AD GÉNÉRAL BAILLE DE SAIST-POL
Paris, le 29 jato 1813, à dcax henres do macio'.
On vient de me fiaûre le rapport que l'Empereur veut aller à Montmartre pour tâcher de faire un mouvement. Quelque invraisemblable que soit ce rapport, cependant il est bon de vous mettre en mesure. Prévenez le prince d'Elssling afin qu'il mette sous vos ordres quelques bataillons de ^rdes nationales que vous ferez entrer à Montmartre à la première nouvelle que vous auriez de pareille tentative. Communiquez cette lettre au prince d'Essling.
avec le« Autricbiens. Le général Lecourbe soutenait pendant quelques joars une «érie de combats qui loi faûaient grand bonneur. D*an autre côté, le marécbal Sacbet renaît d*avoir, coup sur coap, arec les généraux Bulma et Friment, deux affaires sérieuses où il avait tenu en écbec les Autricbîens, et qui furent suivies d*nn armistice auquel ceux-ci se prêtèrent, sans doute sons rinflnence des événements qui décidaient la question sur un autre point.
' On sait que Napoléon, déjà à la Malmaison, saisissant arec le coup d*œil de Thomme de guerre le danger auquel sVxposaient Blûcber et Wellington en s'avançant sur Paris, à une distance de deux jours de marcbe, vit un instant la possibilité de reprendre le pouvoir pour se jeter sur les Prussiens d*abord et battre en détail les deux armées ; il en faisait même, le 29 juin, la proposition à la commission executive; un aide de camp était aussi envoyé auprès du marécbal. Le marécbal, qui était en ce moment aux prises avec tons les embarras d'une situation inextricable, recevait assez durement Paide de camp qui venait lui faire ces propositions. 11 rappelait avec énergie qu*il avait lui-même, le premier jour, le 21 juin, presse l'Empereur de se saisir du pouvoir, de suspendre les Chambres, de rallier toutes les forces pour tenir tète à Pennemi ; que PEmpereur avait cru devoir abdiquer, que maintenant tout ce qu'on propojiait était inexécutable dans la situation nouvelle qui s'était créée. Il était évidemment trop tard, en effet; ce qui avait été peut-être possible le premier jour ne l'était plus. Au reste, dans cette -circonstance comme dans toutes les autres, le marécbal ne parlait de PEmpereur qu'avec respect tout en considérant néanmoins son rôle comme fini dans la situation qu'il s'était faite par sa seconde abdication.