INSPECTEUR GÉNÉRAL DE LA GENDARMERIE
23 avril 1815.
Monsieur le duc, dans les derniers événements qui ont eu lieu, deux militaires ont surtout marqué par leur conduite d'opposition bien prononcée, le maréchal de camp Donadieu et le colonel Magnier, qui a été en Egypte, et depuis a commandé le 13* d'infanterie légère. Le premier, Donadieu, était employé à Tours, et, sans aucun ordre, il a été rejoindre la
duchesse d'Angouléme, et Tautre a joué un assez grand rôle (Lins tous les troubles du côte du Midi.
Au surplus, il suffit de vous désigner ces deux individus, dont les noms ont déyd plus d'une fois figuré dans les complots contre l'Empereur et la patrie.
Je vous prie. Monsieur le duc, de vouloir bien donner des ordres aux différents commandants de gendarmerie pour les faire arrêter partout où ils se trouveront.
23 avril 1815.
Sire, j'ai l'honneur de prévenir Votre Majesté, en réponse à sa note du 22, que le général Girard, commandant au Mans, est remplacé depuis plusieurs jours dans son commandement par le maréchal de camp Mocquery, et que Votre Majesté a approuvé ce remplacement.
Le décret qui prouve sa destitution ne m'est point encore parvenu.
23 avnl 1815.
Sire, j'ai donné l'ordre aux généraux commandant les 12% lîV, 14* et 15* divisions militaires, qui ont dans leurs arrondissements une assez grande quantité de douaniers et de forestiers, qui sont presque tous anciens soldats et dont la moitié au moins peut être rendue disponible, de se concerter avec les directeurs des douanes pour les organiser en compagnies et subdivisions, et d'en former des colonnes mobiles, qu'on augmenterait de la gendarmerie et des gardes nationales, pour marcher contre les rassemblements d'insurgés qui pourraient se montrer, les disperser et arrêter les chefs; bien entendu que cette organisation se fera sur le papier, et qu'on ne distraira cette partie des douaniers et forestiers de leurs
fonctions que <lan$ le cas de rassemblemenls à disperser, et à défaut de trou[*es de li^e.
J'ai autorisé les généraux à faire donner les vivres de camlia^^ne aux douaniers et forestiers qui seraient employés à la colonne mobile, et pour tout le temps seulement où Ton en dis[io$eniit. Je propose à Votre Majesté de leur accorder, eo outre, la solde, comme aux troupes de ligne, pendant le même temps.