IV
emboursement par la ville; accorder une amnistie, sauf quelques exceptions nécessaires, donner aux négociants des facilités pour vendre ce qui ne sera pas requis, tels sont les moyens qu'il propose pour obtenir le résultat que demande Votre Majesté. Je dois observer à Votre Majesté que les personnes qui seront exceptées dans Tamnistie sont de {j^rands propriétaires de la ville ou du département.
On va faire une liste des plus mauvais sujets pris parmi la basse classe. Le nombre de ceux arrêtés à Lubeck est de 500, mais il y aura quelques rectifications à faire; on portera le nombre de ceux de Hambourg à 1,500.
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Hambourg, 13 juillet 1813.
Monseigneur, j'ai Thonneur d'informer Votre Altesse Sérénissime que la flottille anglaise dont j'ai eu Thonneur de lui parler dans mon dernier i-apport n'a pas fait de nouvelles tentatives sur le fort et le phare Napoléon. Tout s'est réduit à un homme blessé et à un dégât que deux journées de travail répareront.
J'ai fait partir le bataillon du 33* léger que j'ai complété à 600 hommes avec le 3* bataillon de marche, et je l'ai envoyé à Stade. J'ai fait partir quelques pièces de plus pour les batteries et une demi-compagnie de plus pour les sentir.
Ainsi le commandant de la côte se trouve en mesure, puisqu'il a deux forts bataillons, deux pièces mobiles et un escadron du 28" qui a relevé l'escadron du 9' lanciers qui a rejoint son régiment à Lunebourg, d'où ce régiment, fort de 230 hommes, doit se rendre au corps du général Vandamme.
La flottille anglaise est venue capturer quelques bâtiments entre Gluckstadt et l'Ost. J'ai donné des ordres à l'amiral Lhermite pour qu'après-demain il mette en mer six canonnières que j'ai fait radouber et armer pour croiser dans l'Elbe. La flottille danoise ne fait pas de mouvement, et l'ennemi a
Fair de respecter leurs convois marchands. On n*a remarqué dans cette flottille aucune troupe de débarquement ; c'est la station accoutumée, augmentée de quelques péniches.
La station anglaise est d'une frégate, quatre bricks et onze petits bâtiments. Leur station est entre Dose et la Kugelbak. Ils croisent avec des bateaux canonniers entre Otterndorf et Neuhaus, et ont capturé quelques bâtiments; ils laissent passer les pécheurs danois. Rien de sérieux ne s'est engagé encore entre la flottille danoise qui est à Gluckstadt et la flottille ennemie.
Haniboiir{T, 16 juillet 1813.
Sire, les différences que j'avais cru trouver dans les différents décrets de Votre Majesté sont rectifiées pour moi par votre lettre du 12 de ce mois, et celle du comte Bourcier du 10 du même mois.
Je me réglerai sur le décret du 17 juin, et je me trouve d'accord avec M. le général Bourcier.
Ainsi il trouvera à sa disposition :
Cuirassiers 1,000 chevaux.
Dragons 1,000 —
Chasseurs et cavalerie légère 3,000 —
Train 2,000 —
7,000 chevaux.
C'est par erreur que j'avais pensé que la 32* division devait fournir, d'après le décret du 3 juillet 2,900 cuirassiers. Au reste, aucune de mes dispositions ne contrarie vos intentions. Le régiment de marche sera monté incessamment comme j'ai eu rhonneur de le mander à Votre Majesté.
Je ne m'occuperai que des moyens de fournir 1,000 chevaux de cuirassiers, dont 500 pour le régiment de marche et 500 pour les 3 régiments de Hambourg. M. le général Bourcier a pris les mesures nécessaires, d'après ce qu'il m'écrit, pour
228 CORUESPOISDAiNCE
fournir à Hambourg les 1,900 autres chevaux de cuirassiers M. le comte de Ghaban en écrira à M. le général Bourcier afin d'éviter tout malentendu.
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Hambouq;, 16 jailleC 1813.
Monseigneur, j'ai Thonneur de rendre compte à Votre Altesse que la flottille anglaise qui est toujours dans le même mouillage à l'entrée de l'Ost à la Rugelbak continue à inquiéter les troupes que j'ai sur la côte entre Stade et Cuxhawen ; mais rien de sérieux ne s'engage, puisqu'ils n'ont pas de troupes de débarquement.
Il y a eu une légère a£Faire entre les cinq bâtiments anglais qui sont dans l'embouchure de l'Ost et la flottille danoise qui est en station à Gluckstadt.
Des rapports du général Thiebault à Lubeck et ceux du commandant des avant-postes du côté de Bergedorf et des maisons retranchées le long de l'Elbe, m'informent qu'il ne s'est rien passé de nouveau dans la journée du 14 au 15.
Je commence mon mouvement pour réunir la 40* division à Dahlembourg. Deux bataillons du 30* y viennent de Werben, et deux bataillons du 61* y vont] de Bergedorf. J'y dirige également les 3*' bataillons de ces régiments qui me sont annoncés d'Osnabruck.
J'ai fait partir avec ces 1*" bataillons une batterie de 8 pièces. Quant aux 2 bataillons du 33* léger, qui doivent faire partie de cette division, je n'ai pu en former qu'un seul, même après l'incorporation du bataillon de marche, et il est sur la rive gauche de l'Elbe à Stade.
Hamboarç, 18 jaillet 1813.
Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté deux états du personnel et du matériel d'artillerie nécessaires au 13* corps et à la 50" division; on a porté comme existant 6 pièces de 12 et 13 caissons qui ont dû partir de Naarden, le 12 de ce mois, pour se rendre à Hambourg. M. Pailhou , officier d'ordonnance de Votre Majesté, n'a point trouvé ce qu'il espérait dans la direction de Groninguenià Delft, pour compléter cette bat- ' terie de réserve qu'il devait y organiser d'après vos instruci tions. Comme il n'y a rien d'annoncé pour le 13* corps et la 50* division, je prie Votre Majesté de vouloir bien faire compléter tout le matériel qui leur est nécessaire. Le ministre de la guerre avait annoncé les 25* et 26* compagnies du 3* régiment d'artillerie à pied, 4* du 1'^ et 4* du 2' à cheval, 2* du 7* bataillon du train de l'artillerie. Ces compagnies ont été envoyées de Wesel à la 6* division du 2* corps et à Magdebourg. La compagnie n* 4, du 5* à cheval, doit arriver à Hambourg le 23 juillet, si elle ne reçoit contre-ordre en route; dans ce cas, il ne manquera qu'une compagnie à cheval pour la 50* division.
Il faut 9 compagnies d'artillerie à pied, tant pour le 13* corps que pour la 50* division. Il en existe 5, dont une détachée à Haarbourg où elle est indispensable. C^est donc 5 compagnies qui manquent, en laissant celle de Haarbourg pour le service de cette place. Il manque également une compagnie de pontonniers.
Le ministre de la guerre annonce 4 compagnies du train d'artillerie pour recevoir les chevaux qui doivent être levés dans la 32* division. La 1'* de ces compagnies ne doit arriver à Bremen que le 10 septembre prochain, époque très-éloignée, puisqu'on va commencer les réceptions et qu'il n'y a point de soldats pour panser les chevaux. Il serait donc à désirer qu'on en fasse venir promptement.
Il faut 1,116 chevaux pour le 13* corps et la 50* division:
Les harnais manquent. Le général Jou£Froy a pris des infor* mations pour savoir si Ton peut en faire confectionner à Ham« bourg. Il résulte qu'on peut avoir 250 attelages dans six semaines, à 358 francs Tattelage en cuir noir, d'assez mauvaise qualité. Ce prix lui parait trop élevé; il pense qu'il vaudrait mieux en tirer de Paris, ou en faire confectionner à Munster et à Wesel, où on les trouvera de meilleure qualité et moins chers. Je prie Votre Majesté de me Caire connaître ses intentions à ce sujet, ainsi que sur le personnel et matériel manquant. J'écris aussi directement sur cet objet au ministre de la guerre et au général Sorbier.
Hambourg, 19 juillet ISIS'.
Sire, je viens de recevoir les difiFérentes lettres de Votre Majesté, du 16. J'ai réuni chez moi M. le comte de Chaban,
' L'Empereur au maréchal Davout. — ■ Dresde, 16 juillet 1813. Mon couâin, j'ai lu avec attention votre lettre et le rapport du comte de Chaban. Le comte de Chaban dit qu'il n'y a pas a Hambourg pour 10 millions de marchandises coloniales; mais ce n'est pas de marchandises coloniales qu'il est question. Certainement il y a à Hamboui^ pour plus de 100 millions de draps, toiles, vins, eaux-de-vic, épiceries, merceries, bois et autres marchandises de tout genre. Je suis payé de 10 millions; on me propose d'en faire paver 10 autres en 1814, cela est trop tard ; mais je consens aux conditions suivantes : 10 millions seront payés en argent comptant (je suppose que les 6 millions que vous devez le sont déjà), et 20 millions seront payés en traites sur la banque de Hambourg signées et remises sur-le-champ au trésor et payables à raison de 2 millions par mpis depuis le 1"^ octobre 1813 au i*^ août 1814. 15 millions en marchandises telles que draps, toiles, vins, etc., pour les besoins de l'armée et en maisons prises pour les établissements militaires ou démolies pour les fortifications ; enfin 3 millions en bons de la ville, payables en 1815, pour solder les réquisitions faites dans la 32* division militaire. Total, 48 millions. Vous sentez que je ne puis pas rendre un décret pour cela. Mais le comte de Chaban sera autorisé a prendre avec les négociants tous les arrangements nécessaires. Les 10 millions en argent étant payés, il n'y aurait rien à payer d'ici au l''' octobre. Il faudrait que les 20 millions de traites fussent versés au trésor pour servir de ressources au besoin. Je consentirai, comme je l'ai dit plus haut, que la valeur des maisons soit imputée sur les 15 raillions à fournir en marchandises. Sur ce, etc. »
Cette lettre, non reproduite, comme quelques autres lettres précédentes.
M. le baron de Beist, le préfet, le procureur général et le directeur général de la haute police pour la rédaction de Tarrété que Votre Majesté m'a autorisé de prendre pour publier Famnistie et en même temps pour faire connaître ceux qui en sont exceptés.
J'ai communiqué à M. le comte de Ghaban les deux lettres de Votre Majesté sur le payement de la contribution.. J'espère pouvoir remplir les intentions de Votre Majesté. Demain il réunit chez lui les principaux négociants.
Hamboarg, 20 juillet 1813.
Sire, je reçois la lettre de Votre Majesté^du 17, qui annonce Tarrivée de son officier d'ordonnance à Groningue*.
dans la Correspondance de Napoléon, complète et commente les dures répreslioDi qae l'Empereur entendait appliquer à Hamboiu^ et que s^efForçaient d'atténuer de leur mieux le maréchal et Thomme de mérite chargé spécialement de la partie financière, le comte de Chaban.
' L'Empereur au maréchal Davout. — m Dresde, 17 juillet 1813. Mon
coorin, mon officier d'ordonnance qui était allé à Groninj^ue arrive; il m'as-
rare que tout ce que j'ai prescrit d'expédier sur Hambourg est parti, même
les batteries de réserve, et que le premier convoi doit être arrivé aujourd'hui
ir. Le duc de Valmy me mande également que les 200,000 kilogrammes de
pondre qui devaient être expédiés de Wesel doivent être arrivés à Hambourg.
Ainsi voilà Hambourg, pour l'artillerie, dans la situation la plus respectable.
Je suppose que les travaux se continuent pendant tout le mois de juillet avec
la plus grande activité, et qu'au 15 août, époque où l'on pourrait recommencer
les hostilités, Hambourg sera dans une situation de défense également respec-'
taUe.
• Je désire toujours qu'avec tout le 13* corps, c'est-à-dire la 3* division et la 40*, ayant en réserve tout ce qu'il y aura de disponible de la 50*, toute votre artillerie de campagne, et enfin les Danois, vous puissiez occuper un camp sur la rive droite, en avant de Hambourg, de sorte qu'ayant une vingtaine de mille hommes dans la main, vous soyez inattaquable par des foices supérieures, et que vous puissiez pourtant les menacer et les contenir jusqu'à ce qu'un corps de 80,000 hommes, que je ferai marcher sur Berlin, ait tourné toat cela et vous ait mis à même de marcher en avant. En même temps, votre présence en avant de Hambourg, ayant ainsi une position offensive, aura Tarantage d'obliger l'ennemi à avoir des forces de votre côté, et de l' empêcher de se concentrer contre l'armée que j'enverrai sur Berlin. « (Correspond dance de Napoléon, t. XXV, p. 490-491.)
J*ai rhonneur de vous envoyer^ Sire, le rapport du génëfal Jouffroy sur rarmement de Hambourg. Votre Majesté verra avec satisfaction que ses ordres pour Fenvoi sur Hambourg de Tartillerie et des munitions ont été exécutés avec la célérité qu^elle avait prescrite. Je suis informé que les pièces et les munitions qui manquent sont en route. Les travaux se poursuivent avec la plus grande activité. Je les ai visités tous aujourd'hui ; le pont de communication qui se fait dans File de Wilhelmsbourg s'avance avec une rapidité qui m'étonne. Il y a 2,400 toises de pont qui sont déjà pilotées. Les pilotis sont élevés au-dessus des basses eaux de 12 pieds, et audessus des plus grandes eaux de 1 ou 2 pieds.
Ce pont sera praticable dans la première dizaine d'août. Il reste à faire, du côté de Haarbourg, 600 toises de pilotis; on y travaille. M. Jousselin, ingénieur des ponts et chaussées, m'assure que ces ouvrages seront terminés vers la fin du mois d'août. Les quatre bacs pouvant porter chacun 60 chevaux sont faits; on les calfate maintenant, et dans trois jours ils pourront servir.
Il y a maintenant 100 pièces de canon en batterie sur des affûts neufs ou mis à neuf dans l'arsenal de Hambourg, et en cas de besoin on pourrait tout mettre en batterie sur des affûts en état de sei*vir encore quelque temps. La plus grande activité règne dans l'arsenal; on est dans l'abondance des matériaux. On a trouvé ici une très-grande quantité de plomb. J'aurai l'honneur de vous adresser demain. Sire, l'état détaillé du 13* corps et de la 50* division.
Hambourg, SI juillet 1813.
Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté un état de situation des troupes formant le 13* corps d'armée et la 50* division, faisant connaître leur emplacement et l'époque de l'arrivée de celles annoncées.
Les dispositions de la lettre de Votre Majesté, du 17 juillet.
qui me £ait connaître que dans le cas où les hostilités recommenceraient, je prendrai position en avant de Hambourg^, avec les 3* et 40* divisions, difiFérent de celles contenues dans votre lettre du 7 juillet qui placent la 40' division entre Magdebourg^ et Hambourg sur la rive gauche.
Dans le cas où les hostilités recommenceraient dans le courant d'août, j'exécuterai les dispositions contenues dans la lettre de Votre Majesté du 17 de ce mois.
Hambourg, 22 jaillct 1813.
Sire, je reçois la lettre que Votre Majesté m'a fait l'honneur de m'écrire le 19, où elle me fait connaître le traité offensif et défensif qu'elle vient de conclure avec le Danemark, et les conditions de ce traité '•
* L*Enipcrcur au roaréclial Davout. — « Dresde, 19 juillet 1813. Mon cousin, je ▼iens de conclure un traité offensif et défensif avec le Danemark. Je vais vous en faire connaître les principales dispositions pour votre gouverne ; mais vous devez les tenir secrètes jusqu'à nouvel ordre. Le Danemark ienfp^e à déclarer la guerre à la Russie , à la Prusse et à la Suède, au moment de la reprise des hostilités, tout comme la France s*engage à la même époque à déclarer la guerre à la Suède. Le Danemark doit mettre h vos ordres une division de 10,000 hommes d'infanterie, 2,500 chevaux, quarante pièces de canon, ce qui fera au total plus de 12,000 hommes. Ces troupes, aussitôt qu'elles auront le pied sur mon territoire, doivent, quant à la solde, être payées par moi, comme les troupes françaises. Le Danemark aura vingt canonnières pour la défense dé l'Elbe, lesquelles seront réunies à vingt canonnières françaises. Le Danemark doit me fournir 10,000 chevaux, moyennant le payement que j'en ferai argent comptant. Le contingent danois pourra être employé jusqu'à la Vistule. Le Danemark doit approvisionner et armer Glûckstadt, de manière que cette place puisse soutenir six mois de blocus et un siège proportionné à sa force.
« De mon côté, je dois joindre aux troupes danoises un corps d'armée de 20,000 hommes. Si les circonstances appelaient mes troupes dans le Holstein, elles seraient nourries dans le pays, mais je payerais leur solde. Je fournirai vingt chaloupes ou canonnières pour la défense de TElbe ; je ferai armer et approvisionner Hambourg, de manière que cette place puisse soutenir six mois de blocus et un siège proportionné ik sa force. Je dois payer les 10,000 chevaux en argent comptant.
• Les ratifications s'échangeront demain, a Dresde. A cette occasion, il sera signé une petite convention relativement li la fourniture des chevaux.
Il est nécessaire qu'on envoie ici le plus possible d'homme.^ à pied pour recevoir les 10,000 chevaux que le Danemarli doit livrer, ainsi que pour ceux qui se lèvent dans la 32' division.
Nous n'avons ici que les 1,250 hommes du régiment de marche qui ont été envoyés par le général Bourcier et qui seront montés incessamment.
Les 3 régiments de cuirassiers ne doivent pas arriver de sitôt. Je joins ici l'extrait de la lettre du ministre de la guerre contenant leur itinéraire. Il serait nécessaire qu'ils vinssent par des moyens accélérés, et que les autorités leur fournissent, même en France, des transports, de manière qu'ils fissent trois ou quatre étapes par jour, et que cette mesure fût étendue aux compagnies de soldats du train à pied. J'ai donné des
pour en rc{;lcr l'âge, la taille et le prix. J*ai fait demander que 5,000 me fussent livrés avant le 15 août, et 5,000 avant le l**" septembre. Il sera important d'avoir le plus tôt possible ces cbevaux. Il ne faut pas pour cela rapporter la réquisition, ni aucun marcbc, vu que j*ai dans mes dépôts de cavalerie encore 10 à 12,000 hommes à monterr Demain partiront probablement les ratifications. Vous en serez instruit et verrez alors le général danoii. Il sera même bon que vous passiez la revue du corps d*armée ; et dès ce moment vous le ferez payer, en payant les présents sous les armes sur le pied français.
M Votre corps d*armée se composera donc : 1° de la 3" division, qui, avant le 10 août, sera composée de quatorze bataillons ; 2° de la 40" division, quatorze bataillons; total, vingt-buit bataillons actifs; 3<^ de la 50" division, qu pourra toujours vous offrir douze bataillons en réserve; total, quarante ba taillons.
K Je suppose qu'avant cette époque vous pourrez toujours avoir 3,000bomme de cavalerie, ce qui vous fera un corps de 25,000 Français et de 12,000 Da nois, ou de 35 a 40,000 hommes. Toutes ces troupes, prenant une bonn position en avant de Hambourg, imposeront au prince royal et pourror prendre l'offensive, comme je vous l'ai mandé, aussitôt que ma gauche ser entrée à Berlin.
M Votre artillerie sera composée de deux batteries a cheval, douze pièces cinq batteries à pied, quarante; deux batteries de réserve, seize; tota soixante-huit pièces.
« heR Danois ont quarante pièces : sur ces quarante pièces, il y en a vin| de 6, dont seize pièces et quatre obusiers, et vingt pièces de 3. Lorsque vot en serez la, voui leur proposerez de garder leurs pièces de 3, et d'employc les attelages, charretiers et canonniers, à atteler et servir huit pièces de 6 < quatre obusiers, savoir douze pièces. Ces douze pièces ont besoin chacune ê deux caissons, ce qui fera, a\ec les rechanges et forges, 40 voitures. Lé vingt pièces de 3 exigeraient 40 voitures. Le nombre sera donc égal. Seul< ment il faudrait quelques chevaux de plus, dans le cas où l'usage des Dano
DU MARECHAL DAVOOT. — 1813. 235
ordres pour que ces troupes à leur arrivée dans la 32' division marchent avec des moyens accélérés.
Aussitôt que j'aurai connaissance des ratifications, je verrai le général danois et je prendrai des mesures pour passer le plus tôt possible la revue de ce corps. Je prie Votre Majesté de me permettre de lui faire une observation relativement à la solde du corps danois.
Au commencement de sa lettre, Votre Majesté dit : « Aus^' *siôtgue ces troupes seront sur mon territoire, elles seront
* payées par moi comme des troupes françaises, »
A la quatrième page, Votre Majesté s'explique ainsi : ^Demain partiront probablement les ratifications, vous en serez
* instruit et vous verrez alors le général danois. Il sera même
serait d*atteler les pièces de 3 avec deux chevaux. Ce sera donc huit pièces <Ie0 et quatre obusiers que vous aurez à fournir aux Danois. Quant aux cais- <oiu, on les convertira en caissons de 6. Les Danois se trouveront avoir trente-deux bouches à feu, qu'on or{;anisera comme les nôtres. Ces trented«ii pièces jointes aux soixante-huit de votre coqjs feront un parc de cent pièces de canon.
■ Du 10 au 15 août, tout ce qui est nécessaire pour compléter le 28' de <^Wseurs sera arrivé ; cela vous fera 1 ,000 chevaux ; vous pouvez compléter l« Lithuaniens à 5 ou 600 chevaux; ce qui, joint a 2,VO0 chevaux de la bripde de cuirassiers de Hambour{r, mettra sous vos ordres plu^ de 4,000 che- ^ax, qui feront avec les 2,000 chevaux danois 6,000 chevaux. Vous avez «fjà trois généraux de bri{;ade : restera un (jénéral de division de cavalerie à voas envoyer pour commander toute cette cavalerie.
* Je suppose que tout ce qui est nécessaire pour compléter Tapprovision-
oement de Hambouq; sera arrivé, et que Hambourg, Haarbourg et les îles seront
hien armés dans les premiers jours d'août. S'il en est besoin, il faudra tout
négliger pour concentrer toutes vos forces sur la rive di*oite, en vous appuyant
lur Hambouiç. Quand môme l'ennemi passerait l'Elbe entre Hambourg et
MagdcbooFg, cela ne devrait avoir aucune influence sur vous, dont l'armée
aorait toujours derrière elle Hambourg et le Holstein, et, par cette position
«or la rive droite, conserverait l'offensive, quand même l'ennemi aurait passé
sur la rive gauche.
« Si, au moment de la reprise des hostilités, vous pouvez même réunir une plo) grande partie de cavalerie, on vous la laissera ; elle marcherait avec vous pour rejoindre l'armée par Berlin. Vous pourriez emmener avec vous le» 1,200 chevaux que vous a envoyés le général Bourcier. Je ne puis que vous répéter que ceci ne doit en rien déranger les mesures que vous avez prises» Il fout seulement que vous demandiez des selles au général Bourcier. Je pense que ce général peut avoir a sa disposition 3,000 selles, et que vous pouvez en faire faire à Hambourg... ■ {Correspondance de Napoléon, t. XXV, p. 497-498.)
« bon que vous passiez la revue du corps d'armée, et dès ce « moment vous le ferez payer pour les présents sous les armes, « sur le pied français. »
J'en tire la conséquence que Tintention de Votre Majesté est que ces troupes soient payées, qu'elles soient sur le territoire français ou sur le territoire danois, à dater de la ratification et de la revue. En interprétant de cette manière, il peut en coûter quelques 100,000 francs à votre trésor; mais je crois, Sire, que plus tôt on les payera, mieux on agira dans vos véritables intérêts. Gela déjouera toutes les intrigues dont ils ^ont environnés, le succès n'en étant basé que sur l'état de misère où sont maintenant les officiers et les soldats.
Je suppose que le traité déterminera la quantité de généraux et d'officiers d'état-major. Si ce cas n'avait pas été prévu dans la convention, je prie Votre Majesté de me faire connaître la quantité de généraux et d'officiers d'état-major qu'elle entend payer. On pourrait considérer ce corps comme une division d'infanterie et la cavalerie comme une brigade de cavalerie française. Je viens d'être informé que le prince de Hesse, frère de la reine de Danemark, et qui était destiné à ce commandement, arrive aujourd'hui à Wandsbeck.
J'ai fait connaître à Votre Majesté par ma dépèche du 18 le personnel et le matériel de l'artillerie, ce qui est nécessaire pour les 68 bouches à feu, l'existant et le manquant. En personnel il nous manque 4 compagnies d'artillerie à pied et une compagnie d^artillerie à cheval.
J'ai écrit au ministre de la guerre et au général Sorbier. J^ignore encore d'où nous viendront le matériel et le personnel.
Quant aux pièces de 6 et aux 4t obusiers que je devrai fournir aux Danois, en remplacement de leurs pièces de 3, je les prendrai sur l'armement de la place, quitte à les remplacer par des caronades, à moins qu'on envoie de France ces pièces de 6 et les 4 obusiers.
Des trois généraux de cavalerie dont Votre Majesté me parle, il n'y a encore que le général Lallemand d'arrivé.
J'ai fait connaître au major général qu'il n'y avait pour toute la 32* division et le 13* corps qu'un seul inspecteur aux
revues, M. Caire, qui n'a avec lui aucun sous-inspecteur ni personne en remplissant les fonctions. Votre service en souffrira. Le corps danois, dont il faudra passer la revue, ajoute à la nécessité d'envoyer ici un inspecteur et quelques sousinspecteurs.
PRINCE DE KEUFCHATEL, ETC
Hambourg, 23 juillet 1813.
Monseigneur, j'ai Tlionneur d'informer Votre Altesse Séréuissime que le commandant de la place d'Altona m'a rendu compte qu'un convoi de 138 voiles avait passé le Grand-Belt le 20 de ce mois, venant de la mer du Nord et allant dans la Baltique.
Ce convoi était composé de 3 vaisseaux de ligne, 2 fré{jates, 5 bricks, 43 navires à 3 mâts et 85 à 2 mâts. On n'a pu distinguer si ces bâtiments avaient des troupes de transport à bord.
Le rapport du directeur des douanes à Hambourg annonce que l'ennemi est toujours mouillé prés de Cuxhawen; que ses barques remontent et descendent l'Elbe, escortant les bâtiments marchands, et que la fraude se fait impunément sur le Danemark. Le rapport du commandant de la côte annonce que les mêmes forces ennemies que ces jours derniers sont toujours au mouillage sous la Kugelbak.
Ce même rapport fait connaître que les deux bateliers de Cuxhawen revenus de l'ile d'Héligolandle 10 de ce mois, et qui ont été interrogés séparément, ont déclaré qu'il n'y avait que trois cents invalides à Héligoland, qu'ils n'avaient vu qu'un seul cutter dans le port, et qu'aucune troupe n'était attendue dans l'fle.
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Hambourg, 23 juillet 1813.
Monseigneur, j'ai Thonneur d'adresser à Votre Altesse Sérénissime un rapport que je reçois du g^énéral Thiebault, ainsi qu'une note de la police.
Il est maintenant onze heures du soir, et Testafette de Dresde qui ordinairement arrive depuis dix heures du matin jusqu'à midi n'est point encore arrivée; de sorte qu'aujourd'hui 23 je suis sans nouvelle positive de la dénonciation ou de la prolongation de l'armistice, n'ayant rien reçu à cet égard depuis la lettre que Votre Altesse m'a fait l'honneur de m'écrire le 16 juillet. Tout porte cependant à croire qu'il est prolongé'.
Ilambourf;, 2i juillet 1813.
Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté le travail que m'a fourni le comte de Ghaban. 11 a fait tous ses efforts pour remplir les intentions de Votre Majesté, mais il déclare qu'il est convaincu de l'impossibilité.
Il a cherché tous les moyens, il a pris tous les renseignements, il croit que le dernier an-angement qu'il vous propose vous produira tout ce qu'il est possible de tirer de cette ville
* L'Empereur voulait-il sérieusement la paix, la seule paix possible? c'est fort douteux. Il voulait tout au moins {ja^încr du temps, arriver à une prolon- {;aiion de rarmisticc expirant le 20 juillet, sans s'expliquer sur les conditions de la paix. Il s'était peu hâté d'abord de souscrire à la médiation de l'Autriche déjà acceptée avec calcul par les autres l)elli{réranl8, puis d'envoyer des plénipotentiaires au congres «le Prague cpii devait se réunir le 4 juillet. Il avait fini par se rendre ou il avait paru se rendre ;\ la suite de la célt'bre et orageuse entrevue qu'il avait eue avec M. de Metternicli à Dresde les 29 et 30 juin, et il avait été convenu, pour faciliter les négociations de Prapue que l'armistice de Pleiswitz serait prolonge du 20 juillet au 10 août, avec six jours de délai pour la dénonciation avant la reprise des hostilités. Malheureusement cette prolongation de la trêve allait être inutile <;t n'avoir d'autre conséquence que de jeter déHnitivement l'Autriche dans le camp de la coalition , — ce qui allait augmenter de 300,000 hommes les armées auxquelles Kapoléon avait à tenir tète.
sans la ruiner et sans en faire sortir les négociants, seule classe de la population qui ofiFre des ressources. Je publierai demain l'amnistie; il me parait que la rentrée de M. *** et autres produit un bon effet.
Trés-incessamment les 10 millions seront remplis : M. de Chaban a prescrit des mesures pour les faire rentrer.
Les réquisitions en grains, bœufs, avoine sont toutes parties; les 7,000 chevaux seront fournis aux époques prescrites. Ainsi Votre Majesté aurait :
!• De Hambourg 41,000,000
2* Des réquisitions de la 32" division . 10,000,000 3* De la substitution aux droits de Hambourg sur le Hanovre et la Hollande. G,()13,130
Total 57,013,130
J'obser\'e que la contribution extraordinaire de G millions 5ur la ville de Lubeck, tant en argent qu'en marchandises et surtout objet de la marine, n'est point comprise, ainsi que les niillions de centimes additionnels mis sur la ville de Lubeck, ^ui rentrent actuellement.
Je joins aussi la lettre de M. le comte de Chaban.
Hambourg, 29 juillet 1813.
Sire, d'après les ordres de Votre Majesté, j'ai fait dresser le budget des dépenses des troupes et des travaux dans la •^S* division militaire.
Il s'élève à 12 millions.
Les centimes ne s'élèvent qu'à (> millions. 1" Pour les chevaux que fournit le Danemark, à *. 4,000,000
2" D'autres objets tels que le harnachement de l'artillerie et d'autres dépenses imprévues 2,000,000
Le montant du budget 12,000,000
Total 18,000,000
Je ne comprends pas Taugmentatlon des troupes.
Pour payer ces 12 millions, le comte de Ghaban ne peut: rigoureusement disposer que de six des centimes de guerre.
La contribution extraordinaire, les impôts ordinaires, tout enfin, doit, d'après les ordres du ministre du Trésor, être versé pour Farmée, de sorte que M. le comte de Ghaban ne pourrait pas solder les dépenses que Votre Majesté m'ordonne de faire; on serait obligé d'arrêter et de prendre les fonds sur lesquels votre ministre compte.
Veuillez, Sire, donner des ordres positifs, pour que M. le comte de Ghaban puisse retenir les fonds nécessaires pour compléter le budget de la 32* division, pour solder les chevaux venant du Danemark, et enfin pour les dépenses prescrites par Votre Majesté.
Sans cet ordre. Sire, votre service en souffrirait, ou par le retard que les mesures que je dois prendre éprouveraient, ou par le manque de fonds que ressentirait votre ministre du Trésor, si M. le comte de Ghaban disposait des fonds sur lesquels M. le comte Mollien compte.
Hambourg, 29 juillet 1813.
Sire, j'ai reçu la lettre que Votre Majesté m'a fait l'honneur de m'écrire le 24 juillet '.
* L'Empereur «lu marccbnl Davout. — « Dresde, 24 juillet 1813. Mon cousin, les hostilités ne pourront recommencer que le 16 août. Je suppose (lon(^ que tiès le 1*'' août toutes vos portes seront organisées, vos remparts garnis d'artillerie et la place en parfait état de défense. Je suppose que le gouverneur, les commandants d'artillerie et du génie, le commandant en st'cond de la place, le contre-amiral, les chaloupes canonnières, que tout le monde enfin sera h son poste, et qu'on aura désarmé les habitants, établi une sévère police, organisé le service des pompes, et que je serai sans inquiétude sur le sort de cette place importante.
tt La 50* division sera au 10 août forte de 12,000 hommes; vous pourrez donc la diviser en deux, laisser 4 à 5,000 hommes pour la garde de Hambourg (et vous faire du reste une bonne division de 6 à 7,000 hommes), ce qui, joint aux hommes du dépôt de cavalerie et de rartillerie, aux matelots, à la gendarmerie, aux douanes, assurera toujours une garnison de 8,000 Fran-
Toutes les portes de la ville et les ouvrages avancés sont en partie faits. 150 bouches à feu sont déjà en batterie; toutes ont des affûts neufs ou réparés à neuf, et dans tout cas de presse, on se servirait des affûts en mauvais état, mais susceptibles d'un service de quelques jours; on pourrait y mettre le reste dans vingt-quatre heures.
Les travaux se poussent avec une très-grande activité. Pour faire camper les 3% 40' et la partie active de la 50* division en avant de Hambourg, cela entraînerait de trop grandes difficultés et nous priverait de tous les transports qui sont
çaù à Hambourj;. Vous sentez qu'il serait ridicule de tenir toute la 50" division à ne rien faire dans Hambourg, tant que la position que vous prendrez couvrira cette place.
• Ainsi vous pourrez réunir dans cette position la 3" division forte de 8,000 hommes ; la 40', de 9,000 hommes ; la partie active de la 50**, de 6,000 hommes; infanterie française, 23,000 hommes; infanterie danoise, 10,000 hommes : total de l'infanterie, 33,000 hommes; cavalerie française, 3,000 hommes; cavalerie danoise, 2,000 hommes : total de cavalerie, 5,000 hommes ; total général, 38,000 hommes. Vos quatre divisions auront iear artillerie , quatre compa{piies d'équipages militaires , leurs ambulances, etc., ce qui fera une armée de plus de 40,000 hommes. Je désire qu'an 5 août ces 40,000 hommes soient campés en avant de Hambourg, dans Qoe belle position, ayant des postes d'infanterie et de cavalerie sur le cordon; que, par cette position offensive, vous puissiez contenir l'armée suédoise et tout ce que l'ennemi a dans le Mecklembourg, et l'empêcher de se porter sur Berlin à la rencontre d'une armée de 60,000 hommes que j'y enverrai; qu'enfin vous soyez prêt à suivre le mouvement de l'ennemi, ou à l'attaquer s'il était en force inférieure. Vous pouvez avoir quelques détachements d'infanterie et de cavalerie le long de l'Elbe, mais de manière que vous poissiez les reployer promptement au moment de la reprise des hostilités, ifio que vos troupes soient toutes réunies et que vous n'ayez à avoir aucune crainte ni aucune échauffourée.
« Le ministre de la guerre doit vous avoir annoncé les différents détachements delà 50* division qui arrivent; ainsi vous devez bien savoir à quoi vous en tenir. Pressez l'arrivée de tous vos détachements et de toutes vos remontes de cavalerie. Faites-moi connaître la position oii vous voulez camper vos <}Qatre divisions. Je suppose que vous aurez assuré vos vivres en farine et biicuit pour un mois. Je suppose aussi que vous aurez pris connaissance du corps danois. N'attendez pas au dernier moment pour concentrer toutes les troopes françaises; ce qui ne vou-? empêchera pas d'occuper Lubeck par un commandant français, par de la gendarmerie et quelques postes de cavalerie légère et de voltigeurs français. Faites-moi connaître positivement ce que voQs croyez que vous pourrez avoir d'hommes de cavalerie le 15 août, soit à pied, soit à cheval. Vous savez toutes les dispositions qui ont été faites à cet cgard. • {Correspondance de NapoUon, t. XXV, p. 506-507.)
employés aux travaux de Hambourg. Mais pour remplir le vœu de Votre Majesté, je passerai, dans les premiers jours d'août, en avant de Hambourg, la revue de toutes les troupes, infanterie, cavalerie et artillerie, et je prendrai des mesures pour faire camper, du 10 au 15 août, les divisions françaises et la division danoise dans un emplacement que je ferai reconnaftre près de Bergedorf.
Les 4 compagnies d'équipages militaires et les ambulances sont prêtes; sur leç 68 voitures nous en avons 50. J'ai réclame au ministre de la guerre les 18 qui manquent et les caissons. J'attends les 4 compagnies du train pour leur faire prendre un millier de chevaux et de harnais.
Le régiment de marche de 1,250 hommes peut être regardé comme monté. Une partie des selles manquent. On les attend.
Je donnerai à Votre Majesté, demain ou après, les détails qu'elle demande sur les remontes.
Je vous envoie. Sire, la lettre que le prince de Hesse, qui commande le corps danois, m'a prié d'adresser à Votre Majesté. Ce prince, par ses discours et ses actions, marque l'envie d'être agréable à Votre Majesté et de mériter sa bienveillance. H m'a remis cette lettre, en me demandant si je pouvais me charger de la faire par\'enir à Votre Majesté.
Je joins ici un pamphlet qui est assez généralement répandu dans le Holstein, qu'on cherche à travailler.
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Hambourg, 39 juillet 1813.
Monseigneur, le rapport du commandant des côtes annonce que les 11 bateaux canonniers qui étaient au mouillage sou^ la Kugelbak ont mis à la voile le 28 juillet et sont venus canonner vivement le fort du phai'e.
La canonnade a duré à peu près deux heures et demie. Oi^ estime que l'ennemi a tiré 500 coups de canon environ. Ving*^' sept boulets seulement sont tombés dans le fort et n'ont occa^
sionné qu'un léger dommage à la toiture du blockhaus, et le reste des boulets est tombé au pied de la batterie.
De notre côté, il n'y a eu que très-peu de coups de canon tirés sur les canonnières, autant pour ménager les munitions que parce que les bâtiments étaient à une trop grande portée.
Cette canonnade n'a eu aucun résultat pour Tennemi, et après qu'elle eut cessé, les bateaux-canonniers ont rejoint leur mouillage sous la Kugelbak, où il y a toujours, outre ces bâtiments, 1 frégate et 4 bricks ; 2 bricks-transports qui étaient arrivés le 26 pour porter des provisions à la flotte, ont appareillé et ont pris le large.
Cinq fraudeurs danois, un ewer et une yole sont à l'ancre près de la flotte. Dix bâtiments danois sont venus de la mer; seize fraudeurs, six yoles, deux ewers et deux péniches anglais sont allés dans le Holstein.
Le 27, à minuit, il était venu près du rivage, vis-à-vis de la Kugelbak, deux langboocks portant chacun une vingtaine d'hommes ; mais le poste établi sur ce point ayant tiré dessus, ils ont regagné le large et rejoint la flotte.
J'ai reçu un rapport d'après lequel on m'annonce que 150 Cosaques doivent être campés sur la hauteur, derrière Mollen; 100 fantassins russes sontà Witlenburg; 100 Cosaques àRatzebourg. Ces derniers ont poussé le 28 au matin une reconnaissance jusqu'à deux lieues de Lubeck.
Le 25, 2,000 Russes-Allemands sont entrés à Schwerin.
Les Hanséates ont été envoyés à Warnow, et 800 hussards anglais doivent être à Domitz.
Le bruit court que le prince royal de Suède doit arriver à Schwerin pour passer en revue les Russes.
Votre Altesse remarquera dans le rapport de la côte que les Danois continuent à faire une contrebande très-active.
su CORRESPONDANCE
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Hamboarg, le 31 juillet ISI'J.
Monseigneur, j'ai Thonneur d'informer Votre Altesse qu' m'a été fait rapport par un des commandants du 61' régimer que dans la journée du 26, à six heures du soir, les chasseui prussiens ont tiré deux coups de carabine sur une ordonnanc de lanciers entre Neu-Darchow et Bleckède.
Il y a toujours le même nombre de bâtiments au mouillag de la Kugelbak.
Les dernières nouvelles que nous avons de Rostock annor cent « que la plus grande partie des troupes suédoises do « avoir quitté le Mecklembourg. Plusieurs corps ont repass «la Peene vers la Poméranie, et les autres corps qui foi « maient la partie la plus considérable ont marché vei « Berlin et Fehrbellin. Le prince royal a été à Berlin, et Vo « croit que le roi de Prusse veut venir lui rendre sa visite e « Poméranie, où il doit passer en revue les troupes suédoises « On parle toujours que le prince royal de Suède doit avoir 1 M commandement de toutes les troupes destinées à couvri ff Berlin.
(( II doit avoir son quartier général dans cette dernier « ville ou à Fehrbellin.
« Les avant-postes russes et hanséatiques en première lign « se sont portés en avant dans le Lauenbourg pour masque « ce mouvement. »
Il n'est rien survenu de nouveau sur la ligne*
1455.— AU MAJOR GÉNÉRAL DE LA GRANDE ARMEl
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Hamboarç, le 3 août.
Monseigneur, j'ai l'honneur d'accuser réception à Votr Altesse de sa lettre du 29 juillet, à laquelle était joint u
tableau faisant connaître le nécessaire, Texistant et le manquant du matériel d'artillerie du 13* corps, ainsi que le matériel qu'on peut tiier de Mayence, et où Votre Altesse m'annonce qu elle a donné Tordre au général Pemetti de faire partir pour Wesel la 21* compagnie du 9"* régiment d'artillerie à pied, ainsi que la 11* compagnie du 8% qui, de cette ville, doivent se rendre à Hambourg par transports accélérés : elles sont destinées à compléter à quatre le nombre de celles destinées à la défense de la place.
Votre Altesse ajoute qu}il est de la plus haute importance que Hambourg soit bien armé, et qu'il y ait 4 compagnies d'artillerie pour assurer sa défense.
Je vois aussi par cette lettre qu'une compagnie du 3* bataillon de pontonniers reçoit l'ordre de partir sur le champ de Mayence pour Hambourg; que cette compagnie, quoique attachée au 13* corps, ferait, s'il y avait lieu, le service de l'artillerie dans cette place. Vous me prévenez aussi que le général Sorbier a reçu l'ordre de diriger sur Hambourg deux des compagnies du grand parc de l'armée, et qu'il lui a été recommandé de faire en sorte que le personnel de l'artillerie du 13* corps soit complété, et cela outre les 4 compagnies d'artillerie pour le service de la place.
Votre Altesse Sérénissime me fait connaître, par cette même lettre, qu'elle a donné l'ordre au général Pemetti d'envoyer 3u 13' corps d'armée les 28 bouches à feu, les afFûts, les caissons qui lui manquent.
. Je crois, Monseigneur, répondre à votre lettre, en vous fai- ^nt connaître la situation actuelle de notre artillerie, personnel et matériel, et ce qui nous manque.
Personnel. — Il manque pour le personnel de l'artillerie ^ pied du 13* corps et de la 50* division, 3 compagnies. 2 compagnies doivent être parties de Mayence et de Magdel^ourg, le général Sorbier ayant fait connaître qu'il ne pouvait envoyer qu'une des 2 compagnies du grand parc. Ainsi, lorsque ces 3 compagnies seront arrivées, le personnel de .'artillerie à pied du 13* corps et de la 50* division sera complet, en les y attachant.
LMntention de TEmpereur est qu'il y ait 4 compag^nies d'ar— tillerie à pied pour la place de Hambourg. Il n*en existe que 2, dont une dans la place de Haarbourg et l'autre répartie dans les forts sur la côte, dans les arrondissements de Carisbourg et Cuxhawen, les bouches à feu du fort de Trawemîinde étant servies par des canonniers danois.
L'Empereur entend que ce soient 4 compagnies pour Hambourg, Haarbourg et les fies de Wilhelmsbourg, et on laisserait sur la côte celle qui s'y trouve.
Avec ces 4 compagnies fortes au plus de 80 hommes, l'une portant l'autre, et les 4 compagnies d'artillerie régime ntaire des 3% 29% 105' régiments de ligne et 33* d'infanterie légère, fortes chacune de 120 hommes, on n'aura pour tout l'armement de Hambourg, Haarbourg et Wilhelmsbourg, qui sera au moins de 280 bouches à feu, que 2 hommes 3/7 par pièce, et encore existe-t-il à servir par ces compagnies 10 à 12 pièces de petit calibre, placées dans de petits forts sur les bords de l'Elbe, entre Hope et Werben.
Les malades rendront cette proportion encore moindre.
11 est aussi à observer que ces canonniers, même ceux de ligne, sont des recrues, ce qui est un motif pour compléter le nombre demandé.
Chevaux. — 11 manquera, pour l'attelage des batteries destinées au 13* corps et à la 50* division, en supposant un approvisionnement et demi, 845 chevaux, et comptant sur double approvisionnement, 1,184 chevaux.
J'observe que le 13* corps devant agir encore très-longtemps sans avoir de communication avec le grand parc, il parait indispensable de lui attacher un double approvisionnement.
Les 1,184 chevaux doivent être fournis parla 32* division militaire, savoir : 454 à Osnabruck, 430 à Bremen et 300 à Hambourg. Il n'y a maintenant, pour les recevoir, que deux compagnies du train; deux autres sont attendues.
Ainsi les chevaux et les soldats du train sont désignés. Je ne fais aucune demande à ce sujet. On achève la levée des chevaux; j'espère qu'elle sera terminée ces jours-ci.
Harnais, — Le général Sorbier ayant fait connaître qu'on De pouvait pas compter sur les harnais de France, attendu qu'il faut trop de temps pour les faire venir et qu'ils coûteraient trop cher, à raison du transport, il a été convenu qu'on les ferait faire à Hambourg. Des marchés ont été passés pour ce qui est nécessaire : moitié seront fournis pour le 15 août, et moitié vers la fin du mois.
Matériel, — Il paraît, d'après la lettre de Votre Altesse, que le général Pemetti doit envoyer les 28 bouches à feu et autres voitures qui manquent, soit de Wesel, soit de Mayence. J'ai envoyé à ce général extrait de la lettre de Votre Altesse et de Tétat qui y était joint, mais je vous observe, Monseigneur, que le tableau joint à votre lettre n'est basé que sur un approvisionnement et demi, tandis que le ministre de la guerre, par Tétat qu'il a adressé et dont je joins ici copie, a calculé sur un double approvisionnement.
Je rappelle à Votre Altesse les observations que je lui ai bites plus haut qui militent pour le double approvisionnement
J'ai invité le général Pemetti à me faire connaître l'itiné* raire de ce matériel, afin de pouvoir en accélérer la marche. du moment qu'il sera dans la 32* division.