‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'Eckmühl (volume 2)Chapitre 28 sur 95 · DUC DE CASTIGLIONE · texte numérisé non relu

DUC DE CASTIGLIONE

2S man 1815.

Monsieur le maréchal, l'intention de l'Empereur est de ne pas vous voir. Sa Majesté me charge de vous donner l'ordre de vous retirer dans vos terres. Veuillez me fedre connaître l'endroit où vous vous retirerez ' .

1 Napoléon avait gardé une pénible impression de la conduite d'Augereaa

28 mars 1815.

Monsieur le général, je vous envoie copie d'une lettre de Empereur, relative aux chevaux de la maison militaire du oi. Je vous enverrai, ce soir, la répartition de ces chevaux, int pour la garde que pour les corps.

Faites-les tous réunir à Arras, même ceux qui ont été

ivoyés à Amiens et autres endroits. Les hommes à pied de

garde seront montés. Le restant des chevaux sera réparti

lire les régiments de cavalerie qui sont dans votre division

aux environs. Envoyez-moi Tétat de vos hommes à pied.

L'Empereur vous a nommé commandant d'un corps d'armée

li se réunira sous Lille. Je vous enverrai, ce soir, des

structions.

Faites-moi connaître, chaque jour, la quantité de chevaux

«i seront réunis, régiment par régiment, et par espèce.

28 mars 1815 *.

Monsieur le général, l'Empereur vous a nommé commandant chef d'un corps d'armée qui se réunira à Yalenciennes. Je us enverrai des instructions; mais en attendant, avancezus sur Yalenciennes et portez-y votre quartier général ; bien

>s TEst, en 1814, et d*une proclamation violente du maréchal contre lui. ]creau, qui commandait en ce moment à Caen, venait, il est vrai, de se laler par une proclamation non moins violente contre les Bourbons. L imssion ne subsistait pas moins, et l'Empereur refusait de voir le duc de ciglione. Toutefois, en le renvoyant dans ses terres, il faisait effacer son 1 d'une liste de treize personnes qui ne devaient pas bénéficier d'un ret promettant l'oubli de tout ce qui s'était passé.

L'Empereur au maréchal Davout. — « Paris, 28 mars 1815. Mon couen attendant que vous m*ayez remis le travail pour la formation des érents corps, il est urgent que vous donniez ordre au général Beille de ancer sur Yalenciennes et au comte d'Erlon de réunir son corps sur e; bien entendu que les troupes ne seront pas placées d'une manière tile, et que Reille occupera Yalenciennes, Maubeuge et autres débouchés. » rrespondance de Napoléon, t. XXYIII, p. 48.)

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U16. — A L EMPEKEUK ET ROL

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V «îeEté Me demanda oà est le doc de BeUmie. m rapport da générai DgMoteiB, qu'il , daxt^ la Dnil do 24 an 2â. se dîngeant sur hj

1517. — AU GÔÉRAL SOUHAII,

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MofjL^ieur le géoéraL j*ai reçu la lettre que tous m'afi etiroyiie par Totre aide de camp, en date du 27. J^ai lu, avec! autant de plaûir que d'intérêt, les détails qu>lle contient surj le lion esprit des troupes et des habitants.

Four ce qui tous concerne. Monsieur le général, TonspoaTeij être sans inquiétude. L'Empereur se rappelle tos bons se^ vices, et il vous regarde comme un des généraux distingués de | Tarmée française et un de ses dévoués serviteurs. Je vonsi réexpédie tout de suite votre aide de camp.

Je vous envoie ci-joint une collection du Moniteur et de décrets de TEmpereur, que vous répandrez à Bordeaux, Toulouse et dans les villes de votre région, pour fisiire recoonaître partout Tautorité de TEmpereur, arborer les couleun nationales où elles ne le seraient pas encore, faire dispe* raftre tout ce qui tient à l'ancien gouvernement, poursuinej ceux qui chercheraient à semer les troubles et la discorde, di éclairer le peuple sur ses véritables intérêts et ses devoinj

envers sob souverain, puisque ce dernier événement prouve bien qu'il était dans le cœur de tous les Français. Ce n'est pas ^0,000 baïonnettes qui nous Tout donné, celui-là.

Il est bien important que vous fessiez savoir, surtout à Bor- <leaux, tout ce qui se passe, exécuter les ordres du gouvernement, et même si la duchesse d'Angouléme s'y trouvait encore au moment de la réception de cette lettre, vous tâcheriez de la faire arrêter, en la traitant avec tous les ég^ards possibles, et ^ous la feriez conduire à Paris. Ce ne serait aucunement pour lui faire le moindre mal; mais cette mesure réduirait à la soumission les mauvais citoyens et les émigrés qui conservent encore quelque espérance fondée sur la guerre civile.

Enfin, vous mettrez à exécution toutes les dispositions du décret impérial de Lyon, du 13 courant.

Je vous invite, en même temps. Monsieur le général, à écrire aux commandants de Bochefort et de la Bochelle de s'entendre avec la marine pour faire armer les côtes et prendre toutes les mesures qu'il conviendra, afin de mettre en sûreté et en état de défense les tles de Bé et d'Oléron.

Les rapports que j'ai reçus de la Bochelle sont du reste :satisfeisants.

J'ai donné les mêmes ordres au général Delaborde, au sujet des mesures à prendre pour le bien du service de l'Empereur. Dans le cas où il n'aurait pas reçu Cette lettre, veuillez lui envoyer copie de ma circulaire aux généraux et y joindre tous les détails qui pourront coopérer au succès de ses opérations. Faites connaître aussi, de ma paît, au général Delaborde qu'il ait à donner l'ordre au général Cassagne de partir, en vingt-quatre heures, de Toulouse, pour se rendre à Paris.

Veuillez envoyer également copie de ma circulaire à tous

les généraux et commandants d'armes de vos environs, parce

-qu'il serait possible que mes lettres eussent été interceptées

par des malveillants. D'ailleurs, la multiplicité des avis ne

peut que produire un bon effet.

Faites savoir à vos autorités civiles que si elles ne marchent pas comme dans tout le reste de l'Empire, je porterai des plaintes contre elles.

Je vous serais obligé de £aire passer au général Rey la dépêche ci-jointe. Prenez-en connaissance et envoyez-la-lai sur-le-champ.

Non-seulement j'approuve que vous occupiez Liboume, mais je vous autorise même à prendre toutes les mesures que vous croirez propres à établir la tranquillité et à arrêter les malveillants, et les émigrés qui oseraient encore la troubler par leurs trames criminelles, dont le seul but est d*allumer la guerre civile.

Observez surtout Bordeaux, et que cette ville suive Texemple de tout le reste de TEmpire, où non-seulement tout est traoquille, mais encore dans le plus vif enthousiasme.

29 mart 1815.

Monsieur le maréchal, j'ai reçu votre lettre du 26 mars. Je vais mettre de nouveau sous les yeux de l'Empereur le désirque vous avez de venir à Paris. Je crains que dans ce moment, Sa Majesté ne juge pas convenable de vous accorder cette autori' sation; mais j'espère que sous peu vous la recevrez.

Je suis bien sensible, mon cher maréchal, à ce que vous voulez bien me dire de flatteur sur Theureux événement qui m'a rendu à l'armée. Je partage vos sentiments, et j'espère être à même de vous renouveler de plus près les assurances de toute mon estime et de mon amitié.

30 mars 1815.

Sire, je reçois à l'instant la dépêche télégraphique qui annonce que les insurgés au nombre de cinq mille hommes sont entrés à Gap, se dirigent sur Grenoble et menacent aussi Valence.

Je crois qu'il serait bon de faire partir pour Tjyon, en poste,

DU MARÉCHAL DAYOUT. — 1815. 381

deux généraux de division et quatre g;énéraux de brigade; si Votre Majesté approuve cette mesure, je la prie de les désigner.

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