AU MARÉCHAL PRINCE D'ESSLING
Pans, le 30 juin 1815 K
Monsieur le maréchal^ beaucoup de {gardes nationaux demandent à marcher volontairement en première ligne. Il en est un grand nombre qui, ce matin, se sont portés en tirailleurs au-devant de Tennemi et ont repoussé les vedettes. Chaque légion o£Fre des braves dont la résolution et le patriotisme n'ont besoin que d'un point commun pour se signaler. Je vous invite, Monsieur le maréchal, à leur faire un appel: que chaque homme de courage et de bonne volonté vienne dans nos redoutes; aucun service extérieur ne leur sera donné. Ils contribueront seulement, avec les troupes de la ligne, à la défense des fortifications qui couvrent leur foyer. L'honneur français n'a pas besoin d'être stimulé. Une foule de gardes nationaux s'empresseront, je n'en doute pas, de répondre sur-le-champ à l'appel et à la confiance de la patrie menacée.