‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'EckmühlChapitre 32 sur 99 · SI · texte numérisé non relu

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^otre départ, qaî était remarquable par le retour de ce paT> à «on indépendance politique* n*a pas pam exciter le moîndie contentement parmi le pablic. Aucon maoTaîs propos nz ëé entendo dan« les différentes réunions. Les oflSciers français qoi «ont restés n'ont éprouré noUe paît aucune insulte; il» ont recueilli des preuves de regret de la paît de toutes \t< cla^^es utiles de cette capitale.

Les causes réelles et les motifs de cet esprit de la part de la mas.«e du peuple et des bourgeois s'expliquent facilement Les contributions de ce pays ont été en partie dépensées dans cette capitale pendant notre séjour. On ne se dissimok pas le contraste de notre dépense arec Féconomie de la cour, et les sacrifices qu'on sera obligé de faire pour remédier à la misère des troupes et aux besoins de l'État.

Si jamais il se fait dans ce pays des sottises contre les Français, il ne faudra les attribuer qu'aux instigations de la cour ou aux débris de l'armée prussienne, qui a conservé toute son ancienne forfanterie, ou aux intrigues de l'étranger.

Ces réflexions doivent s'appliquer aussi à la Silésie.

Le pays qui est entre l'Oder et la Yistule a été travaillé avec plus de succès, et les Français isolés y ont éprouvé beaucoup de sottises de la part de la population.

J*ai déjà entretenu Votre Majesté de la licence des journaux allemands, qui devraient naturellement être sous notre influence.

Les mesures que j*ai prises pour qu'ils me soient toos envoyés et pour les faire traduire ne sont pas encore mises exécution : il ne m'est encore parvenu ici que la Gazette de Bamberg. J'en envoie à Votre Majesté deux numéros avec la traduction de deux articles, dont Fun surtout, relatif à Fempereur Alexandre, attirera peut-être Fattention de Votre Majesté.

Je crois devoir faire observer à Votre Majesté que souvent à Paris on publie, sous des rubriques étrangères, des articles dont les véritables auteurs ne peuvent être que des intrigants. J'en envoie un qui a été répété dans tous les journaux de Paris.

Annoncer que le prince d*HatzfeId se dispose à quitter les États prussiens, c'est signaler la bonne conduite qu'il a tenue

envers nous. C'est la marche que Ton prend; car M. le général de Grawert, commandant en Silésie, s'étant très-bien conduit dans ses relations avec nous, on Ta signalé en publiant que Votre Majesté lui avait accordé le grand cordon de la Légion d'honneur.

Pour ce qui me concerne, on ne m'a pas ofFert de frais de table : ainsi il n'a pas été question d'en refuser.

Je n'ai eu rien à changer à tout ce qu'avait fait M. le maréchal duc de Dalmatie. Il avait établi dans le pays tout l'ordre possible. Ce n'est que parce que les éloges outrés peuvent faire de la peine à de bons serviteurs de Votre Majesté que j'attire son attention sur ces petites malices.

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