COMTE D^HUNEBOURG
ErCort, 31 janvier 1809.
Monseigneur, j*ai Thonnenr d'adresser à Votre ExcelleDce un rapport du sieur Lange, ci-devant rédacteur du Télégraphe; il contient beaucoup de verbiage, mais il peut donner une idée des absurdités auxquelles les esprits sont livrés en Prusse.
Pour tourner la tête au souverain de ce pays, dans toutes ces rapsodies et dans les toasts portés dans des banquets, on le qualifie de roi ferme et constant.
Il est à observer qu'on a efFectivement adopté dans Tannée prussienne Tuniforme russe. Il est constant aussi qu*il sV est fait un grand recrutement en disproportion avec les finances du pays, et peut-être contre les stipulations des traités. Je donne ceci à Votre Excellence comme un fait, ayant vu beaucoup de Français qui ont rencontré des détachements de recrues, et entre autres un de 8 à 900 hommes à Kœnigsbeiç.
Le rapport ci-joint du général Saint-Hilaire en contient de nouvelles preuves.
J'adresse aussi à Votre Excellence une longue lettre du général Rapp.
Il y a toujours quelque chose à tirer de ces rapports.