‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'Eckmühl (volume 2)Chapitre 26 sur 95 · IV · texte numérisé non relu

IV

SSr« COBBESPOSDASCE

LXnperenr a oouiflié poor préCel à Maneille féoéraJeiBeiit ecdmé et tre»-sage. 11. Frochot.

Je soif cfaaf]gé aaw de roai réitérer l'ofdre de £ûfe les eaoleon Datîonale» â Tookip^ et en gëocral Toa» le poorrez. La oiarine et le» troopes de tcne, iofonDations qoe l'on a, sont on ne peut pas miem ^*"yMâ*«^ On a lufonné qoe 11. de RiTÎere, qui était destiné pour FaBlitisade de Constantinople, jooe on grand rôle dans tovt ce qv s'est passé à Marseille. S'il est encore sur les bcnx, fl est à qae Ton poisse Tarréter.

1501. — A L*EMPERECR ET ROI.

SS mm% ItlS.

Sire, le comte d^Erlon rend compte qoe le doc de Trérîse a £aiit mettre à la disposition de Fordonnateor de la 16* division militaire one' somme de 300,000 francs poor Tapprorisionnement de siège des di£Férentes places; mais le payeur a reço, le 24 mars, du ministre du Trésor, Tordre de ne lien faire solder, sans avis ou ordonnances.

Le comte d'Erlon demande si la mesure ordonnée par le duc de Trëvise pour les approvisionnements des places doit être continuée.

Je prie Votre Majesté de me donner des ordres.

26 mars 1815.

Mon cher général, je n*ai point reçu de vos nouvelles; rintention de TEmpereur est que vous vous rendiez à Nantes, avec la majeure partie des troupes venues d'Alençon, de Ghàteauroux et de la Loire, pour vous porter partout où cela pourrait être nécessaire * •

' L'Empereur au maréchal Davout. -» « Paris, 26 mars 1815. Mon cousin, je pense qn*il faut donner Tordre au général Morand de se rendre à Nante»

Entrez en communication avec le commandant d'Angers et colonel de la 6' légion de gendarmerie, le général Caffarelli Rennes et le général Saunier qui doit être dans le pays. Il jt laisser cependant, à Alençon, un régiment qui serait à la >position du général Vedel et qu'il porterait sur Cherbourg, ce point pouvait être menacé.

Donnez-moi de vos nouvelles par toutes les occasions. Un objet bien important est d'assurer Brest. S'il était 3nacé, vous enverriez des troupes.

26 mars 181S.

Monsieur le général, le colonel de gendarmerie Noirot mande :Vngers que les Vendéens organisent des rassemblements du té de Beaupréau.

Je ne suppose pas que cela puisse être bien sérieux, puisl'ils n'ont pas de munitions; mais il importe de ne pas leur Lsser le temps déformer des attroupements considérables; nsi, à la réception de ma lettre, partez avec 2 à 3,000 hommes, nt infanterie que cavalerie, et portez-vous sur Angers. Pour rmer ces 3,000 hommes, vous prendrez les troupes qui sont Blois. Si vous avez de l'artillerie, vous ferez marcher lelques pièces avec vous. Il importe surtout que des troupes rivent promptement à Angers; ainsi, envoyez tout de suite 1 de vos aides de camp pour mettre en marche les troupes qui •nt à Blois. Vous les rejoindrez en poste, après avoir mis en

er les troupes venues d'Alcnçon, de Châceauroux et de la Loire, et de ntraliser la une armée active, pour se porter partout où il serait nécesire. » (Correspondance de Napoléon^ t. XXVIII, p. 36.) Le duc de Bourbon était parti dès le 19 mars pour TOuest, dans Tespoir pouvoir maintenir Tautorité royale en Vendée; arrivé à Angers, le prince ait plusieurs conférences avec M. d' Auticfiamp ; il reconnaissait bientôt ic, malgré leurs sentiments royalistes, les populations se prêteraient difliciment à prendre les armes, et il ne tardait pas à aller s'embarquer k Nantes. >ur le moment, le danger était moins grand de ce côté qu*on ne le craignait abord à Paris, d'après les nouvelles qui motivaient les premiers ordres de ilmpereur et les mesures de son ministre de la guerre.

marche d'Orléans ce qui sera nécessaire pour vous compléter environ 3,000 hommes.

Vous laisserez le commandement du reste à un officier général ou à un officier supérieur.

Prévenez le colonel de gendarmerie Noirot, à Angers, de votre marche; chargez-le de. prendre des renseignements sur les rassemblements que Ton pourrait former, afin que le lendemain de votre arrivée à Angers, vous puissiez marcher dessus. Le cri de toutes vos troupes sera : Point de guerre civile; malédiction à ceux qui chercheraient à la provoquer! Vous désarmerez tous les paysans que vous trouveriez dans les rassemblements et les renverrez chez eux. Quant aux nobles, vous les ferez arrêter et conduire dans les prisons. Je prendrai les ordres de l'Empereur à leur sujet. On ne peut les traiter trop sévèrement, puisque ce sont les auteurs de ces mouvements.

A votre arrivée à Angers, vous ferez des proclamations à tous les habitants des campagnes qui sont dans les rassemblements de rester chez eux; que vous ne faites la guerre qu'à leurs chefs, qui veulent rétablir la féodalité et les dimes. Mettez-vous en communication avec le général Gafibrelli qui est à Bennes; faites connaître, à Nantes, que le général Morand est parti d'Alençon avec un corps d'armée pour se porter à Nantes, afin de déjouer les projets des artisans de la guerre civile, et que vos mouvements sont concertés avec ceux de ce général.

Le général Morand marche effectivement. Entrez en communication avec lui par la gendarmerie. Concertez-vous avec le colonel Noirot pour envoyer à la Rochelle, à Bochefort, à Tile de Ré, enfin aux différents points de la côte. Tordre d'arborer la cocarde, de reconnaître Tautorité de TEmpereur, et que Ton établisse un ser\'ice sur toute la côte, pour couper toute communication avec les malveillants. Ne négligez rien pour faire connaître partout les événements. Tout est fini depuis Huningue jusqu'à Saint-Malo. Avec quelques jours dune grande activité, vous rétablirez le calme partout. Donnez-moi souvent de vos nouvelles; je n'en reçois presque pas; et ne

DU MABECHAL DAVOUT. — 1815. 378

srdez pas un moment pour l'exécution des mesures que je :*escris. Si le duc de Bourbon se trouve encore dans ces irageSy ne négligez rien pour vous en emparer.

26 mars 1815.

Sire, j'apprends par M. le major du génie Lamy que le 23, cocarde nationale n'était pas encore arborée à Metz. Hier atin, un aide de camp du duc de Reggio m'a dit que tout ait fini dans cette ville, que la cocarde nationale et votre itorité y avaient été reconnues. L'arrivée du major du génie amy me fait connaître que ce rapport est faux. J'ai tout de suite it partir un de mes aides de camp avec les ordres ci-joints; lais je ne doute pas que cet état de choses ne soit changé, irce que le major Lamy a rencontré près de Metz un officier ui portait l'ordre impératif au duc de Reggio de remettre le >mmandement au général Durutte et de se rendre à Paris.

27 mars 1815.

Sire, j'ai l'honneur de soumettre à Votre Majesté une lettre lie je viens de recevoir de madame la maréchale Saint-Cyr. î prie Votre Majesté de me donner ses ordres.

27 mars 1815.

Madame la maréchale, l'Empereur vient de me faire le ;nvoi de la lettre que vous m'avez écrite et que je lui avais >umise. Sa Majesté me charge de vous donner ce que vous le demandez. J'ai en conséquence l'honneur de vous adresser ne lettre pour M. le maréchal Saint-Cyr, par laquelle, au nom

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de TEmpereur, je lui donne Tordre d'arborer la cocarde nationale, de prêter son serment et de se retirer dans ses terres; mais il m'est impossible de vous donner des renseignements sur la route qu'il a prise. Je regrette de ne pouvoir mettre un terme à vos inquiétudes à ce sujet, mais j'espère que vous en aurez reçu des nouvelles, lorsque ma lettre vous parviendra.

27 man 1815.

Sire, M. le lieutenant général d'infanterie Pille, à Boulognesur-Mer; MM. le lieutenant général Duhesme et le maréchal de camp Gautherin, à Lille, m'ont chargé d'exprimer à Votre Majesté leurs sentiments d'amour pour sa personne et de leur entier dévouement.

27 mars 1815.

Sire, sur l'avis du colonel de gendarmerie Noirot, d'Angers, que les Vendéens organisent des rassemblements du côté de Beaupréau, j'ai donné Tordre au général Pajol de partir avec 2 à 3,000 hommes, tant infanterie que cavalerie, et de se porter sur Angers, de former ces 3,000 hommes avec les troupes qui sont à Blois, et s'il a de l'artillerie, d'en faire marcher quelques pièces avec lui, et comme il importe que ces troupes arrivent promptement à Angers, il enverra un aide de camp pour mettre tout de suite en marche les troupes qui sont à Blois et les rejoindre lui-même, en poste, après avoir mis en marche d'Orléans ce qui est nécessaire pour compléter ces 3,000 hommes. Le cri des soldats sera : Point de guerre civile! malédiction à ceux qui chercheraient à la provoquer!

Il fera désarmer les paysans qui feraient partie de ces rassemblements et les renverra chez eux. Il fera arrêter et con-

duire les nobles en prison, jusqu'à ce que Votre Majesté ait prononcé sur leur compte. Le général Pajol fera des proclamations pour faire rentrer les paysans chez eux et déclarer qu'on ne fait la guerre qu'à leurs chefs qui veulent rétablir la féodalité et les dîmes.

Le général Pajol se mettra en communication avec le général Ga£Farelli, à Rennes, et avec le général Morand, qui se porte d*Alençon sur Nantes.

Il doit envoyer à la Rochelle, à Rochefort, à File de Ré et aux différents points de la côte, Tordre d'arborer la cocarde nationale, de reconnaître le gouvernement de Votre Majesté, et d'établir, sur toute la côte, un service pour couper toute communication avec les malveillants.

21 mars 1815.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté copie de la lettre que j'ai écrite hier au duc de Reggio, et qui a été portée par le général Tromelin. A peine était-elle faite que j'ai reçu de ce maréchal celle ci-jointe, que j'envoie à Votre Majesté en original, et. que je la prie de me renvoyer; ainsi les ordres de Votre Majesté sont exécutés.

28 mars 1813.

Mon cher Oudinot, j'avais mis sous les yeux de l'Empereur ta lettre où tu me fais connaître ton départ pour Bar. Sa Majesté me charge de te donner toutes les assurances que tu pourrais désirer et de te dire de rester tranquille dans tes terres.

1511. — AU GÉNÉRAL DAUNESSIL.

Monsieor le général , FEmpereur a été informé qoe, dés le 22, vous aviez annoncé que la place serait défendue au nom de TEmpereur; que vous aviez communiqué votre enthousiasme et votre dévouement à toute la garnison de Condé, et qoe cette place était déjà à rEmpereur, avant même de savoir que la France, fidèle à Sa Majesté, Favait ramené en triomphe dans sa capitale.

L'Empereur a reconnu dans votre conduite un homme qull avait distingué en Italie, et qui, dans Yincennes, attestait sa fidélité à TEmpereur, en résistant aux armes et aux séductions de Tennemi, et en conservant à notre patrie beaucoup de bouches à feu et de munitions de guerre.

L'Empereur aura beaucoup de plaisir à vous voir.

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