‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'EckmühlChapitre 43 sur 99 · AU MINISTRE DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

AU MINISTRE DE LA GUERRE

COMTE d'hUNEBOURG.

Erfurt, 19 janvier 1809.

Monseigneur, j'ai l'honneur de vous prévenir que M. le général Rapp me rend compte que la garnison de Danzig, composée de deux régiments français, deux régiments saxons, deux régiments polonais et divers corps d'artillerie des trois nations, a célébré par une fête les succès des armes de l'Empereur en Espagne et son entrée à Madrid.

Le général Rapp m'annonce que la plus grande union existe entre les différents corps composant la garnison de Danzig, et que le dévouement à la personne de Sa Majesté est aussi entier et sincère dans les troupes alliées que chez les Français.

A l'occasion de cete réjouissance, la garnison a donné deux jours de solde pour le soulagement des pauvres. La somme résultant de ce don volontaire monte à 10,000 francs et a été employée à l'établissement d'une soupe économique

France. Deux jours avant son départ de Valladolid, il écrivait à son ministre des affaires ctran{;ères, M. de Cliampagny :

« Valladolid, 14 janvier 1809. Monsieur de Cfianipa{^y, j'envoie Deponthon à Saint-Pétersbouq;. Écrivez aux sieurs Otto, Durand et Bourgoing, pour qu'ils aient l'éveil sur les mouvements de l'Autriche. Ecrivez-leur qu'il est nécessnire que les troupes de la confédération du Rhin se tiennent prêtes h marcher; que l'Autriche parait avoir perdu la tête; que les affaires d'Espagne sont terminées ; que je suis au mieux avec la Russie, mais que les Anglais dominent à Vienne. Vous ajouterez au sieur Otto que je désire que la Bavière arme ses places, et surtout les forteresses de Passau et Burghausen. On peut envoyer à Paris un ingénieur avec les plans de ces deux forteresses, pour arrêter les travaux à faire, mais, en attendant, y mettre une garnison et les approvisionner. » (^Correspondance de Napoléon, t. XVI II, p. 206.)

qoi sera distribaée à cinq cents personnes, par jonr, jo$qa'au 1** mai.

J'ai cm deroir &ire connaître à Farmée cette <x>ndiiite digne d'éloges, par Tordre du jour, et mettre sons tos yeux les noms des régiments formant cette garnison.

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