IV
Cependant, si Tintention de Votre Majesté était que les chevaux du train fussent dirigés sur Magdebourg, je la prie de me la faire connaître, j'en ferai partir de frais de Hambourg; mais alors notre batterie de réserve ne serait pas attelée, car on ne peut pas compter sur les paysans, et d ailleurs, avec les chevaux et les harnais du pays, on ne peut pas mener des pièces de 12.
Tous les ouvriers étant employés à faire des harnais pour les chevaux des transports militaires, il se passerait beaucoup de temps avant qu'on pût en avoir pour Tartillerie.
Hamboarg, 4 juillet 1813.
Sire, j'ai reçu la lettre de Votre Majesté du !•' juillet. A l'époque du 13 août, Hambourg sera dans un état réellement respectable.
Demain, je vais voir Hambourg avec les généraux Dejean et Haxo. Les ponts et les bacs pour assurer les communications entre Hambourg et Haarbourg se font et seront achevés à la fin du mois.
L'arsenal est dans la plus grande activité; à la fin du mois de juillet, il y aura déjà plus de 50 affûts neufs. On coule maintenant 2 milliers pesant, et dans quelques jours on pourra en couler 3,000.
On construit un nouveau fourneau qui sera achevé dans cinq semaines, et aloi^ on pourra couler près de 4,500 milliers de projectiles. Le colonel de Ponthon est arrivé. Il mettra de l'ordre dans les travaux qui étaient trop considérables pour le chef de bataillon Vinaclie, qui en outre était seul.
Hambourg, 4 juillet 1813.
e, j'ai reçu la lettre de Votre Majesté du 1" juillet, où le laisse le maître de publier une amnistie '.Je ne profite de cette latitude, parce qu'ils demandent tous à rentrer, je ferai usage de la carte blanche que Votre Majesté )une pour accélérer les payements. Sous peu les 4 milf]ui restent seront expédiés à Dresde en effets. Dans la ne j'espère avoir un million sur les six frappés sur ck. Je n'ai fait faire aucun travail dans cette ville, idant, l'armistice se prolongeant, on pourrait faire faire avaux pour la mettre à l'abri d'un coup de main. J'atli cependant les ordres de Votre Majesté *. J'ai les meil-
ir plud liaut (pa{*o 175) la lettre de TEmpcreur relative u cette amnistie» empereur au man'clial Davout. — •« Drrsdo, 7 juillet 1813. Mon cousin, ncls à votre lettre du 4. Je pense qu'il no faut faire aucuns travaux à ;. On peut seulement au{»menter ceux de Trawemiinde. Je vous ai fait j*e que, quelques jours avant la reprise des hostilités, vous devez con- Ics troupes françaises sur Ham1)our{; et réunir les troupes danoises sur luclie ; mai.^ il est prohable que d'ici a ce temps il aura été conclu un vcc le roi de Danemark, de sorte que nous saurons à quoi nous en
réunion de la 40® division à Werl)en vous mettra à même de garder ■A rive gauche de l'Elbe. Le 2* et le 5" bataillon du 3* de ligne seront rVesel; ils seront donc arrivés avant le l**" août à Hambourg. Un batail- 33* léger, fort de 900 hommes, doit partir de Flcssingue; un second •n se complète au moyen de conscrits réfractaires h Wesel, et un troie rend en droite ligne à Hambourg. J'espère donc qu'avant le 1®' août division sera forte de 10 à 12,000 hommes. V^ous aurez besoin d'habil- 5 ; mais j'ai recommandé que tous ces soldats partissent de France bien J'ai ordonné cependant, en outre, que 3,000 fusils et 6,000 baïonnettes envoyés à Hambourg.
s détachements du 28° de chasseurs sont en marche pour se rendre à urg; ses cinq escadrons, forts de 1,200 hommes, seront réunis au t k Hambourg; prenez des mesures pour les y monter. Les trois régîprovisoires de cuirassiers, composés de douze 4®* escadrons, faisant loromes, arriveront à Hambourg avant le 10 août; c'est à vous à prendre îures pour les monter. Le décret que j'ai rendu et la lettre que je vous e ce matin la-dessus vous mettront au fait de tout ce qui concerne ces its. Si, au moment de la rupture de l'armistice, une partie de ces lommes de cavalerie n'était pas montée, vous pourrez en tirer parti
leurs rapports des préfets des Bouches-du-Weser et de TEn Supérieur; les contributions arriérées rentrent, et la conscri tion se lève.
On prend des renseignements sur les boute-feux de canaille et les mauvais sujets du bas peuple; lorsqu'ils sero complets, on les arrêtera.
142i. — A L'EMPEREUR ET ROI.
Hambourg, Â juillet 1813 K
Sire, je reçois la lettre de Votre Majesté du !•' juillet, o elle me fait connaître qu'elle a formé un 13* corps, dont ell
pour le senrice de place ; ils ont des carabines ou des mousquetons, et toi les feriez exercer au tir du canon.
« J'^pcre donc que la 50* division, la cavalerie, la gendarmerie, les douaniei et les marins formeront à Hambour{« et à llaarbourg une garnison de 18 20,000 hommes, pendant que vous aurez disponibles la 3* division et la 4( ainsi que les Danois. Vous entrerez alors, suivant les circonstances, dans 1 Mecklembourg, ou bien vous prendrez position en avant de Hambourg, o bien enfin, si cela ét^iit nécessaire, vous repasseriez l*Elbe pour couvrir rive gauche... » (Correspondance de NapoléoUy t. XXV, p. 467.)
' L'Empereur au marochal Davout. — « Dresde, !•' juillet 1813. Mon coi sin, le major général vous fera connaître la nouvelle formation que j*ai donn* à l'armée. J'ai créé un 13® corps, dont je vous ai donné le commandemen Je destine ce corps a la défense de la 32* division. Vous aurez sous vos ordr les deux divisions françaises du 13" corps, la division danoise et la 50" div sion ; ce qui vous fera la valeur d'une soixantaine de bataillons. La confian que j'ai en vous, et qui me porte à vous laisser à la tête d'une position au: importante, m'a mis dans le cas de faire ces changements. Toutes les division étant chacune de quatorze bataillons, sont plus- maniables. La 3" division i étant dissoute, chaque bataillon qui la compose rejoindra son régiment.
*t Je donne ordre qu'on vous envoie le matériel qui vous est nécessaire po organiser l'artillerie. Vous dev(;z avoir quatre batteries à pied pour les 3* 40" divisions, trente-deux pièces ; deux batteries de réserve pour le 13* corc six pièces ; total, sept batteries pour le 13" corps ou cinquante-quatre pièce plus une batterie d'artillerie à cheval, six pièces, et une batterie à pied po la 50" division, huit pièces; ce qui vous fera soixante-huit pièces d'artilleri
« Vous aurez quatre compagnies d'équipages militaires, les 3", 4", 5" et 6" c 12" bataillon.
« Le général Bourcier a dâ vous envoyer un régiment de marche de car lerie de 1,250 hommes à pied, qui se compose de deux escadrons de cavi lerie légère, 500 hommes, un escadron de dragons, 250 hommes, et dei escadrons de cuirassiers, 500 hommes; total, 1,250 hommes. Je donne ordi
é me confier le commandement pour la défense de la sion militaire.
ter, Sire, votre bienveillance et votre estime a été et ijours le mobile de toutes mes actions et de monambi- )rsque Votre Majesté daif][ne m'assurer qu'elle me porte timents et qu'elle m'honore de sa confiance, j'éprouve lieur réel.
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Hambourg, 6 juillet 1813.
icigneur, j'ai l'honneur d'adresser ci-joint à Votre
Sérénissime un état indiquant les bataillons présents
ïtaillons absents qui doivent composer le 13* corps et
ivision d'après l'ordre de l'Empereur sous la date du
e mois.
ie Votre Altesse, autant que cela ne sera pas contraire
entions de l'Empereur, de me faire connaître les
>s des bataillons qui sont destinés à ce corps, et les
5 auxquelles ils arriveront.
; connais pas, Monseigneur, les numéros des 2 batail-
44% de la 3* division, et quels sont les numéros des Ions du 33* léger qui doivent faire partie de la 50*. Ces me sont nécessaires, Monseigneur, pour que je puisse amer et qu'ils ne fassent pas fausse route, •ie Votre Altesse d'observer, dans cet état, qu'il n'y a ïs trois divisions qu'un seul général de division et un
de brigade.
itère à Votre Altesse la demande que je lui ai faite de j^er le nombre des généraux manquants.
u envole des dépôts de France de quoi compléter le 28® de chas- ,25<) liommes. Vous monterez tous ces hommes; ce qui, avec le lithuanien, vou^ fera près do 3,000 chevaux. Veillez à ce qa*on ne 18 le 28'' de chasseurs, qui doit rester à Hambourj;, aucun homme division ni des départements de la Lippe et de la Hollande. » {Cor» nce de Napoléon, t. XXV, p. 446.)
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Hambo(ir(;, 6 juillet 1813.
Monseigneur, j'ai reçu votre lettre en date du !•' juillet, laquelle était jointe ampliation d'un ordre de Sa Majesté soi la même date qui règle la nouvelle formation du l" corps ' du 13' corps, ainsi que de la 50** division.
Votre Altesse me prescrit dans la lettre de faire dissoudre 3* division bis et de faire rendre sans délai à leurs destin: tions respectives les 3" bataillons des 15 régiments qui composent. J'ai l'honneur d'observer à Votre Altesse qi non-seulement cette division n'est point réunie, mais que n'ai aucun avis de la marche, pas même d'un seul des bâtai Ions qui doivent la composer, ni d'Osnabruck, ni de Wese ni d'Utrecht. Cependant je vais écrire à Wesel et à Osnabruc pour qu'on donne à ces bataillons, au fur et à mesure de lei arrivée, la destination qui leur est prescrite.
J'ai l'honneur de réitérer à Votre Altesse la demande qi je lui ai déjà faite plusieurs fois de m'envoyer des officie généraux, n'ayant à ma disposition ici, pour les deux divisioi du 13* corps et pour la 50% qu'un général de division et u général de brigade.
Je prie instamment Votre Altesse de vouloir bien nietti cette dernière demande sous les yeux de l'Empereur.
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Hambourg, 6 juillet 1813.
Monseigneur, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Altesse ui demande faite au nom du Roi par le commandant d'Altona mon chef d'état-major. Il est vraisemblable qu'on a chercl à donner des inquiétudes au Danemark.
Je joins également ici copie de la réponse que j'ai fait faii au commandant d'Altona.
Hier le chef d'état-major du général Schulembourg, sous prétexte d'obtenir des renseignements sur les mouvements et la force de Tennemi, m'a demandé Tautorisation d'envoyer an officier danois de la connaissance du prince royal de Suède à ce prince sous un motif quelconque, avec Tinstruction secrète de prendre des renseignements sur les forces de l'ennemi. Je lui ai fait observer que cela était inutile, que nous étions en armistice, et que ces détails n'avaient d'utilité que quand on était en opération ' .
Hambourg, 7 juillet 1813.
Sire, j'ai reçu la lettre de Votre Majesté du 4 juillet, oii elle me fait connaître qu'il lui tarde d'apprendre que tous les envois de poudre, de projectiles, bouches à feu, qu'elle a ordonnés de différentes places sur Hambourg, y sont arrivés.
Depuis deux jours les convois commencent à arriver; ils vont se succéder. Je suis informé que toutes les routes en sont couvertes. Demain, j'aurai l'honneur d'adresser à Votre Majesté l'état de ce qui est arrivé, et chaque jour je lui ferai connaître ec qui arrivera.
Je vous ai fait passer. Sire, différentes lettres de votre officier d'ordonnance qui était à Groningue. Je vous adresse copie de la dernière lettre que j'ai reçue de lui, le 5 juillet.
L'atelier de réparation de fusils que Votre Majesté regarde comme important d'établir à Hambourg, existe déjà. Les ti*avaux de l'arsenal sont dans une très-grande activité.
Sous deux mois, toutes les pièces destinées pour l'armement de la place auront des affûts neufs, car il ne faut pas compter sur les affûts que nous envoient les autres places; ils
' L*Emperear au major {général. — « Dresde, 9 juillet 1813. Mon cousin, il ^ut écrire au prince d'EckmUliI qu'en montrant de la défiance aux Danois ^ aox allies il les mettra contre lui ; que si les Danois avaient voulu correspondre avec la Suède, ils n'auraient pas manque de moyens pour cela; qu'il ■SQt donc leur montrer plus de confiance qu'il ne fait. » {Correspondance de ^(^poléon, t. XXV, p. 478.)
2ia CORRESPONDANCE
sont presque tous hors de service. A cette époque, Tarsenal de Hambourg pourra être d'une grande utilité pour la Grande Armée. Les approvisionnements de bois sont très-considérables. Il parait que la légion allemande que les Russes ont organisée à Riga est arrivée depuis quelques jours prés de Rostock. Le prince royal de Suède a fait camper les troupes entre Wismar et Rostock. J'ai adressé à Votre Majesté le rapport d'un homme qui, jusqu'à ce jour, ne m'en a jamais fait de faux.
Hambourg, 9 juillet 1813.
Sire, Votre Majesté a oixlonné, par son décret du 16 juin, une levée de 7,000 chevaux, dont 5,000 sur la 32* division et 2,000 sur la ville de Hambourg. Par le décret du 3 juillet, Votre Majesté ordonne une levée de 5,400 chevaux.
J'ai lieu de croire, Sire, que c'est au dernier décret que s'arrête Votre Majesté, et c'est dans le sens de ce décret que je dirige mes opérations. Votre Majesté me prescrit de fiaire opérer cette levée de 5,400 chevaux par tous les moyens possibles, soit de réquisition, soit d'autres. Cette dernière disposition me donne la facilité de remplir ses intentions, parce que les chevaux de cuirassiers qu'elle ordonne de fournir par le décret du 3 juillet, et qui s'y trouvent plus nombreux que dans le décret du 16 juin, sont extrêmement rares dans ces départements, et que par le moyen d'achats, je pourrai me procurer la quantité prescrite et d'une meilleure qualité.
Mais, Sire, pour exécuter vos ordres, je serai obligé de prendre un million sur l'imposition extraordinaire, par forme de punition, dont j'ai frappé la ville de Lubeck, sauf à le réintégrer si Votre Majesté l'exige.
Quant aux selles, la rareté des ouvriers, leur peu d'habitude, la disette des matières et leur mauvaise qualité me font douter de pouvoir faire établir dans le délai prescrit, à Hambourg, la quantité de selles ordonnée.
Je ne connais qu^un moyen pour atteindre à un résultat certain, c'est de prendre encore des fonds sur la même imposition extraordinaire de Lubeck, de faire confectionner et d'acheter la petite portion qu'on pourrait se procurer dans le pays, et pour le complément d'aller à Liège. Bruxelles et même à Paris. Cette dernière ville, pour une opération aussi rapide, présente plus de ressources pour l'exécution et plus de garantie pour la solidité des effets de harnachement.
Je m'occupe cependant, Sire, de trouver un moyen pour que la 32* division me fournisse, soit en nature, soit en argent, les chevaux de cuirassiers. Ce ne sera qu'en cas d'impossibilité que je renoncerai aux fonds provenant de l'imposition extraordinaire que j'ai mise sur la ville di^ Lubeck.
Hambourg, 10 juillet 1813.
Sire, j'ai reçu la lettre de Votre Majesté du 7 juillet. M. le comte de Chaban s'occupe beaucoup de l'exécution des oi-dres Je Votre Majesté, pour monter et équiper les 3 régiments de cuirassiers et le régiment de marche de cavalerie. Votre Majesté peut être convaincue qu'on fera tout le possible ; on réussira; sous quelques jours, j'aurai l'honneur de lui faire un rapport détaillé de toutes ces mesures.
Vous me dites, Sire, que vous attendez les 6 millions pour compléter les 10, avec les 4 premiers; mais il n'a jamais été question que d'envoyer 8 millions à Dresde, sur les 10, 2 étant affectés au 1" corps. Sur ces 8 millions, 4 ont déjà été envoyés à Dresde, y compris un million en effets sur Paris; reste donc 4 millions. M. le comte de Chaban m'a donné l'assurance <]u'aprés-demain 12, il ferait partir 1,200,000 francs, tant en argent qu'en effets, et que le reste, les 2,800,000 francs, suivrait sous peu.
J'ai été voir aujourd'hui les travaux pour la communication avec Haarbourg. L'ingénieur des ponts et chaussées Jousselin, qui les dirige, a entrepris près de 2,000 toises de pilo-
lage. Ces travaux marchent avec une activité extraordinaire; ces 4 bacs et ces communications sur pilotis seront achevés avant la fin du mois.
II y a de l'activité dans les travaux du génie ; les maisons à 200 toises se démolissent.
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Hambourg, 10 juillet 1813.
Monseigneur, j'ai l'honneur d'informer Votre Altesse que depuis quelques jours, des forces ennemies se rapprochent de la Stecknitz, et la frontière est étroitement gardée, soit par les avant-postes, soit par des paysans qu'on oblige, à force de mauvais traitements, à faire ce service.
Les mêmes rapports de Mecklemhourg m'annoncent aussi qu'on a tracé un camp pour des troupes suédoises à Buchen, à cinq lieues de Lubeck, dans la direction de Lauenbourg.
Les rapports de Cuxhawen m'annoncent qu'une flottille anglaise composée d'une frégate, un cutter, 4 bricks et 9 bateaux plats, est venue attaquer la batterie le 8 au soir. On s'est battu depuis six heures et demie jusqu'à neuf, mais cela n'a été qu'une légère affaire qui n'a coûté presque personne.
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Hambourg, 10 juillet 1813.
Monseigneur, j'ai l'honneur de représenter à Votre Altesse que je suis informé par le colonel du 108* régiment de ligne que plusieurs sous-officiers et soldats du détachement du 108* régiment qui faisait partie de la garnison de Thom, ont été par ordre de Votre Altesse incorporés au 2' bataillon et dirigés sur leur dépôt qui est à Anvers, au lieu de l'être sur Hambourg où se trouve ce 2' bataillon.
Le manque absolu de sous-officiers dans les 4 bataillons de ce régiment, dont 3 sont déjà ici et 1 en route pour venir, m'engage à prier Votre Altesse, de vouloir bien donner des ordres pour que ces sous-officiers rejoignent leur bataillon ici.
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Hambourc, 12 juillet 1813.
Monseigneur, j'ai Thonneur d'accuser réception à Votre Altesse Sérénissime de sa lettre du 9, par laquelle Votre Altesse m'informe que le colonel du 151* régiment réclame un détachement d'environ 90 hommes qui auraient été arrêtés à Minden.
Les rapports du commandant de cette place ne font pas mention de ce détachement depuis plus de quinze jours. xVvant l'armistice, lorsque les partis ennemis rôdaient dans le pays, j'avais donné l'oixlre de retenir à Minden tous les bommes isolés sortant des dépôts, et de les réunir en détachements bien armés; qu'ils ne devaient se mettre en marche pour Magdebourg que sur l'assurance que devait leur donner le général Bourcier à Hanovre que la route était libre.
On a retenu. Monseigneur, quelques détachements à Minden, pour l'escorte des grains que j'envoie à Magdebourç et Wittenberg, et l'on n'a pu prendre ces détachements que sur les hommes destinés à se rendre de ces côtés; mais même le détachement du 151* était déjà parti et ne faisait pas partie de cette escorte.
PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC
Hambourg, 12 juillet 1813.
Monseigneur, j'ai l'honneur d'informer Votre Altesse Séréïiissime que le chef de bataillon Saint-Léon, qui commande
la côte depuis Cuxhaweo jusqu'à Tembouchure de la Jahde, me prévient, par son rapport du 10, que les Anglais, dans la journée du 9, ont Eait une nouvelle tentative d'attaque dirigée sur le fort Napoléon à Cuxhawen. Cependant, s'étant aperçu qu'on était prêt à le recevoir, l'ennemi regagna le large, après avoir tiré six coups de canon sur le fort.
Ce commandant me rend compte en même temps qu^un bâtiment a été brûlé par l'ennemi, vis-à-vis d'Ottemdorf. C'est un cutter et deux canonnières ennemies placés à la hauteur d'Altenbruck, qui sont parvenus à mettre le feu à ce bâtiment.
11 y a eu un assez grand mouvement dans l'Elbe, du côté de Freybourg. On a vu à di£Férentes heures de la journée des bâtiments marchands et pécheurs danois monter et descendre l'Elbe.
Je fais prendre des renseignements pour savoir ce que c'est que ces bâtiments qui ont navigué jusqu'au milieu des Anglais.
Le général de division Thiebault, commandant les troupes à Lubeck et Trawemiinde, et le général Gengoult, commandant les avant-postes à Bergedorf et ceux placés sur la rive gauche de l'Elbe, m'apprennent qu'il ne s'est rien passé de nouveau sur ces points.
Les maisons retranchées le long de l'Elbe, depuis Hope jusqu'à Werben, s'établissent et vont bientôt être en bon état.
Hamin, 12 juillet 18]3>.
Sire, j'ai reçu la lettre de Votre Majesté, du 9 juillet, ou elle m'informe qu'elle a donné des ordres pour faille paft^
' L*Empereur au maréclial Davout. — ■ Dresde, 9 juillet 1813. Mon co^" sin, une députation de Hambourj; s^est présentée chez le comte Dam et cH^ le grand écuyer pour demander à m*être présentée. J'ai refusé de la recevo^ jusqu'à ce que la contribution de 48 millions fût entièrement payée, et je lo» ^ fait donner ordre de quitter Dresde dans la journée. A cette occasion, je d^^ TOUS faire connaître mes intentions. Je veux les 48 millions en entier et s^^^ qu'il en soit retranché un sou. Dans le mémoire qu'apportent ces messieurs 9
tout de suite de Dresde les envoyés de Hambourg. J'adresse à Votre Majesté l'extrait des lettres interceptées que ces députés ont écrites quelque temps après cette signification.
Les principaux magasins de ces gens-là sont à Altona. Je vois par l'esprit de deux de ces lettres surtout qu'on ne pourra rien obtenir que par des moyens de rigueur. Je rendrai compte demain à Votre Majesté des mesures que nous concerterons avec M. le comte de Chaban, pour les faire payer.
paraît qu'il;) disent qu'ils n'ont pas les 40 millions. Voici ma réponse : tant que les 10 millions qui restent à payer ne seront pas payés, tous les ma(;a8in8 demeureront sous le séquestre, car je suppose que vous avez mis et maintenu le sécpiestre sur les {}ros ma{;asins et même sur les boutiques. Il faudra étendre cette mesure sur les {;ros maf^asins de la 32^ division, sur les bâtiments de commerce et sur les maisons qui seront louées pour mon compte. Les bâtiments et les maisons m'appartiendront. Les marchandises m'appartiendront demAme; on les dlri{*era sur France et sur d'autres points en AIIema{][ne pour être vendus, et sûrement il y a ]>ien plus de 48 millions de marcliandises ù Hambouqr. Enfin il y a le territoire qui vaut bien plus de 100 millions et que je ferais, s'il le fallait, adju{]er au domaine. J'ai ordonné au comte Daru de «"épondre dans ce sens, et c'est dans ce sens que vous-même vous devez parler. ■ Le crime de rébellion et de félonie qu'ils ont commis les a dépouillés de toates leurs propriétés et de tous leurs droits civils, la contribution de {[ucrre en est le rachat. Ils ont payé 10 millions en ar{;cnt, 10 millions en marchandises; faites-leur si{{ner des bons encore pour 10 millions; il leur restera à p^yer 18 millions. Ils peuvent très-bien faire un compromis comme ils l'ont fait autrefois ; ils ont crédit sur toutes les places ; ils peuvent très-bien tirer pour 10 millions de lettres de chan{vc, ils compléteront ainsi leur payement. Moyennant ça je lèverai le séquestre. Je leur rendrai leurs droits civils, et chacun rentrera dans sa propriété.
" Quant à l'amnistie, vous savez bien que je vous ai donné carte blanche. <Ie ne vous fais aucune difficulté à cet é{;ard. J'aime mieux les faire payer; ^^i la meilleure manière de les punir. II faut chercher aussi à atteindre la canaille et faire peser sur elle une portion de la contribution de {juerre en ^loubjant et quadruplant la contribution personnelle, celle des portes et fenêtres, ^ aa{inientant l'octroi, les droits sur le délût au cabaret, etc. Cela ne produira ^e2 ou 3 millions; mais il est convenable de frapper aussi la canaille et de loi faire voir qu'on ne la craint pas. II faudrait l'atteindre en en prenant le plos qu'on poui-ra pour envoyer en France dans les troupes et en saisissant ^us les boute-feux qu'on enverra aux galères et dans les maisons de force en 'fance. Sur ce, etc. »
Cette lettre, importante comme témoif;na{;e des intentions et comme exprès- ^on directe des ordres de l'Empereui* au sujet de Hambourg, n'a pas été '•produite dans la Correspondance de Napoléon.
222 CORKESPONDANCE
Hamm, 12 jaillef 1813.
Sire, le décret de Votre Majesté, en date du 7 juillet, qui fixe à 6,600 le nombre de chevaux à fournir par la 32' division, parait rapporter toutes les dispositions précédentes. Cependant, il ne parle pas des chevaux de trait, quoique Votre Majesté m^ait spécialement chargé d'organiser les 4 dernières compagnies des 12 bataillons d^équipages auxquelles il faut 816 chevaux que je leur Eais fournir successivement. Je dois même ajouter qu'un inspecteur desdits équipages réclame en ce moment le même nombre de chevaux pour la remonte des 4 dernières compagnies du 10* bataillon qui s'organisent à Wesel. Il n'a été question jusqu'à ce moment de chevaux de trait à fournir, que dans les décrets des 16 et 17 juin; ceux postérieurs n'en parlent point.
Si Votre Majesté s'en tient définitivement à son décret du 7 juillet, non compris les 816 chevaux du train des équipages que l'on fournit en ce moment, alors la fourniture totale serais la suivante :
Cuirassiers 2,000
Chasseurs ou cavalerie légère .... 2,600
Dragons 2,000
Train des équipages 816
7,416 Le relevé ci-joint présente à Votre Majesté le résumé c^ ses décisions, afin qu'elle puisse faire connaître sa volout^>- Mais ce nombre de chevaux ne peut être fourni par ^ 32* division, notamment ceux des cuirassiers, puisque le pa\ ^ n'en produit pas ou très-peu, et Voire Majesté a prévu ce ca. en m'ordonnant d'employer la voie des réquisitions ou cell^ des achats indistinctement, et de manière que l'opératioL'' pût être promptement faite. J'ai eu l'honneur de rendrt^ compte à Votre Majesté que pour faire effectuer la fourniture des chevaux de cuirassiers, je prendrais sur la contributioiBextraordinaire imposée à la ville de Lubeck environ un
i. J'ai déjà commencé pour des livraisons au prix de incs : la seule difficulté est le temps : on me demande 1 deux mois; j'espère obtenir les 2,000 chevaux de iers en quarante jours. Quant au surplus des chevaux, <lire 4,600, j'en ai déjà requis 5,000 sur les départede l'Ems-Supérieur et des Bouches-du-Weser; je vais oursuivre avec activité l'effet de cette mesure, et les ns commenceront très-prochainement, tivement aux 816 chevaux du train des équipages, ils yés au fur et à mesure des fournitures, et cette opéra- Mi entamée a déjà établi la confiance et me sert pour le
des achats que je vais faire effectuer. 1, Sire, j'essayerai de faire couvrir la caisse de Votre • par les départements de la dépense d'achats de chee cuirassiers; mais ils sont dans robli(jation en ce it de supporter des dépenses très-fortes, d'abord pour ribution ordinaire et pour les centimes de guerre,
pour les denrées et bestiaux que Votre Majesté a iés pour le service de l'armée, et cette circonstance peut-être les rentrées de fonds. M. le comte de Chaira soin de rendre compte à M. le comte Daru du t de toutes les mesures qui seront prises pour assurer tiou de vos décisions.
Hambourg, 12 juillet 1813.
à la lettre du 8 de Votre Majesté était joint un rapvotre premier officier d'ordonnance Gourgaud, qui me connaître la situation du 13* corps, sous le rapport de rie.
donné communication de tout au général Jouffroy. )nneur d'adresser à Votre Majesté sa réponse renfer- II tableau de l'organisation actuelle, personnel et maté- 16 colonne fait connaître le manquant. Une batterie rvede 6 pièces de 12 et 2 obiisiers manquent.
Votre officier d'ordonnance, M. Pailhou, qui est à Gro ningue , m'informe par une lettre qu'ayant eu Tordre de diriger sur Hambourg une batterie de réserve prise à Gronin' gue, et ce matériel n'existant pas là, il partait pour l'organiser à Amsterdam : ainsi ce sera 8 pièces à déduire de 34; mais ni le général Jou£Froy ni moi n'avons l'avis de l'expédition des 26 autres bouches à feu, savoir 19 pièces de 6 et 7 obusier» de 2i.
Le rapport de M. Gourgaud fiait connaître qu'il manquait 761 chevaux pour compléter tous les attelages à cinq chevaux par voiture. Le tableau du général Jouffroy Eait monter les chevaux à 1,116. Cette di£Férence vient de ce que le général Jou£Froy porte à cinq chevaux l'artillerie à cheval, et que vraisemblablement M. Gourgaud avait en outre omis des voitures portées sur l'état du ministre de la guerre.
Le rapport de M. Gourgaud annonce que le ministre de la guerre a envoyé dans la 32* division 4 compagnies du train démontées pour y recevoir les 1,000 chevaux requis dans ces trois départements.
J'observerai à Votre Majesté que je n'ai encore aucun avis de l'arrivée de ces 4 compagnies, et quant aux mille chevaux? pour éviter tout malentendu, je dois demander des explications à Votre Majesté. Par son décret du 15 juin, la 32' divisioi^ devait livrer 2,000 chevaux de trait; mais par celui du 7 jui^' let, qui concilie les dispositions antérieures, il n'est plus qucs tion de chevaux de trait. Ainsi M. le comte de Chaban a ba^' son travail uniquement d'après le décret du 7 juillet. Je pr* Votre Majesté de me faire connaître si l'on doit lever 2, 000 ch^ vaux de trait indépendamment de ceux portés dans le décr^ du 7.
Je ferai remarquer que cet ordre ne pourra manquer d'étr d'une longue et difficile exécution, puisqu'il y a plus de 5,0t> chevaux employés aux divers transports de grains et autr^ approvisionnements sur Magdebourg et Wittenberg.
Pour les compagnies d'artillerie à cheval, je n'ai que l'ari d'une compagnie qui doit arriver ici le 13 juillet.
Pour les 4 compagnies d'artillerie à pied, les 4* et 5* du 6*
DU MARÉCHAL DAVOUT. — 1813. nS
l^iûinistre de ]a guerre m'a annoncé que trois de ces compagnies, les 4% 5* et 6% avaient un changement de destination et seraient dirigées de Maëstricht sur Tarmée de Bavière.
Hamboure, 13 juillet 1813 >.
Sire, le courrier que m'a apporté l'estafette m'a appris Tarrivée de Votre Majesté à Magdebourg. Je regarde comme de mon devoir d'exprimer le vœu qu'il entre dans vos arrangettients de venir jusqu'à Hambourg. La présence de Votre Majesté dans cette place, sous le rapport des travaux et pour tout ce qui peut regarder son service, y sera d'un bien inappréciable et pour les travaux en particulier fixera l'irrésolution où Ton se trouve.
Il est démontré que le projet du général Haxo, converti en décret, outre qu'il ne serait pas exécutable pour cette campagne, ne remplirait pas le but de Votre Majesté.
Hainbour(;, 13 juillet 1813.
Sire, j'ai communiqué à M. le comte de Cbaban la lettre de Votre Majesté. Il m'a fait par écrit des observations ; je parafe son opinion, et je vous transmets sa lettre.
Son dévouement pour votre service. Sire, me garantit que son seul but est d'atteindre les moyens, de remplir les intentions de Votre Majesté. Fixer invariablement la contribution, faire contracter des engagements solides, déterminer les espèces de réquisitions, en régler le mode de livraison et de
' L'Empereur était en effet parti de Dresde le 8 juillet, et avait visité rapiècement Torgau, Wittenberg, Dessau, Magdcbouq». Il n*aliait pas jusqu'à Hambourg, comme le maréchal en exprimait le désir; il était rentré à Dresde ** ÎJ. Voir une lettre au major général sur ce voyage. (Correspondance de ^<^poléon, t. XXV, p. 467.)