‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'Eckmühl (volume 2)Chapitre 50 sur 95 · MIMSTRE DE LA POLICE · texte numérisé non relu

MIMSTRE DE LA POLICE

13 a*nl I8lâ.

Monsieur le duc, je reçois votre lettre du ai de ce mois, où vous me communiquez une observation du préfet de la Gironde, du 15 de ce mois, sur plusieurs généraux qui >e trouvent dans ce département dans une fausse position.

Les remarques du préfet sont justes.

Je vous transmets les noms des généraux emplovésdans la 11* division militaire : le lieutenant général Clausel, commandant supérieur; le lieutenant général d'Armagnac, commandant le département de la Gironde; le maréclial de camp Pcgot, commandant à Bordeaux; le maréchal de camp Berlicr, commandant le département des Landes; le maréchal de camp Bey, commandant les Basses-Pvrénées ; et le général Blondeau, à la disposition du général Clausel.

Tous les autres généraux qui seraient dans cette division n'auraient ni ordre ni autorité. Tous, à l'exception du général d'Armagnac, y ont été envoyés récemment par TEmpereur.

Au surplus, je vais écrire au général Clausel de faire partir de la division tous les autres généraux qui s'y seraient trouvés avec lu duchesse d'Angouléme, et ceux qui n'auraient pas d'ordres de scn'ice.

24 avril 1815.

Sire, j'ai Thonneur de rendre compte à Votre Majesté que, conformément à ses intentions, j'ai envoyé mon aide de camp Xialoy aux fies Saint-Marcouf, avec Tordre de ne les quitter qu'après s'être assuré de l'exécution des mesures que j'ai prescrites. J'ai maintenant la certitude que les pièces sont approvisionnées à 200 coups, et qu'on y a déposé des vivres pour plus de 300 hommes pendant trois mois.

J'ai aussi l'honneur de mettre sous les yeux de Votre Majesté un rapport qui m'a semblé mériter son attention. II parait qu'il serait possible de réunir en bataillon d'équipage les marins qui avaient servi dans les flottilles, et de mettre par ce moyen à la disposition de Votre Majesté des braves dont elle a souvent éprouvé le courage et le dévouement.

24 avril 1815.

Sire, c'est à la fermeté et a la conduite distinguée du colonel Brue que Votre Majesté doit la conservation de la place de Rayonne que la duchesse d'Angouléme, par ses intrigues, voulait faire livrer aux Espagnols.

Cette nouvelle preuve de dévouement que donne le colonel firue à la personne de Votre Majesté et à la patrie le rend digne d'une récompense que je propose à Votre Majesté.

Je lui soumets le projet de décret par lequel elle nommerait M. le colonel Brue maréchal de camp.

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