RÉSIDENT DE FRANGE A VARSOVIE
VanoTÎe, 26 mars 1808.
Monsieur le résident, d'après les preuves du mauvais effet des fiausses mesures prises jusqu'à cette époque, je ne puis que vous engager de la manière la plus forte à les faire cesser et à demander au conseil des ministres une séance extraordinaire pour qu'il ait à délibérer sur les différentes propositions que vous leur avez soumises, et à me communiquer dans le jour leur décision.
Je vous prie de déclarer que je suis résolu, si on persiste à tenir la même marche, à prendre des mesures qui obvieront aux inconvénients de l'état de choses actuel, et à les faire précéder de la publication de toutes les pièces officielles, de mes lettres et de celles du ministre des finances, ainsi que de ces opérations financières qui ne peuvent être excusées que par une ignorance inconcevable ; les personnes de bonne foi seront éclairées, les autres confondues.
Un des inconvénients majeurs de l'ordre de choses actuel, c'est que les caissiers ont reçu dans le grand-duché l'ordre de ne recevoir le billon qu'à un taux déterminé, et le militaire et rbabitant qui n'ont pas connaissance de cette dépréciation
IGO CORRESPONDANCE
Ié{;ale veulent obliger les bouchers, boulangers et autres marchands à recevoir cette monnaie à sa valeur nominale; des autorités civiles appuient ces prétentions dans plusieurs endroits, par suite de cette même ignorance, et requièrent même Tappui de la force armée; il en résulte nécessairement des troubles et des injustices^