‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'EckmühlChapitre 88 sur 99 · II · texte numérisé non relu

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malade, et que vraisemblablement il sera hors dVtat de £ûitt^la campagne. Je supplie Votre ^lajesté de Touloir bien eoToier un général de cavalerie pour le remplacer '.

fi22. — AU GÉNÉRAL PRIANT.

BauBberc, 24 aan 180».

Je reçois à Tinstant, mon cher général, vos dépêches An S.

Toutes les nouvelles que j'ai reçues aujourd'hui confinneit le rapport du colonel Méda, c'est-à-dire que les Autnchîetf fout des mouvements et se portent en force sur les frontières de la Bavière.

Je ne puis croire à des hostilités, puisqu^il n'y a pas dedédi* ration de guerre ; mais la prudence veut que l'on prévoie le possible; aussi j'envoie Tordre au colonel du 11* de chassean de se porter non-seulement à Neumarck, mais de pousser k même jour un de ses escadrons en avant, et le 25 de pousser un parti jusqu'à Ratisbonne pour se mettre en communication avec le général bavarois de Wrede, qui a sa gauche à Ratisbonne.

Envoyez Tordre au général Pajol, qui devait aller coucher aujourd'hui à Sulzbach, de pousserjusqu'à Âmberg et d'envoyer un parti jusqu'à Schwarzenfeld, village sur la Nab, sur la route de Waldmunchen, où il s'établira. Il poussera également un petit parti sur la route d'Eger. Il préviendra le colonel do !•' de chasseurs de son arrivée. Le 25, le général Pajol poussera un parti de 100 chevaux jusqu'à Waldmunchen, où il s'établira. Il aura un poste de 50 chevaux intermédiaire entre Schwartzenfeld et Waldmunchen.

Le détachement de Waldmunchen se mettra en communication avec les postes du voisinage établis par le colonel Méda, vis-à-vis les débouchés de la Rohéme .

S'il arrivait quelque chose d'important, non-seulement on

^ Le (jjcnéral Saint-Sulpice ne faisait pas moins la campagne, où il se distin^ruait.

ïa préviendrait le général Pajol, mais on enverrait par Ratis- >onne prévenir le général bavarois qui est à Straubing.

Bien entendu qu'on vous en donnerait avis, ainsi qu'à moi.

Il fout envoyer aussi directement Tordre au 5* de hussards, [ui doit arriver aujourd'hui 24 à Pegnitz, de pousser la queue le son régiment jusqu'à Velden, et d'avoir la tète dans un 'illage que vous désigneriez sur la route de Nuremberg à Lmberg. Le 25, de très-bonne heure, tout le régiment s'éta- >lira sur cette route.

Le général Pajol enverra de son côté des ordres et désignera es villages; bien entendu que, s'il arrivait des événements m prévus, il enverrait des ordres pour rallier ces troupes et ivoir une plus grande quantité de troupes sur la Wilz et la 7ab. Il ferait observer les diCFérents ponts, qu'il pourrait même iaire briser.

Le général Pajol donnera les ordres aux 5* et 7* de hussards l'envoyer tout de suite, suivant l'itinéraire qu'il donnera, les >agages, ainsi que les hommes et les chevaux hors d'état de ervice à Gunzenhausen. Il ferait choix d'un ofGcier hors d'état le faire la campagne pour commander les petits dépôts de a brigade qui seront réunis à Gunzenhausen, le II* de :basseurs ayant reçu directement l'ordre d'y envoyer le sien. ]le serait donc sur le général Pajol qu'en cas d'événement mprévu, tous les détachements du colonel Méda se replieraient.

Il faut que le général Pajol ainsi que le colonel Méda ecommandent à leurs officiers de répandre le bruit que je les luis avec mon corps d'armée. Il faut recommander au génépi Pajol et au colonel Méda d'avoir la plus grande surveilance. Ils ne doivent pas avoir de vedettes, mais de fréquentes )etites patrouilles, et ordonner que les chevaux soient sellés )endant la nuit.

Si l'on a des communications avec les Autrichiens, il faut eur demander s'ils veulent la guerre et avoir l'air d'être itonné de leurs mouvements, et assurer que les nôtres ne sont notivés que par les Turcs.

Faites connaître au général Pajol les ordres que j'ai donnés

directement au 11* de chasseurs, afin qu'il se mette en communication avec lui. Faites-lui connaître aussi qu'en cas d'événement imprévu et que des forces supérieures l'y obligent, sa retraite doit être sur Nuremberg; mais il la ferait le plus lentement possible et en défendant tous les défilés ; d'ailleurs, je prendrais des mesures suivant les circonstances.

Maintenant voici, mon cher général, les dispositions qui! £aut prendre à la réception de l'ordre, pour ce qui vous concerne :

11 faut envoyer tout de suite à Bamberg les prisonniers qne TOUS avez, soit civils, soit militaires.

Vous ferez réunir tous les hommes incapables de faire b campagne et vous les enverrez, sous le commandemeni de l'adjudant commandant Fays, commandant actuel de Bayreuth, dans la forteresse de Cronach.

Vous donnerez de ma part à ce commandant non-seulement le commandement de ces détachements français, mais aussi celui de la garnison bavaroise qui est destiné à la défense de cette place. Ce commandant prendra toutes les mesures pour qu'elle soit approvisionnée de tout ce qui est nécessaire, sans oublier le bois. Cet approvisionnement doit être très-avancé ; il le pressera. 11 prendra connaissance tout de suite de la forteresse et il y fera mettre tout ce qui sera nécessaire pour la garnison française et bavaroise qu'il y établira; il assignera à chacun ses postes, fera exercer ses troupes à courir à leurs postes et les instruira dans la défense de la place. II s'attachera à animer ses troupes de l'esprit d'honneur. On ne meurt qu'une fois, mais on est estimé et honoré pourtoujours.

II faut qu'il ait soin des soldats français et bavarois, sans aucune difFérence entre eux. II persuadera à sa garnison que si par suite des mouvements militaires elle était abandonnée à ses propres foi ces, ce ne serait pas longtemps.

Dès le moment de son arrivée, il mettra l'ordre et il établira le service comme dans une place d'avant-poste. Que jamais les barrières ne soient ouvertes qu'après avoir parfaitement reconnu, et qu'il ne laisse entrer dans la place que ceux qui sont reconnus y avoir afiFaire et des hommes sûrs. 11 donnera

tous les jours Tordre qui sera particulier pour sa place. Enfin, si elle était livrée à elle-même, je suis convaincu, d'après tout le bien que vous m'avez dit de cet officier, qu'il s'y ferait honneur. Je me ferai un devoir de faire connaître sa conduite à notre souverain.

Je ne vous parle pas de vos bagages et de vos malades, vous avez déjà dû évacuer tout cela. Pressez toutes ces mesures, mon cher général, sans que cela fasse d'éclat.

Je prends sur moi de vous accorder Gallichet, pour votre chef d'état-major. Vous pourvoirez à ce qu'il soit bien remplacé dans son bataillon. Vous donnerez l'ordre à l'adjudant commandant d'Herval de se rendre tout de suite à mon quartier général.

Voici, mon cher général, le mouvement que vraisemblablement je vous ferai faire; cela au reste dépend des nouvelles que j'aurai.

Je vous ferai poster avec toute votre division à Amberg; je vous appuierai bientôt avec le reste de l'armée.

Envoyez tout de suite un officier intelligent pour reconnaître la route de Bayreuth à Amberg. Faites reconnaître aussi celle de Nuremberg. Il n'y a pas d'inconvénient à porter tout de suite le 15* à Creussen, occupant les villages frontières du pays de Bayreuth du côté de la Bavière; ce sera autant de chemin de fait.

Maintenant, mettons en hypothèse que les Autrichiens, sans déclaration de guerre, attaquent : vous feriez prévenir, par des exprès que vous enverriez à Dresde. Le 2* de chasseurs replierait tous les postes qu'il a, et il ferait, avec quelques compagnies de voltigeurs, votre arrière-garde. Le colonel Méda rallierait son régiment, et il aurait sa retraite sur Amberg. D'ailleurs, de la cavalerie se tire d'afFaire.

Prenez vos précautions avec M. de Tournon pour avoir toujours quatre jours de pain d'avance; c'est ce qu'il y aurait de plus difficile à se procurer.

Recommandez au général Pajol que l'officier qui commandera les petits dépôts de sa brigade mette le plus grand ordre, qu'il prévienne tous les abus et ne donne pas lieu h la plus

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petite plainte, qu'il donne des bons en règle, qu'il passe les revues lui-même, enfin qu'il fasse le commissaire des guerres, l'inspecteur, etc.

Vous donnerez aussi un itinéraire pour envoyer à Guozenhausen tous les chevaux et les hommes des 1" et 2' de chasseurs hors d'état de faire un service actif. Ces détachements seront également sous le commandement de l'officier que désignera le général Pajol.

Il me semble que l'auteur de la lettre au général Gruh deau est un misérable; si, par l'examen que je vous ai invité à faire, mes soupçons se réalisaient, vous le feriez arrêter et me l'enverriez.

Il est inutile, mon cher général, de vous recommander de me donner souvent de vos nouvelles.

Il faut recommander au colonel Méda que dans le cas où les Autrichiens ne laisseraient pas entrer en Bohême, afec des passe-ports bavarois, il doit de son côté empêcher d'entrer de Bohême en Bavière. Il faut qu'il fesse examiner par les autorités locales si ceux qui se présentent pour entrer en Bohême ne seraient pas porteurs de papiers.

Il sera fait droit à la recommandation du comte d'Isembourg, pour Forchheim. Je vais envoyer votre réclamation pour le colonel du 108* à M. l'intendant, pour qu'il en écrive de la manière la plus pressante.

Suivez le rapport du colonel Méda sur les enrôlements que fait l'ex-commandant de Guimbach. On fera justice tout de suite des embaucheurs et des enrôlés que vous pourrex saisir.

Je mets beaucoup d'importance à avoir ici M. Walensfeld, chambellan bavarois, que vous a adressé le colonel Méda; envoyez-le-moi en poste avec un officier pour lui faire honneur.

Faites-moi connaître aussi, dans le plus grand détail, les renseignements qu'il vous aura donnés, son itinéraire, etc.

Bamberj;, 24 mars 1809.

Sire, j'ai Thonneur d'adresser à Votre Majesté différents rapports.

Il paratt que la peur d'être attaqués par les Autrichiens inquiète les habitants de Dresde ; c'est la dépêche ci-jointe du ministre de Saxe à Stuttgard qui a dû l'occasionner. II n'est point vraisemblable que les Autrichiens viendront se mettre entre le corps d'armée que je commande et les troupes saxonnes; au surplus, par ritin.éraire des régiments qui passent par Vienne, qui a été envoyé le 8 de ce mois de cette capitale, on voit qu'il y a encore de la marge avant le commencement des opérations militaires.

J'adresse également à Votre Majesté l'état des troupes qui se trouvent en Bohème d'après les renseignements les plus récents; il y en a d'autres annoncées.

Bamberg, 25 mars 1809.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté un rapport de Dresde, du 22. J'ai chargé M. Lefebvre de s'assurer si M. de Stackelberg avait réellement tenu le propos, bien peu diplomatique, qu'on lui prête, et d'en rendre compte à M. de Champagny.

J'y joins une note du commandant de Varsovie et des copies de lettres venant du bureau de révision d'Erfurt.

Les derniers rapports de Bayreuth, du 24, annoncent qu'il n'y a rien de nouveau.

Le prince Poniatowski m'écrit que le corps qu'il réunit près de Varsovie sera de 14,000 hommes de toutes armes. Il prend des mesures pour porter les compagnies à 140 hommes; mais si Votre Majesté ne fait pas de fonds pour la première mise, il désespère d'en obtenir, vu la pénurie des finances.

4(# COEEEâPOSDASCE

n m^annoDce que le bruit court que le quartier génâalée rarchidnc Ferdinand est porté à Pulawi, mais il n'en anit] pas la certitiMle.

Totre Majesté trourera aussi ci-joinie une lettre qoe nij enToyée le général Saint-Hilaire ; elle est écrite de Bcriii, par une personne de marque de cette TÎlle, arec laqneUe 1' est en relation.

P. S. — Je joins ici un état des forces autrichiennes en Bohème, qui m*a été remis par M. de Tournon. (Test k résultat de tous les renseignements qu'il a recueillis.

Je crois cet état très-exagéré. Du reste, il s'accorde asseï avec celui qui m'a été euToyé par le général de Wrede d que j'ai adressé à Votre Majesté.

Baoïbcrç. S6 nan 1809.

Sire, les rapports des Bavarois sont toujours les mêmes: ils s'attendaient à être attaqués d'un moment à l'autre.

Ce ne sera que dans quelques jours, lorsque les troupes légères que j'ai envoyées et qui sont déjà rendues aux différents débouchés de la Bohème, seront hien établies, que je serai dans le cas d'apprécier tous ces rapports.

Le rapport du général Priant du 26, qui m'arrive à l'instant, n'annonce rien de nouveau sur la ligne.

Le général Saint-Hilaire me mande de Magde bourg, en date du 21, qu'il apprend à l'instant, par une voie sûre et connue une nouvelle que je peux regarder comme positive, que !• roi de Prusse a tout à coup pris la résolution de revenir Berlin, avec tous ses ministres, et qu'il va y arriver sous pe de jours; que le Roi avait refusé au ministre d'Autriche 1 demande qu'il lui avait faite de venir à Kœnigsberg auprès d Sa Majesté.

Le général Saint-Hilaire pense que le mécontentement d habitants de la capitale, et les marques publiques qu'ils < donnent, ont peut-être eu beaucoup de part à ce retour sul

du Roi. En supposant cette cour fidèle à ses derniers engagements, on ne peut que supposer qu'il y a anarchie dans le pays.

Du côté de Thom, on me mande que les Prussiens se comportent parfaitement envers les Polonais. Votre Majesté verra, par la dépêche ci-jointe du général Rapp, qu'il n'en est pas de même des troupes aux ordres du général Bliicher.

Le rapport du commandant de Varsovie, qui est ci-joint, sur les dispositions pacifiques de la Russie, m'est confirmé par une lettre d'un officier très-intelligent que j'ai envoyé sur la frontière, à l'époque de mon départ pour Paris.

Cet officier qui m'annonce son rapport, me donne comme certain qu'à Dubno, Minsk, Brzeck et en Courlande il n'y a pas de mouvement de troupes, pas de formation extraordinaire de magasins, qui seraient facilement formés du reste, les grains étant abondants et à bas prix; qu'il y a beaucoup moins de troupes en Lithuanie que l'année dernière.

La conscription est terminée ; elle doit se monter à environ 60,000 hommes, elle est envoyée du côté de Polock. Les troupes qui étaient à Kaminieck de Podolie ont reçu ordre de se porter sur les frontières de la Turquie.

Quelques personnes du pays cherchent du reste à faire courir des nouvelles contraires.

L'archiduc Ferdinand se remue en Galicie et caresse les Polonais; mais tout doit faire croire que ce sera sans succès.

Ici et dans tous les pays que les troupes ont parcourus, j'ai trouvé l'opinion établie que la guerre était inévitable, parce qu^on voulait forcer l'empereur d'Autriche à se défaire de la Bohème et de la Hongrie, en faveur de quelques princes de sa maison.

Les nombreux agents, les coiTespondances, les proclamations et certains articles de journaux sont les moyens dont on s'est servi pour établir cette opinion, qui n'est presque point combattue dans les sociétés.

A en juger par les rapports des officiers de la 3* division qui ont traversé la Westphalie, il semblerait qu'il y a dans ce pays une fermentation qui annoncerait qu'on travaille fortement les esprits contre le souverain. Ces rapports sont trop

unanimes, pour qu'ils n'aient pas quelques fondements. JVi chargé les commandants de me recueillir quelques renseignements.

Votre Majesté trouvera aussi ci-jointe la traduction du discours de Tarchiduc Charles aux volontaires de Vienne. Tous ces gens-là jettent leurs feux dans les cafés et cherchent à aiguillonner leur courage.

Par tous les rapports qui me parviennent et par les lettres particulières, il parait qu'il y a des mouvements assez sérieux dans le Tyrol. Le ministre de Votre Majesté à Munich a dû en rendre compte. J'ai chargé le général Oudinot d'envoyer quelques détachements à Fiissen et de transmettre directement à Votre Majesté les renseignements qu'il obtiendra.

Le payeur général m'a annoncé que les fonds ne lui manquaient pas, par les mesures prises par le ministre du trésor. Il m'a annoncé aussi que les obligations de Breslau qui avaient été protestées ont été acquittées.

PRINCE DE NEUFCHATELy ETG.|

Bamberg, 26 mart 1809.

Monseigneur, j'ai l'honneur d'informer Votre Altesse Sérénissime que le général Rouyer, que Sa Majesté a chargé d'organiser les troupes de la confédération du Rhin, qui se réunissent à Wurtzbourg, est arrivé ici'.

* L^Empereur au major général. — « Paris, 29 mars 1809. Mon consinf envoyez un courrier au duc d*Auer8taïdt pour savoir si le général de division Kouycr est arrivé k Wurtzburg. Vous lui ferez connaître que le régimeoC de Nassau n^ 1 est en Espagne; que le régiment n^ 2 sera h Wiesbaden et en mesure de marcher le 12 avril ; que le régiment de Wurtzborg est en Espagne ; que le régiment n^ 4 des maisons ducales de Saxe doit être arrivé à Rarlstadt, près Wurtzburg, le 21 mars ; que le régiment n^* 5 de Lippe eC d*Anhalt doit être arrive le 25 mars; que le régiment n^ 6 de Schwanborg, Reuss et Waldeck doit être également arrivé le 25 mars. Ainsi des quatre régiments qui doivent composer la division, un sera prêt à Wiesbaden le 12 avril, les trois autres, formant 5,500 hommes, doivent déjà être à WorUburg. Le général Rouyer doit s'occuper d'exeixer et de mettre en état cette

Je lui ai remis toutes les notes de M. Bâcher qui font connaître les forces des contingents qui doivent composer les divers corps, ainsi que copie de la lettre de Votre Altesse Sérénissime du 18 mars, qui m'est parvenue aujourd'hui, et une instruction.

Pour plus de célëritë, ce gênerai transmettra directement à Votre Altesse Sérénissime les rapports sur la réunion et l'organisation de ces troupes, indépendamment de ceux qu'il m'adressera.

Cet officier général est arrivé absolument sans aucun fonds; il est important qu'il puisse faire quelques dépenses de représentation, ce qui est utile avec toutes les troupes et particulièrement avec celles alliées. Je lui ai fait donner une somme de 3,000 francs, en m'engageant, si cette dépense n'était pas approuvée, à la prendre à mon compte. Gomme vraisemblablement il lui sera accordé des frais extraordinaires, cette somme sera imputable sur ce qui lui sera accordé.

Bamberç, 26 mars 1809.

Sire, un officier que j'avais envoyé auprès du général de Wrede, à Straubing, arrive à l'instant. Ce général m'écrit, en date du 25 au soir, qu'il va faire porter de la cavalerie légère vers Gham, pour se lier avec mes postes d'infanterie sur la rive gauche du Danube.

Il n'avait point d'autres nouvelles, sur les mouvements des Autrichiens, que celles qu'il m'a adressées précédemment et que j'ai transmises à Votre Majesté. Il paraissait ne plus croire à la supposition d'une invasion de la part des Autrichiens, sans déclaration de guerre.

dÎTision. Si ces trois régiments n*étaient pas arrivés, qu*il envoie à leur rencontre pour savoir pourquoi ils ne viennent pas. Il me tarde beaucoup d'avoir Tétat de situation de cette division. • (Correspondance de Napoléon^ t. XVIII, p. 400-401.)

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ST mm% 1809.

Sire, j'ai reço de M. Otto une lettre da 24, qoi annonce; qQ*on homme digne de foi écrit de Tienne, en date du 22, que les hostilités commenceront Ters la fin de ce mois, qoe la équipages de TEmperear et de Farchiduc Charles éCaicfll partis de Vienne le 21 . Votre Majesté troarera ci-jointe la lettre de M. Otto.

Le colonel Méda me mande, en date da 25 mars, de Weydei, sur la route d*Amberg à Eger, que le bailli de WakUasseï assure qu'il y a un corps de 36,000 hommes prêt à entrer es Saxe (ce corps serait celui du général Bellegarde), que les troupes qui étaient à Pilsen se sont avancées sur Plan et Havd.

D'un autre côté, le général Pajol, qui a son quartier génénl à Schwartzenfeld, en avant d'Amberg, sur la route de WaUmunchen, me fait le rapport, sous la date du 26, que le service des frontières de la Bohème ne se fait que par la milice, qu*une grande partie de Tarmée autrichienne s^est remise entre RIadrau et Mies, et qu'on assure que la gauche de cette année a dû faire un mouvement pour se porter vers Budweis. Au surplus, les postes étant maintenant établis sur la frontière, dans quelques Jours je pourrai me reconnaître au milieu de tous ces rapports contradictoires.

A rinstant, je reçois une lettre de M. de Thielmann, de Dresde, du 24, qui m'annonce Tarrivée du prince de Ponte- Cor\'o dans cette ville le 22. Il me dit que Ton assurait que les Autrichiens avaient fait un mouvement de Saatz vers Egra; qu'un corps de milices venait, depuis quelques jours, de se former sur la rive droite de TEIbe à Gabel.

Le 27, le général Priant m'écrit qu'il n'y a rien de nouveau. Le colonel Mathis lui mande que ses postes annoncent qoe les Autrichiens ont fait un mouvement sur la gauche.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Bamberg, 27 mars 1809.

Monseigneur, j'ai Thonneur d'adresser à Votre Altesse Sérénissime extrait d'une lettre de l'adjudant commandant Romeuf, écrite de Wurtzbourç, le 26 mars.

Je n'ai cru devoir faire aucune réponse sur la question qui regarde M. de Bull. Je prie Votre Altesse de me faire connaître les intentions de Sa Majesté à cet égard.

Il est bon de rappeler que ce M. de Bull est celui qui s'est trouvé à Wurtzbourg en 1805, que c'était lui qui mettait en circulation dans le pays les faux bulletins de Vienne, et que c^est un homme passionné.

Je n'ai fait également aucune réponse sur les 1,000 hommes de troupes, dont deux escadrons de cavalerie, qu'a encore le grand-duc, en outre de son contingent.

Je me suis borné à écrire au général Rouyer, qui est destiné à commander les troupes de la confédération réunies à Wurtzbourg, qu'en cas d'hostilités seulement, il réunisse ces troupes au corps qu'il organise.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Bamberg, 27 mars 1809.

Monseigneur, j'ai l'honneur de rappeler à Votre Altesse Sérénissime les lettres que je lui ai écrites les 23 et 24 mars, en lui transmettant celles que m'avait adressées le général Rapp, relativement au général Ménard.

J'envoie aujourd'hui à Votre Altesse une nouvelle lettre du général Rapp, ainsi que diverses pièces relatives aux plaintes qu'il a portées contre le général Ménard.

J'y joins une lettre que m'a écrite le général Ménard.

PROfCE DE NECFCHATEL, ETC.

Bamberc, 28 mars 1809.

Monseigneur, j'ai reçu la lettre que Votre Altesse Sëréni^ sime m'a adressée, le 24, par un de ses aides de camp, relati- Tement aux dépêches enlevées à Braunau sur un officier français, quoiqu'elles fussent scellées des armes de France.

J'ai pris des mesures pour qu'on applique aux courrien autrichiens, venant de Vienne ou y allant, la plus ancienne loi du monde, celle du talion.

J'ai prescrit la plus grande discrétion et de laisser le moins de traces possible de ces représailles '.

Nous sommes en mesure de marcher. Chaque division a un parc de bœufs suffisant pour huit jours; il y a du pain biscuite poar autant, et les soldats porteront en outre du pain pour quatre jours.

Bambers, 28 mars 1809. '

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté les différenU rapports des troupes légères qui sont sur la frontière de Bohême.

Maintenant que tous les postes sont établis, je recevrai r^u-

1 L'Empereur au major général. — • Parû« 23 mars 1809. Mon cooiiiit on officier fraoçau a été arrêté à Branoau, et le» dép^hes dont il était porteur lui ont été enlerée» de rive force par les Autrichiens, qnoione sceUée» des armes de France. EcrÎTez au duc d'Auerstaedt, an dac de Riroli et ao ^néral Oudinot, de tâcher de fiaire arrêter quelques <»urriert annickieni. Vous leur recommanderez de faire ces expéditions très-secrètement, d'accélérer la marche des troupes sans les fatiguer, de suirre ponctnellenient wê» instructions, de faire armer Wurtxburg et les autres forteresses bararoisei. et d'être prêu à *e porter sur le Danube. 800 cuirassiers doivent ètr« aimé» à DonauwœKh, ainsi qu'un certain nombre de détachements d*utillerte et «k* sapeurs destinés ^ renforcer les compagnies quand ils les rencontreront. Qvle duc d'Auersutdt se tienne prêt à appuyer à droite, dmis qu'on n'attaqv pas sans moa ordre. • {Correspondance de Ampoiêùn^ t. XVIII, p. 386.)

lièrement des rapports, et je serai plus instruit qu'on ne peut Tétre par ceux des habitants du pays.

J'ai envoyé hier à Votre Majesté les derniers rapports de Varsovie, de Dresde et du général de Wrede.

P. S. — Au moment où je finissais ma lettre, arrive le général Morand. Il est parti de Dresde le 25. Il n'y avait rien de nouveau. U m'a confirmé la nouvelle d'un mouvement des Autrichiens vers Egra. Ce mouvement a pu être déterminé par le mien. On croyait à Dresde que les Autrichiens se tenaient sur la défensive et ne pensaient pas à attaquer.

Bamberç, 29 mars 1809.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté le rapport du colonel Saunier, commandant k Varsovie, du 22 mars.

Le pamphlet intitulé : Observations d'un bon Autrichien sur les articles insérés dans les gazettes étrangères, est extrêmement répandu. Votre Majesté eii trouvera ci-jointe la traduction.

Il parait que l'esprit qui a animé la diète est excellent; il n'y a qu'une voix à cet égard.

Quelque forts que soient les Autrichiens en Galicie, ils ne réussiront pas à s'y faire aimer.

U n'y aurait que les charges excessives du duché qui puissent attiédir le zèle des Polonais ; mais lorsque le duché aura reçu quelques secours pécuniaires, cela produira le meilleur efiFet.

J'adresse à Votre Majesté deux rapports des frontières de la Bohême, du côté de la Saxe, et copie d'une lettre du prince Poniatowski, qui contient des détails sur la Galicie.

Un rapport de la personne qui est à la tête de ma police secrète pour les mouvements des Autrichiens, annonce que S régiments qu'on avait dit se porter sur Salzbourg, ont filé >ar Lambach et Fellabrunn, sur la Styrie, laissant Salzbourg I droite.

us CORRESPONDANCE

Bamberig, 29 vomt* 1809.

Sire, je reçois le rapport du gëDéral Friant d'aujourd'hui.

Il n'y avait rien de nouveau. Ce général m'a envoyé un rapport du colonel Méda qui est à Weiden en date du 28. Je l'adresse à Votre Majesté.

M. de Thielmann m'adresse de Dresde, en date du 27 mars après midi, un extrait de divers rapports dont je joins ici copie.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Bainbci^, 29 mars 1809.

Monseigneur, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Altesse copie d'une lettre du prince Poniatowski.

Je la prie de demander les ordres de Sa Majesté sur la réponse que je dois faire à ce qu'on doit m'écrire de Dresde.

S'il m'est permis de faire à cet égard quelques observations, je dois dire qu'il me paraît utile qu'il reste dans le duché quelque troupe et quelque artillerie saxonne, afin de ne pas laisser croire qu'on laisse les Polonais à leurs propres forces.

On m'assure que le prince de Ponte-Corvo ignore s'il doit commander l'armée polonaise; je prie Votre Altesse de me faire connaître à cet égard les intentions de Sa Majesté.

Bamberç, 29 mars 1S09.

Sire, à l'instant arrive de Dresde un officier que j'y avais envoyé : il m'a remis une lettre du prince de Ponte-Conro que j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté.

Cet officier est parti de Dresde le 26; il n'y avait rien de nouveau.

PRINCE DE NECFGHATEL, ETC

Bamberg. 29 mars 18()9.

Monseigneur, j*ai Thonneur d'adresser à Votre Altesse Sérénîssime le rapport que le général Morand m'a fait à son arrivée de Dresde, ainsi qu'un état sommaire des troupes de Sa Majesté le roi de Saxe à l'époque du 25 mars, et un état des troupes saxonnes concentrées aux environs de Dresde.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Bamberig, 30 mars 1809.

Monseigneur, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Altesse Sérénissime que, le 28, une patrouille du poste de Waldmunchen ayant dépassé de quelques pas le pont de Hasselbach, qui fait la limite entre la Bavière et la Bohème, a reçu deux coups de fusil de la garde autrichienne placée sur ce point '•

La patrouille s'est retirée sans riposter.

Il parait que celte patrouille a été induite en erreur sur le véritable point qui fait la limite entre les deux États, par un paysan bohémien.

J*ai ordonné au général Pajol, qui me rend compte de cet événement, d'envoyer un officier intelligent sur les lieux pour vérifier les faits, et dans le cas où il serait reconnu que la patrouille a été trompée par un paysan bohémien, pour faire Connaître cette circonstance au poste autrichien.

1 L*£mpereur au major général. — « Paris, 5 avril 1809. Mon cousin, témoignez mon mécontentement au duc d'Auerstaedt de ce que ses avanl^ postes onc Tiolé le territoire autrichien. Il y a un moyen de ne pas s*exposer à de pareils événements, c'est de se tenir à une ou deux lieues en arrière. • [Correspondance de Napoléon, t. XVIII, p. 436.) — C'éuit «n simple incident que le major général se plaisait trop à exagérer, qui n'aurait pas été remarqaé si l'Empereur n'avait tant tenu à éviter tout ce qui ressctaiblait à QDe initiatÎTe d'attaque de sa part et pouvait précipiter les hostilités.

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