GÉRARD, REILLE
€juia 1813.
Monsieur le (jënéral, les hostilités paraissant imminentes, je TOUS rappelle les différentes instructions que je vous ai données pour faire rentrer dans les places fortes toutes les embarcations, nacelles, bacs qui existaient sur les riTières portées dans ces instructions. Je ne peux trop tous recommander ces mesures; vous saTcz comme moi que le difficile dans notre état est de feire exécuter les ordres que Ton donne. Je TOUS engage à tous assurer par les officiers de Pétat-major de Texécution de ceux que tous aTcz donnés ou que tous donnerez, à charger les commandants de place de fiaiire exécuter à la ri(jueur Tordre de s'en assurer par eux-mêmes. Vous leur
n.idieM à cheval, chacun de quatre escadrons ; total de cette première colonne, cinq régiments ou 2,000 cheraux...
« Vous ferez partir, mardi 6, le 2* ré^pment de lanciers rouges, le 3* de chasseurs, le 2* de dm(;ons et le 2* de grenadiers, ce qui fera 1,600 cheTaux qui se rendront qrnlcment à Soissons. Ces colonnes iront à Soîssons en trois jours, de manière a y être le 8 on le 9.
• Vous donnerez ordre également que les trois régiments de lanciers et les !*<' et 2^ chasseurs, chacun fort de 400 hommes, partent le plus tôt po;»sible ; et vous vous assurerez que des mesures sont prises pour que cela ne puisse pan tardiT.
M Toui ces détachements de la garde prendront la route de Dammartin.
• Vous ferez partir, également lundi, les 3* et 4* de chasseurs à pied; mardi, les 3' et 4* de grenadiers «\ pied ; mercredi, les deux k** r^iraents de grenadiers et chasseurs avec les deux 3*' régiments de voltigeurs et tirailleurs, et vous prendrez mes ordres mercredi pour le départ, jeudi, des deux l'*"* répiments de grenadiers et de chasseurs, de sorte que, le 10, toute la garde artillerie, infanterie, cavalerie, équipages militaires, génie et administra dons, se trouve réunie à Soissons.
• Vous donnerez des ordres pour que, le 10, toute la garde ait quatre jours de pain biscuité, et que ses caissons ordinaires et auxiliaires soient chargés de pain ; enfin qu*à cette époque elle présente un corps formé de trois divisions d*infantcric, de deux divisions de cavalerie et d*une réserve d'artillerie. Toutes les ambulances, toute rartillcric et les différents détachements seront à leurs postes.
u Vous demanderez à rartillerie une compagnie de pontonniers pour rattacher aux marins et aux sapeurs de la Garde. Ayez un bon officier de pontonnieri. » (Correspondance de Napoléon, t. XXVIII, p. 252.)
donnerez les points sur lesquels ils devront vous rendre compte. Vous leur prescrirez aussi de m*informer de ce qu'ils auront fait. Il faut que Ton cherche dans les roseaux, les îles, et que Ton rende responsables les autorités locales. Ce sont des mesures qui n'auront qu'un temps; aussitôt que cela sera sans inconvénient, on leur rendra leurs bateaux.
7 juin 1815.
Monsieur le général, votre lettre m'est arrivée au moment du départ de l'estafette. Je me suis hâté de vous en accuser réception et de vous autoriser à entrer en pourparlers '. Le ministre de la police a vu l'Empereur ce matin; n'ayant rien tant à cœur que d'empêcher les Français de s'égorger entre eux, Sa Majesté a autorisé à entrer en arrangement. Vous trouverez ci-jointe une lettre signée du ministre de la police et de moi qui vous fera connaître les bases sur lesquelles vous êtes autorisé à traiter : un beau jour pour l'Empereur et pour la France sera celui qui ôtera tout espoir aux ennemis de l'extérieur d'une guerre civile. Tout ce qu'il y a de chefs vendéens ayant une goutte de sang français dans les veines se prêtera à cet arrangement; il faut qu'il soit exécuté de part et d'autre avec franchise et loyauté. Cet arrangement détruira les projets de nos ennemis, qui comptent plus sur le mal que peut nous faire la guerre civile que sur la guerre étrangère.
' Il y avait en efFet pour un instant une tentative de pacification dont le ministre de la police, Fouchc, ne demandait pas mieux que de se mêler, pour être toujours en communication avec tous les partis. Cette tentative, k laquelle Napoléon n'était pas étranger, se motivait par des raisons de fait plus ou moins avouées : si TEmpereur était vaincu au nord, Tinsurrection avait cause gagnée; si TEmpereur était victorieux, elle serait forcément apaisée; dans tous les cas, elle n'avait pas de raison d'être.
8 juin 18151.
Sire, afin d'exécuter les ordres de Votre Majesté relatif aux travaux de la rive gauche de la Seine, j'ai rhooneur de la prier de m'autoriser de retenir à Paris pendant deux ou trois jours le général Haxo, afin qu'il termine les tracés des ouvrages de ce côté de la Seine et donne tous les ordres de manière que tout soit prévu et qu'il n'y ait plus qu'à exécuter. Le général Haxo a faitpartirseschevaux^de sorte qu'il ne résultera aucun inconvénient du délai que je demande à Votre Majesté.
Sjoiii 1815.
Les ordres contenus dans la lettre de Votre Majesté d'hier sur le départ des difiFérents généraux sont exécutés. Les généraux Girard, Pajol et Gazan, le comte de Valmy et le maréchal Grouchy sont déjà partis et doivent être rendus à leur destination. Le général Berthezène est parti hier ou ce matin. Le maréchal Mortier sera rendu à sa destination au plus tôt pour le 9 juin, fixé par Votre Majesté; les généraux Duhesme et Dulauloy partiront aujourd'hui *.
* L'Empereur au maréchal Davout. — « Pari», 7 juin 1815. Mon cousin, donnez ordre que, à dater de demain 8, on travaille aux quatre points principaux sur la rive (jauclie de la Seine, car il est indispensable de se mettre un peu en équilibre. Faites-moi connaître quand ces ouvrais seront tracés, parce qu'alors je les parcourrai à cheval.
« Réitérez les ordres pour que, tous les jours, on mette des pièces en batterie à Paris, afin qu'il n'y ait pas de secousse et qu'insensiblement tons les ouvraf^es soient garnis. D'ailleurs, cette vue donnera confiance au peuple.
« Il serait à souhaiter qu'avant le 25 il puisse y avoir quarante pièces en batterie sur les ouvrages de la rive gauche, et qu'à cet effet les ouvrages soient assez avancés. « (Correspondance de Napoléon, t. XXVIII, p. 263.)
^ L'Empereur au maréchal Davout. — • Paris, 7 juin 1815. Mon cousin, je suppose que le prince Jérôme et les généraux Girard et Berthezène sont partis pour l'armée du Nord; assurez-vous-en. Je suppose que le général Pajol, le comte de Valmy et le maréchal Groachy sont partis pour comman-