A SON ALTESSE LE PRINCE PONIATOWSKL
Erfurt, 14 mars 1809.
Monseig^neur, j'ai reçu vos diÉFérentes lettres jusques et
^pris celle du 6 mars.
le suis de retour à Erfurt, un peu incommodé. JDans les derniers jours de mon séjour à Paris, je n'ai pas eu ie ce seul bonheur (après avoir parlé de l'accouchement de adame la maréchale), car je compterai parmi les plus heufaoL moments de ma vie celui où j'ai reçu de Sa Majesté le A de Saxe le grand cordon de l'ordre militaire de Pologne. rtte marque de confiance de ce souverain m'a été d'autant 118 agréable que je la partage avec Votre Altesse.
Il est fort difficile de raisonner sur les circonstances où ms nous trouvons. Jusqu'ici j'avais cru à la paix, parce que Empereur la voulait et que son intime alliance avec la Russie mvait faire supposer qu'il ne viendrait à l'idée d'aucune lissance de penser à lui faire la guerre; mais les derniers OUTcments très-prononcés des Autrichiens, mais ces sabres l'on aiguise, ces cris de guerre que les jeunes têtes poussent AS ce pays, toutes ces ridicules fanfaronnades peuvent faire pposer qu'un esprit de vertige plane sur ce cabinet, et que, mme en 1805, il veut nous faire une guerre pour le compte iglais. Nous nous mettons donc en mesure; vous savez qu'il ( nous faut pas longtemps; aussi le 20 nous y serons. Je TOUS écrirai plus en détail dans deux ou trois jours; Je rai alors tout à fait rétabli.
Erfurt, 15 mars 1809.
Sire, j'ai Thonneur de faire connaître à Votre Majesté que, sur la demande du prince de Cobourg, le général Friant a fait passer au prince de sa famille, colonel au service d'Autriche, la lettre dont copie est ci-jointe ' .
J'adresse à Votre Majesté les différents rapports et lettres provenant du bureau de révision qui me sont parvenus.
Le nombre des régiments autrichiens qui se trouvent entre Saatz et Eger est de seize; les deux derniers sont arrivés le 12 mars.
Suivant beaucoup de rapports, il parait que les Autrichiens travaillent beaucoup à soulever les esprits dans le Tyrol.
J'ai adressé à Votre Majesté copie de la lettre du roi de Saxe qui m'a été remise à mon arrivée ici ; je lui ai répondu dans le sens que Votre Majesté m'avait prescrit. Je joins ici copie de ma réponse.