COMPOSANT LA COMMISSION DE RÉVISION
21 avril 1815.
Messieurs, Sa Majesté, en vous confiant la révision des grades accordés par le dernier gouvernement, a voulu faire annuler des avancements ou emplois donnés par ce dernier gouvernement à des individus qui n'y avaient aucun droit, et en même temps confirmer l'avancement donné à des officiers qui avaient pour eux de bons services. Ces fonctions, vous les remplissez avec une impartialité louable et dans l'intérêt du ^service de Sa Majesté.
Mais, Messieurs, il ne suffit pas de ne laisser à l'armée que des officiers d'honneur et fidèles à la patrie et à Sa Majesté, il est du plus grand intérêt d'en éloigner les officiers de santé et les employés dont l'opinion connue est contraire aux vues de Sa Majesté, et qui, d'ailleurs, ne jouissent pas d'une bonne réputation, et, par le même principe, d'y maintenir ceux qui le méritent par leur bonne conduite.
Vous savez. Messieurs, qu'une bonne administration coopère efficacement aux succès militaires, et que la malveillance et souvent la force d'inertie les entravent. Il convient donc
d'imprimer à Tadministration un zèle ardent, propre à surmonter les obstacles. Ce résultat avantageux, on ne peut Fobtenir que par de bons choix.
La commission a déjà dît recevoir les états et renseignements dont elle pouvait avoir besoin pour MM. les inspecteurs et commissaires des guerres de tout grade. Je charge les chefs de division de leur faire passer : 1* Tétai des officiers de santé et des employés déjà nommés à la suite de Tannée, avec des notes qui puissent vous éclairer sur leurs sen-ices antérieurs; 2* Tétat des officiers de santé et employés qui ont déjà servi et qui sollicitent leur rentrée dans le service; 3* les demandes faites par les officiers de santé et employés pour obtenir des décorations de Tancien gouvernement.
22 «Tril 1813.
Mon cher général, le maréchal de camp baron Delcambre est nommé votre chef d'état-major. L'estime et Tintérét que je lui porte m'ont déterminé à le placer prés de vous. Je suis convaincu que lorsque vous le connaîtrez, vous l'apprécierez comme moi, et qu'il saura mériter votre suffrage; je vous le recommande particulièrement.