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Toute l'artillerie au nombre de 60 pièces, y compris celle des rég[iments qui doit incessamment rejoindre les corps auxquels elle appailient, est à Zabludowo.
L'adjudant -commandant Romeuf a trouvé les officiers russes, en général, fort malhonnêtes.
Le général Lewicz a témoigné des inquiétudes sur la continuation de la paix. Il a laissé connaître que les arrangements d'Espagne déplaisaient. — Est-il vrai, a demandé ce général, que votre empereur a trouvé bon de s'emparer des couronnes de Saxe et de Danemark? — Ce n'est certainement pas vous, général, qui croyez cette absurdité, a répondu le colonel Romeuf. Alors, quoique ayant fait assez sérieusement la question, il a voulu avoir l'air de n'en avoir parlé que comme d'une de ces nouvelles qu'on répand tous les jours.
Je donne ces détails à Votre Majesté, parce qu'ils peuvent lui faire connaître l'esprit d'une partie des généraux russes.
Toute la division du prince Gortcfaakof, qui a son quartier général à Kobryn, doit se rendre à Brzeck, sur le Bug. Vu cette réunion de troupes sur le Bug, j'ai cru devoir renforcer la garnison de Sierock, qui était de 3 à 400 hommes. JeTai portée ù 12 ou 1,500. Cette place importante n'étant pas encore fermée et ne devant l'être que dans un mois, je n'y ferai porter l'aitillerie qu'à cette époque.
Le général Lewicz a témoigné quelque inquiétude sur le5 travaux qui se font à Praga, Sierock et Modlin. — Voici, a-t-il dit, comme ces Polonais veulent rester tranquilles. Us ne cessent de travailler à ces fortifications. Le colonel Romeaf lui observa que ces travaux ayant été commencés pendant la guerre, il fallait qu'ils fussent terminés pour empêcher leur prompte et entière destruction, qu'on les poursuit très-lentement à cause du peu de moyens du duché, et qu'il était d'ailleurs tout simple qu'on cherchât à fortifier sa frontière. Le général ne répliqua rien.
Le colonel Mathis, qui commande la cavalerie légère sur le Niémen, m'écrit qu'il se confirme que la 4* division commandée par le prince Galitzin, qui avait eu ordre de se porter sur Revel, a reçu contre-ordre et s'est arrêtée en Courlande.
lUx Autrichiens, le rapport de tous les déserteurs }ue tous les régiments qui étaient dans les deux 3 sont portés de Cracovie sur la route de Briinn. ir départ ils ont eu des déserteurs presqu'à chaque nsi ce fait est bien confirmé. Tqus ces déserteurs ;çu dans le courant de juin 60 cartouches. Les campagne et les ambulances sont avec les régionce que les régiments qui sont partis doivent être ; par des régiments hongrois.
s rapports disent que 10 à 13 bataillons vont être ans les différents districts, pour appuyer Torganisarmée de réserve et la levée de la milice qui comjà à s'effectuer. Je crois à cette dernière version, car à des déserteurs de ces trois bataillons, entre autres é sur le Bug, entre Brzeck et Varsovie, •rit officiellement de Vienne à des fonctionnaires de : et de la Bohème que vous vous chargiez de faire ne indemnité plus considérable en Bosnie et en 'empereur d'Autriche a dû, dit-on, répondre qu'il nis à la Hongrie que s'il acquérait quelque chose en en Sei'vie qui eût déjà fait partie de ce royaume, il inerait, qu'en conséquence l'indemnité proposée ne Tait en rien ce qu'on voulait lui ôter. es personnes qui paraissent avoir de bonnes relamt rapporté que l'Autriche, peu rassurée sur le e la Russie, a envoyé secrètement dans ce pays fonctionnaire de la Galicie, pour savoir ce qui s'y
Iciers russes et autrichiens qui sont sur le Bug et qui fréquemment sont persuadés que si la guerre a lieu,
nt ensemble contre nous.
de camp que j'ai envoyé le 5 juin à Pétersbourg
de retour, et je n'en ai pas de nouvelles.
il. IG