues journées d'été, Taction du soleil ferait trop sentir les inconvénients de rues et de places spacieuses. Tout en conservant donc les dispositions de votre plan, nous serions portés à désirer qu'il fût réduit à une moindre échelle.

Il ne m* appartient pas de juger la question de savoir si le glacis, que tous assignez à la forteresse, a la largeur voulue par les lois de la guerre. Vous indiquez vous-mê* rae que si Ton bâtissait des maisons, elles devraient être faites en pisé.

Si pour achever Tœuvre de bien que vous avez commencée, vous avez besoin d'un niveau, demandez-le directement à M. le colonel Hcideck. Il a celui que l'ouvrier d'Âncone a exécuté d'après vos indications.

Puisque vous voulez planter des arbres à vos frais, permettez-nous de nous associer à vous, et d'être de moitié dans les frais que vous ferez, en doublant ainsi le nombre d'arbres que la nouvelle ville vous devra. Nous n'y mettons cependant qu'une seule condition : c'est que la nouvelle ville porte tout uniment le nom de l'ancienne.

Nous joignons ici la copie de deux lettres , que nous avons adressées en dernier lieu au ministère de S. M. T. C. Vous verrez que si le général en chef n*a pas parlé de vous dans ses rapports, vos services en faveur de la. Grèce n'en sont pas moins connus du roi de France <

38 d'ÉGINE. FEVRISR 1829.

É^e, ^ féirier 1829.

Je vous sais gré des nouvelles preuves de patriotisme et de zèle que m'apportent les lettres dont vous avez chargé votre fils Genpéos. Les explications qu^il m'a données de vive voix sur leur contenu ne m'ont rien laissé à di^irer. En ce qui concerne la situation intérieure du Péloponèse, et le besoin qu'éprouvent différentes provinces d'être soulagées , je partage complètement votre opinion , et je reconnais avec vous que le gouvernement devrait leur fournir du bétail et du blé, pour que les terres ne demeu* rent pas en friche : mais avec la meilleure volonté, il est impossible dans ce moment de faire porter à la caisse publique la dépense qui serait requise à cet effet. Depuis le mois de septembre nous ne recevons plus de subsides étrangers; nous vivons dans ce moment des petites économies que j'ai pu îaXx^^ Vous savez que les revenus de Vétat peuvent à peine su£Gire pour quelques jours.

Si, comme je l'espère, on nous continue les subsides, ou du moins si l'on nous paie les arrérages, alors nous pourrons faiire quelque chose pour venir au secours dea provinces, et nous le ferons de grand coeur, vous n'en devez pas douter.

Je viens à vos observations sur l'administration de l'intérieur et sur les employés publics. Il se peut qiie (|uel~

▲U GinillAt GOLOCOTâONtS. 39

ques-uns remplissent leurs devoirs sans trop s en tenir k reprit de leurs instructions. Il se peut aussi qu*on cher* che querelle à d'autres, parce qu en remplissant leurs devoirs ils sont forcés de contrarier les intérêts personnels. Quoi qu il en soit, on a grand tort de se plaindre en murmurant ou en faisant de petits complots. Le gouvernement est accessible a tout le monde. Sa porte est toujours ouverte, et tout citoyen qui a des plaintes h porter peut les lui adresser avec une entière confiance. Le fait est qu on préfère d'intriguer, et Ton intrigue pour indisposer la population contre l'ordre actuel des choses. Je connais la source de toutes ces misérables menées, mais je ne la crois pas dangereuse* Quoi qu'il en soit, |e vous remercie de m'avoir signalé les objets sur lesquels je dois porter mon attention.

Je me propose sous peu de jours d'arriver h Nauplie. Peut-être ferai-je aussi une petite tournée jusqu aui places de la Messénie. A cette occasion je compte vous revoir, et nous causerons ensemble sur les intérêts dont vous m'avez entretenu par vos lettres.

Les intérêts qui concernent les capitaines des provinces et votre commandement seront pris en considération , et je suis assuré d'avance que vous serez satisfait de la manière dont je tacherai de les concilier avec les circonstances du moment, le bien du service , et les égards que le gouvernement doit aux citoyens qui se sont distingués dans la carrière des armes, et qui ont porté des sacrifices au bien de la patrie. C'est dans ce sens que je me suis expli-

40 d'ÉGINE. FÉVRIER 1829.

que avec votre fils. J*ai été charmé de faire plus particulièrement sa connaissance. Il est animé de sentiments noblés, et je vous en félicite.

Je finirai par vous dire que les hommes qui vont et viennent de Zante me sont connus, que je connais aussi la marchandise qu ils débitent, et les acheteurs. Loin de m*opposer à ce commerce, qui est de la contrebande, je me borne a prévenir le& hommes de bien que c'est de la contrebande. Ce devoir rempli, je leur démontre qu en prenant part a un trafic semblable, ils creusent leur tombeau. Le temps fera voir si ce que je leur dis est vrai ou non. Vous partagez cette même opinion, et vous la ferez partager sans doute aux citoyens qui ont des titres à votre confiance et à votre amitié.

Égine, -- féyricr 1S29.

Je réponds, mon cher Eynard, a la hâte à vos lettres du 10 et du 14 janvier. Je vous remercie des Êicilités que vous avez apportées à ce que M. le comte de Loverdo pût remplir utilement la commission dont je l'avais chargé. Les circonstances ne sont pas favorables dans ce moment, attendu qu'on ne nous paie depuis le mois de septembre aucun subside, et que nos ressources nationales suffisent à peine pour quelques jours. Je ne me décourage pas ce-

A M. P. MAYROMIGUALIS. 41

pendant, parce que j'ai la conviction que Dieu nous aidera. Je vais donner suite aux dispositions bienfaisantes que renferme votre letlre du 14 janvier; mais pour le moment je ne puis que les porter a la connaissance du public. Elles seront mises à exécution, lorsque d* après le règlement la banque |devra rendre les 50,000 francs que vous y avez déposés.

J*ai envoyé au colonel Heideck votre lettre^ et je me réserve de m* entendre avec lui sur Varrangement que vous lui proposez* Ce bon colonel est malade, et paraît vouloir chercher son rétablissement dans son pays natal. Je ferai tout ce que je pourrai pour le garder ici , et j'espère que son souverain daignera venir à mon secours. J'ai pris la liberté il y a peu de jours d'en écrire directement au roi. Je ne vous envoie ni bulletins ni nouvelles, sauf notre chétif journal. Ce qu il noua intéresse le plus d'apprendre, vous le saurez avant nous , parce que c'est du dehors que doivent nous arriver les bonnes comme les mauvaises nouvelles.

S^ K..yW. c^, K./péatiio4n4cAauà.

Égîne, ^ février 1829.

Pour satis£siire à toutes vos demandes, je voudrais pouvoir disposer de quelques millions de talaris. Or, ainsi que je vous Tai dit, ma caisse particulière est vide, et à

42 d'ÉGINE. FÉVRIER 1829.

peine celle de Tétat pourra-t-elle suffire aux besoins les plus pressants pour le mois de février, et tout au plus jusqu'au 15 du mois de mars. Ce fisiit est notoire, et il vous sera facile de vous en convaincre vous-même en coAsultant les registres de la commission des finances.

Ce que je vous ai dit, je vous le répète : je viendrai au secours de vous et de votre famille dès que j'en aurai les moyens, et que la conduite de votre fils, de vos frères et de votre neveu, légitimera aux yeux du public les avantages qu on leur accorderait. Que votre fils et que votre neveu se rendent auprès du gouvernement, comme ils y ont été invités. Quant k votre firère Constantin et à la levée d'hommes, cette levée aura lieu lorsque nous aurons de l'argent pour les payer. J'en dis de même de l'école de votre village. Prenez patience, parce que je fais de même, et peut-être au delà de ce que comportent les forces humaines*

kS^ %y^. ^ i^a^m/e (^u^foU, c;/i^cdïiùsn^ M

Égine^ -- février 1829,

Au moment oii le gouvernement grec se trouve environné à.e^ besoins les plus pressants, la communication que vous venez de lui Êiire^ Monsieur le comte, en date c|'hi^9 lui apporte de nouveaux gages de la munificence

AUX PRIMATS d'uYDRA. 43

de s. M. lempereur de Russie, et Tencourage par conséquent à attendre avec confiance Tacconiplissement des vœux qu'il a exprimés aux ambassadeurs des souverains alliés^ par le mémoire qu il leur a remis en date du 30 octobre (11 novembre). Jusque4à cependant il espère que S. M. le roi de France, dans son généreux intérêt pour la Grèce, lui continuera ses subsides, et, que Tempereur votre auguste souverain ne l'abandonnera pas. Vous avez bien voulu, Monsieur le comte, nous en donner l'assurance dans les entretiens que nous avons eus à cet égard. Veuillez néanmoins, en appuyant toujours de vos bons offices nos vœux et nos espérances, mettre aux pieds de S. M. I. l'hommage de la profonde reconnaissance dont la Cdrèce est pénétrée.

Egine^ 55 février I8t9.

Avant de répondre à la lettre que vous m'avez adressée en date du 4 février, j'ai voulu prendre des renseignements au commissariat général, sur le nombre des marins hydriotes employés au service public, et sur les vœux que vous nous exprimez en leur nom et de la part de leurs familles.

Les informations que je viens de recevoir me prouvent que sur 2,086 matelots que Vétat entretient, 274 sont 4^

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votre île. Il m*est prouve aussi que , tout en veillant à Texecution rigoureuse du règlement, les capitaines et les officiers respectife sont autorisés à accorder quelques petites avances à ceux des matelots dont les familles sont le plus dénuées de tout moyen de subsistance.

Si vous jetez, Messieurs, un coup d'oeil sur la situation actuelle des affaires générales et sur celle des finances de Tétat, vous partagerez avec moi la conviction que le gouvernement ne peut faire en faveur des habitants de votre île plus qu*il n*a fait jusqu'ici.

Il se peut que vous n'ayez pas dans ce moment de notions bien exactes sur Fétat de la caisse publique, et sur l'épuisement presque complet de ses moyens. Si M. G. G>ndouriotis, votre concitoyen, était à sa place , s'il voulait l'occuper sans retard, ainsi que nous le désirons, vous pourriez vous convaincre de cette vérité.. Nous aimons à vous répéter que l'île d'Hydra a reçu depuis l'année dernière tous les témoignages d'intérêt que le gouvernement a été en état de lui donner, et qu'elle a eu une part considérable aux avantages que le gouvernement a pu offî*ir. Nous ajoutons que, si Dieu bénit nos espérances en nous procurant les ressources financières que nous avons sollicitées , vos concitoyens y participeront, ainsi que la justice l'exige.

Nous ne saurions finir sans vous faire observer. Messieurs, que dans les formes établies par le règlement du gouvernement provisoire actuel, c'est par l'intermédiaire des démogéronties et du gouverneur provisoire,

que les communications de chaque province ou île de Te'tat doivent être adresse'es au gouvernement. L'institution des commissaires extraordinaires n*a eu pour but que de rendre plus faciles et plus utiles ces communications.

Vous ne doutez pas de la satisfaction que nous aurions éprouvée, si les circonstances nous mettaient à même de vous faire une re'ponse plus conforme à vos vœux.

Egine^ — février 1829.

Le Panhellenium nous a communiqué, par son adresse sous le numéro 14 du mois de février, sans date, l6 projet de décret et d'instruction , qu'il vient de nous opposer une seconde fois, relativement à l'instruction des plénipotentiaires qui doivent composer le congrès national.

Quels que soient les regrets que nous fait éprouver la divergence qui existe entre l'opinion du gouvernement et l'opinion émise dans ce projet, nous ne sommes pas loin de l'admettre, étant convaincus que les résultats répondront toujours à notre attente, et que s'il en arrivait autrement, ce qu'à Dieu ne plaise, aucune responsabilité ne saurait peser sur nous.

Le Panhellenium trouvera dans cette déclaration le

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haut prix que nous attachons à respecter T indépendance de ses opinions. Mais plus nous désirons lui donner ce témoignage d'estime^ et plus il doit nous répugner d'admettre Tarticle 14 du projet d'instructions. Cet article porte une seule restriction dans les élections ^ tant des électeurs que des plénipotentiaires. Cette restriction ne concerne que les citoyens qui seraient en prison pour crime. Supposer que le peuple et les électeurs puissent choisir des citoyens qui se trouveraient dans cette position^ l'énoncer par un acte public, c'est porter atteinte aux sentiments honorables dont les Hellènes qui composent la masse des électeurs sont animés. On leur ferait cependant cette injure au moment où , en n'admettant pas la présence d'un délégué du gouvernement étranger à la province, on croit leur donner la mesure de la confiance illimitée que le gouvernement place dans la sagesse, avec laquelle ils sauront garantir de tout abus le résultat de leurs opérations.

Nous ne doutons pas qu'en examinant encore une fois la teneur de cet article, le Panhellénium ne convienne avec nous qu'il faudrait le supprimer, et abandonner ainsi au bon esprit qui caractérise la nation les choix qu'elle saura faire.

Le premier secrétaire de la section de T intérieur portera cette communication à la connaissance du Panhellénium.

AU PANHELLENIUM. 47

Egine, — février 1829.

Vous trouverez ci-jointe , Messieurs , la copie du protocole de la première séance du conseil ministériel.* Les communications qui vous seront faites en conséquence, par les premiers secre'taires des sections de l'intérieur et des finances, appelleront, j'espère, toute votre attention.

* Protocole de la première séance du Conseil ministerieL

Egine> il ^^^^^^ ^®*^*

Le président a oinrert la séance en développant les motifs qui Tont porté à compléter le Panhelléainm, et à organiser à présent le conseil ministériel. Il a répété à cette occasion les mêmes explications qu'il a données aourent aux fonctionnaires publics, relativement aux principes qn*il a cru devoir suivre dans l'œuvre difficile de Forganisation provisoire de Tétat. C'est l'expérieBoe seule qui pouvait lui montrer quel est le système dont les résultats seraient les plus conformes aux vœux de la Bation et aux véritables intérêts de l'état.

Le gouvernement approche du moment où il doit rendre compte au congrès national de son administration > et des observations qu'il a pu faire sur la grande question de savoir queUe serait dans les circonstances actuelles Forganisation d'un gouvernement , fondée sur les bases posées par les congrès d^Astros, d'Ëpidaure et de Trézène. 11 est par conséquent de son devoir de se ménager 1^ moyens de compléter, an tant qu*il peut dépendre de lui , ses observations à cet égard , et il croit avoir rempli cette tAche.

En second lieu il a démontré la nécessité de préparer la coopération du Pankellénium sur les travaux qui devront être soumis au congrès national.

Enfin il a appelé Tattention du conseil sur les travaux que les besoins

48 d'ÉGINE. FÉVRIER 1829.

Vous voudrez bien nous faire connaître dans le plus court délai votre opinion sur les travaux que les diflTe'rentes commissions porteront à votre connaissance.

Ky^d^uc/tû^nd eue (^ondut ^^H'e^^d^elee/,

Ëgine, -- février 18129.

Le décret ci-joint vous indique , Messieurs, le mode d'après lequel vous êtes appele's à remplir les fonctions du gouvernement pour la partie qui vous est de'fe're'e.

Le secre'taire d'état et le secrétaire pour les affaires

urgeols de radmioistration recommandent a la sollicitude du conseil et du Panhellënium.

Gonformëment à cet expose » le secrétaire d'état a donné lecture au conseil des communications ci-jointes :

1^. Message du président au conseil ministériel regardant le projet du Panhellénium^ relatif a Télection des plénipotentiaires au congrès national.

2®. Institution d*une commission chargée de faire un rapport sur la dette nationale envers l'étranger.

3®. Institution d*une commission chargée de faire un rapport sur Fadministration de l'intérieur.

4®. Institution d'une commission chargée de hâter l'installation des tribunaux.

5®. Institution d'une commission chargée de proposer au gouyernement les roies et les moyens de couvrir le déficit des finances.

Les membres du conseil ont discuté avec le président chacune de ces questions importantes; ils ont recueilli toutes les informations qu*il a été en mesures de leur fournir , et se sont chargés respectivement de donner immédiatement suite aux travaux qui leur sont confiés.

étrangères coDtlnueront à recevoir tous les rapports , et toutes communications qui nous sont adressées. Ils les porteront à votre connaissance, et vous délibérerez à la majorité des voix sur les re'ponses qui devront être faites. Le procès-verbal des séances sera tenu par le secrétaire d*état, et signé par le probule et par le même secrétaire d'état.

Le conseil s'assemblera, selon que les affaires pourront l'exiger, ou tous les jours, ou deux ou trois fois par semaine« Il tiendra ses séances dans notre maison, et pour ne pas prendre le temps destiné aux travaux du Pankellénium et de ses sections, il choisira l'heure de cinq à six heures du soir.

Toute affaire sur la délibération de laquelle le conseil jugera pouvoir surseoir sera ajournée jusqu'à notre retour. Ne sont pas de ce nombre celles à l'égard desquelles le gouvernement a déjà arrêté une décision qu'il ne s'agit que de mettre à exécution. Le conseil l'ordonnera donc, et le secrétaire d'état expédiera les réponses nécessaires.

Toute affaire qui n'est pas dans l'ordre des affaires courantes, et qui peut exiger de promptes mesures, sera prise en considération. Le conseil en délibérera, et nous fera part immédiatement de ses propositions.

Enfin les affaires majeures, que nous avons confiées spécialement aux commissions nommées dans la séance du conseil, seront de préférence terminées le plus tôt possible , et le conseil nous transmettra les travaux des

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commissions, accompagnes de Topinion du Panhellénium.

Le paiement de la liste civile pour le mois de janvier ayant ëtë fait, les fonds pour le paiement de la solde et de la ration de Tarmée ayant été mis à la disposition du commissariat général, il ne reste pour le moment, jusqu'au 15 du mois de mars, aucune autre dépense ordinaire et considérable à faire.

Nous mettons néanmoins à la disposition du conseil ministériel la somme de 50,000 piastres, pour les dépenses imprévues que le service public pourrait exiger.

La commission des finances est autorisée à payer les mandats que le conseil donnerait, le cas échéant.

Le conseil prendra aussi en considération les sentences que la commission des prises lui transmettra. Si Topinion du conseil est unanime avec celle de ce tribunal, soit qu'il confisque, soit qu'il délivre le bâtiment capturé, le conseil est autorisé à confirmer en notre nom les dites sentences, et à les faire exécuter.

Durant le court séjour que nous allons faire à Nauplie, et pendant notre tournée dans le Péloponèse, nous aurons lieu de transmettre au conseil des directions ultérieures, pour faire avancer aussi rapidement que possible les travaux qui concernent l'installation des tribunaux.

Nous comptons sur le zèle et sur le patriotisme qui caractérisent les membres du conseil ministériel.

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