‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'Eckmühl (volume 2)Chapitre 72 sur 95 · A LA COMMISSION DE GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

A LA COMMISSION DE GOUVERNEMENT

Paris, 2 juillet 1815.

Messieurs, jusqu^à ce jour, il a été possible de pourvoir à la subsistance de Tarmée, et quoique le service ait éprouvé quelques tiraillements, cependant il s'est exécuté, et lesbesoins des troupes ont été remplis. Pour les denrées qu'il ne s'agit que d'acheter et qui se trouvent dans le commerce, telles que le vin, l'eau-de-vie, le riz et le sel, il sera encore possible de subvenir aux besoins du service, mais il est un obstacle qu'il n'est pas au pouvoir de l'administration militaire de surmon«ter et contre lequel l'action de l'intendant général est insuffisante, celui de convertir la farine en pain en assez grande quantité, pour faire face aux distributions.

Pour assurer grandement le service, il faudrait pouvoir réaliser en un jour 300,000 rations de pain et maintenir cette réserve à la hauteur de 150,000 rations au fur et à mesure des consommations par des versements journaliers. Le produit habituel des manutentions militaires ne peut arriver à cette quantité. Il est donc indispensable de recourir aux fours civils. Cette mesure a été mise en œuvre par l'intendant général, mais il ne peut pas en maîtriser les effets, en sorte que les produits sont incertains et que déjà le service est compromis. Vous sentez, Messieurs, toutes les conséquences d'un état de choses qui exposerait les troupes à éprouver des besoins dans

datesques. Il allait en être puni, le lendemain même, par récliec que les généraux Exelmans et Pire infligeaient ù ses troupes sur la route de Versailles.

5iU CORRESPONDANCE

kl ^LtuatioQ oo ie troaTe Pannee. Toa» seuls poorez Ie> pré- ▼enir, ea imprimant à la fibricatioa da pain qa'on est obligé d'attendre des boalangers cirils, une impalsion extraordinaire et forcée. M. Yolland. ordonnatenr en chef de rarmée, qai ▼on s remettra ma lettre, eçt chargé de tous entretenir de cft objet important, ain^i qoe d'aotres besoins da serrice poar le^qaei.^ l'interrention de Tantorîté sapréme derient indispensable. Tontes les demandes qoe toos fera M. Yolland à cet é<];ard .sont de première urgence, et aocune d'elles ne peut être ajoomée un seul instant sans compromettre incessamment le serrice des troapes. D'aussi poissants motifs tous détermineront sans doute à les accueillir.

1777. — A LA COMMISSION DC GOCYER5EMEST.

i,2jcûUct 1813.

Messieurs, le général comte Yandamme m*a fait connalfre que Tennemi se montrait du côté de Meudon, et que les rapports annonçaient de grands mouvements de troupes de Saint-Germain sur Versailles. Je me suis décidé à porter la jeune et la vieille garde, composée de 9.000 hommes, en réserve sur la rive gauche de la Seine. Je chaîne M. le général Mouton-Duvemet de faire un appel à tous les militaires qui sont à Paris de se trouver demain dans la journée au Champ de Mars. Cette mesure sera insuffisante, si Ton n'emploie pas des moyens coercitifs. Dans mon opinion, ils doivent être pris par les Chambres. Je vous prie. Messieurs, de leur soumettre une proposition; ces moyens coercitifs doivent aussi être employés envers ceux des habitants qui recèleraient des militaires. Tout est tranquille maintenant. Tout ce qui a été aperçu aujourd'hui ne peut être considéré que comme une avant-garde. J'établis dés ce moment mon quartier général à la barrière d'Enfer *.

' A cette date du 1*' juillet, on ctiit au point le plus ai{^ de la jtituation. T andig que les corps de d*Erlon, de Reille, de Vandamme, la garde, se ralliaient sous Paris où ils étaient le 29 juin, les alliés continuaient à avancer,

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