‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'EckmühlChapitre 89 sur 99 · II · texte numérisé non relu

II

Cet officier déclarera verbalement que tant qu'on tera le territoire de la confédération^ nous avons ordre vivre en bonne intelligence avec eux.

J'ai recommandé au général Pajol de prescrire à tous sesl postes d'éviter avec soin tout ce qui pourrait servir de prétexte à des hostilités.

Du reste, ils agiront envers ceux qui viennent de Bohême,! comme les Autrichiens envers ceux qui viennent de Bafiére. S'ils refusent le passage, nous le refuserons aussi.

Bamberg, 30 mars IS09.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté un rapport du général Pajol.

J'ai envoyé un officier sur les lieux pour vérifier si les hussards avaient passé réellement les frontières. On m^a assuré que c'était par ignorance, un paysan bohémien ayant ditqoe la limite était plus loin.

Je joins ici quelques rapports de Berlin, de Danzig, et des copies de lettres venant du bureau de révision d'Erfiirt.

Bamberg, 31 mars 1809.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté une lettre que m'écrit de Dresde, le 29, M. Lefehvre, secrétaire de M. Bourgoing;

Un rapport du commandant de Varsovie des 23 et 24;

Des rapports des commandants de Praga, Czenstochowa, et des postes polonais sur la Pilica;

Un extrait des gazettes allemandes;

Quelques renseignements fournis par les autorités bavaroises, ainsi que par une personne affidée que j'ai à Breslau.

P. S. — Parmi les pièces venant des autorites bavaroises,

il n^y a d'intéressant qu^une lettre adressée au secrétaire de la légation autrichienne à Wurtzbourg, qui annonce que les plénipotentiaires russes et ceux de la Turquie sont réunis à Jassy.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Bamberg, l*** avril 1S09.

Monseigneur, je reçois la lettre de Votre Altesse Sérénissime, du 25 mars, où vous me dites que Sa Majesté a trouvé que les ordres que j'avais donnés au général Morand de se replier, en cas d'événement, sur Leipzig, étaient absolument Tinverse de ce qu'il fallait faire ; car si cette armée devait faire un mouvement de retraite, elle le ferait sur Bayreuth, Donauwerth ou Wurtzbourg.

Je n'ai certainement pas la prétention de faire des plans de campagne, je n'ai que celle d'exécuter avec activité et du mieux que je peux les ordres qu'on me transmet; mais je désire que Votre Altesse Sérénissime me justifie auprès de l'Empereur, en lui faisant observer que cette instruction au général Morand était dans la supposition d'une invasion immédiate, et à l'époque où je l'adressais, dix régiments de grosse cavalerie et deux divisions d'infanterie se trouvaient encore en Hanovre ou en Westphalie.

Enfin, à l'époque actuelle, étant obligé par des hostilités à une retraite, je ne crois pas qu'il lui fût possible de prendre d'autre chemin que celui de Leipzig ou dans les environs, les chemins de Hof à Dresde étant aux trois quarts détestables et, après quelques jours de pluie, tout à fait impraticables dans plusieurs endroits.

Il est inutile que je réponde à l'article de votre lettre où vous me dites que le 17, je n'avais pas vraisemblablement reçu les ordres que vous m'avez adressés le 16, Votre Altesse connaissant le nombre de jours nécessaire pour que les ordres me parviennent.

Tous les ordres que vous m'avez adressés ont été exécutés

sans la moindre perte de temps. Vous pouvez en juger Tarrivée des troupes et en particulier de la dirision Hilaire.

Il ne reste à Hanovre, pour ce qui regarde mon coip| d'armée, que le gouverneur et un hôpital.

En Westphalie il ne reste absolument rien.

Il y avait en face de quelques débouchés de la Bohême sorl la Saxe une quarantaine de chevaux qui ont eu ordre de rentrer, les Saxons ayant établi des postes.

J'eusse désiré que Votre Altesse Sérénissime m^eùt fà connaître Titinéraire que vous avez prescrit à la brigade de cavalerie légère du général Bruyère , pour se rendre de Hanovre à Bamberg, afin qu'en cas d'événement, je puisse ei changer la direction.

Je vais envoyer à sa recherche, sur les différentes routes qu'elle peut tenir.

J'ai la nouvelle que la division du général Dupas est arrifée 'h Hanovre, savoir :

Le 24' de chasseurs à cheval, le 22 mars;

Le 5* d'infanterie légère, le 23 ;

Le 19* de ligne, le 25;

Le 13* de chasseurs à cheval, le 25.

L'artillerie des compagnies des villes hanséatiques, ainsi que les administrations, étaient également arrivées à Hanovre.

Bamberg, !•' avril 1809.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté copie d'une lettre adressée de Bucharest au D^ Stuzmann, qui rédigeait la Gazette de Bamberg, qui depuis quelque temps est supprimée. Cette lettre est d'un de ses correspondants de Turquie.

J'envoie aussi à Votre Majesté copie d'une dépêche chifiFrée de l'envoyé du duc de Weimar à Vienne. Elle devait passer par Prague et Dresde, route que suit ordinairement la corres-

pondance du duc avec Vienne, et ce n^est que par hasard qu^elIe est venue par Bamberg.

Ces pièces m'ont été communiquées par le bureau de révision d'ici.

Il serait intéressant de pouvoir faire déchiffrer celle au duc de Weimar.

Bamberg, l*' avril 1809.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté un supplément à la Gazette de Vienne.

Les gazettes de Vienne qui sont parvenues en Allemagne n'étaient pas cependant accompagnées de ce supplément, dont je joins la traduction. Il est très-répandu en Autriche.

Je prie Votre Majesté de lire avec attention cette espèce de manifeste; il a été traduit avec soin.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Bamberg, l** avril 1809.

Monseigneur, je viens de recevoir une lettre de M. le comte de Bose, qui m'était annoncée par celle du prince Poniatowski, que j'ai eu l'honneur de transmettre à Votre Altesse Sérénissime le 29 mars.

J'en joins ici copie, en priant Votre Altesse Sérénissime de prendre les ordres de Sa Majesté.

Je ne puis que répéter les observations que j'ai déjà faites, à cet égard, à Votre Altesse Sérénissime; c'est que si l'on retire du duché toutes les troupes et l'artillerie saxonne, les Polonais pourront craindre qu'on ait l'intention de les livrer à leurs propres forces, et que ce ne soit le résultat d'une mesure positive*.

1 I/Empcrcur au major (jcnnral. — • Paris, 5 avril 1809. Mon cousin,

Bamberp, f*' «Tril 1809.

J'envoie à Votre Majesté des copies de lettres que M. FiotCB dant d*Erfurt m'a envoyées. La plus importante est celle itt l M. de Senft. 1^^

J*y joins un rapport d'un officier d^état-major qui était ei mission à Berlin. II paraît que le 23 M. de Saint-Marsan ne comptait plus sur l'arrivée du roi de Prusse dans sa capitik.

J'ai aussi l'honneur d'adresser à Votre Majesté copie d'oi rapport du colonel Méda du 30, et de celui du général Pijol du 31.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Bamberi;, 3 «Tiil 1809.

Monseigneur, j'ai eu l'honneur d'informer Votre Altesse, par ma lettre du 28 du mois dernier, des motifs qui m'avaienl déterminé à nommer des commandants d'armes français dans la place de Forchhcim et dans les forteresses de Rothemberget Gronach. L'établissement de ces commandants éprouve des difficultés, ainsi que Votre Altesse le verra dans les copies de

répondez au duc d'Auerstxdt que, la Saxe étant menacée, il est jnite <pf les troupes saxonnes se concentrent toutes devant Dresde ; (jue le dacké et Varsovie n*est pas menacé ; qu'il y a plus de forces qu'il n*eQ faut pour le garder, et que d'ailleurs, d'après les dispositions de la Russie, TAutricke aura bien autre chose à penser. Envoyez des ordres directement pour qv les troupes saxonnes reviennent du duché de Varsovie à Dresde, en laissant le Roi maître de faire rester une compagnie d'artillerie saxonne avec \f* Polonais. Je voiit qu'il y a déjà aux environs de Dresde 10,200 hoauBC^ d'infanterie, 2,400 de cavalerie et 1,000 d'artillerie ; au total, 14,000 homoiei autour de la ville; il va en revenir de Pologne à peu près 4,000, ce qui Icia en tout 18,000. Il y a en outre 4,200 hommes en garnison dans U viU^ 1,123 hommes de cavalerie non montés et en marche sur Dresde, ft 800 hommes formant deux bataillons de dépôt près de Meissen; total, 6,123 hommes ; total général, 24,000 hommes. Vous trouverez ci-joint l'éiat d'où je tire ces renseignements. • (Correspondance de Napoléon, l. XVIII, p. 437.)

lettres ci-jointes de M. le comte Isembourg, lieutenant général des armées de Sa Majesté le roi de Bavière. J'ai écrit pour les faire lever à M. Otto, notre ambassadeur auprès de Sa Majesté. Je joins ici copie de mes lettres.

Je regarde comme nécessaire à la cause commune que ces commandements soient entre les mains d'hommes qui s'y entendent.

Lorsque Sa Majesté Impériale et Royale, directement ou par Torgane de Votre Altesse, m'a chargé différentes fois de veiller à l'armement et à l'approvisionnement de ces forteresses, et d'y mettre les dépôts et les bagages de ces trois divisions, j'ai acquis, par les officiers d'artillerie et du génie que j'y ai envoyés, la certitude qu'il y avait insouciance et inhabileté de la part des commandants. Les garnisons n'étaient pas exercées; les armes étaient presque hors d'état de servir par leur malpropreté; les garnisons couchaient en dehors des places.

C'est la connaissance de tous ces détails qui m'a déterminé à donner les ordres qui ont été communiqués par ma lettre précitée. Ceux émanés de la cour de Munich m'obligent à retirer les miens et à laisser les commandants bavarois faire ce qu'ils voudront, et cela, dans la crainte de contrarier les intentions de Sa Majesté.

Je prie Votre Altesse de prendre les ordres de l'Empereur à cet égard. Je chercherai à gagner un peu de temps pour avoir celui de les recevoir et pour empêcher surtout l'exécution des ordres ridicules qui pouiTaient compromettre la sûreté de ces places.

Dernièrement M. le comte d'Isembourg a ordonné au commandant bavarois dans le fort de Rothemberg d'expédier à celui de Forcheim 107 quintaux de poudre pour compléter l'approvisionnement de cette dernière place. Il n'en restait au fort de Rothemberg au 30 mars

que 137 q. 73 I.

sur lesquels on a consommé pour la confection

des gargousses 41 q. 84 1.

Ce qui fait un reste de. . . 95 q. 89 1.

V56 CORRESPOND ANCB

Il était donc impossible de faire à Forchheim Tenvoi Jef \. 107 quintaux demandés par M. le comte dlsemboarg, cette quantité était au delà de celle efiFective et bien m^ B dessous de celle nécessaire pour rapprovisionnementqoii été fixé à 267 quintaux 73 livres.

Il est à observer que pour envoyer des poudres à Croiiich|llic' il faudrait passer par Forchheim. Il.>

Votre Altesse trouvera ci-joint Tétat indicatif des munitiooi' de guerre existantes dans les places de Forchheim et de Gio* nach ou Rothemberg, et de celles manquant pour compléter Tapprovisionnement jugé nécessaire dans ces places.

Je réitère à Votre Altesse la demande d'ordres qui termineiA toutes ces difficultés.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Bamberg, 3 avril 1809.

Monseigneur, j'ai adressé hier à Votre Altesse Sérénissime ritinéraire du {général Saint-Hilaire, que je dirigeais sur Ratisbonne, sa {jauche à Rur{;len{][enfeld, derrière la Nab.

Tous les rapports des émissaires, des déserteurs et des voyageurs s*accordent à dire que les Autrichiens ont envoyé une partie considérable des troupes qu^ils avaient en Bohème, sur la rive droite du Danube.

Je viens de diriger la division Saint-Hilaire pour la placer en colonnes sur la rive gauche du Danube, la tête à Ratisbonne et le dernier régiment à Ingolstadt, ayant même toute Tartillerie de la division, à Texception des pièces de 4, près d'Ingolstadt.

Cette division se trouverait alors plus en mesure d'être réunie au corps du général Oudinot.

La division Nansouty se trouvera réunie, d'ici au 5 avril, à la hauteur de Donauwerth, suivant Titinéraire que j'adresse à Votre Altesse par le même courrier, avec l'état de ses canton* nements.

II est possible que ces mouvements des Autrichiens ne ient que le résultat de la réunion du corps du maréchal duc fe Rivoli à 13 Im, et de la crainte qu'ils auront eue que nous nous portions du côté de Salzbourg, lorsque la majeure rtie de leurs troupes était en Bohême; ou bien s'ils sont rminés à prendre l'offensive, ils auront changé le plan opération qu'ils paraissaient avoir adopté.

Gi8. — A L'EMPEREUR ET ROI.

Baihbeii;, 5 avril 1809.

Sire, je prie Son Altesse le major général de mettre sous les yeux de Votre Majesté une demande du général Dupellin, qui était colonel du 85* et qui est destiné à être employé, dans son nouveau grade, à la division Saint-Hilaire.

Ce général désirerait être employé à la division Gudin.

Le succès de cette demande intéresse trop le service de Votre Majesté pour que je ne prenne pas sur moi de lui en parler directement.

Cet officier général rendra plus de services à la tête des troupes dont il a la confiance, qu'avec celles dont il n'est pas encore connu.

Il se trouve d'ailleurs en ce moment à la tête du 85* un chef de bataillon extrêmement faible.

Niiremberf;, 7 avril 1809.

Sire, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté des pièces qui m'ont été envoyées par le bureau de révision que j'ai fait établir tout récemment à Hof, l'un des points où passe en grande partie la correspondance de l'Allemagne.

Il ne manque à cette correspondance très-intéressante que l'explication du chiffre, qui quelquefois atténue ou modifie ce qui est écrit.

458 COUHESPONDANCE

On ne peut plus rien savoir de ce que font les Âutrichienkl Toute communication est interceptée. J'ai envoyé desol sous différents prétextes, aucun n'a pu passer les limites.

La dernière démarche du cabinet de Vienne, de rap| subitement sa légation à Stuttgard, et la nouvelle qui cirailr| ici du départ de Tarchiduc Charles de Vienne, font suppose] ici que les hostilités sont imminentes.

Dans cet état de choses, j'ai cru devoir transporter moi quartier général à Nuremberg, puisque par la rapidité ant laquelle je reçois ici les rapports, je gagnerai dans rexécutioft des ordres que je pourrai être dans le cas de donner fingt^ quatre heures qui auraient été perdues si je fusse resté à Bamberg.

La division Nansouty est prés du Danube, dans les enfiron^ de Donauwerth.

La division Saint-Su Ipice, dans les environs de Nuremberg.

La division Saint-Hilaire, entre Ratisbonne et Ingolstadt.

Le 105*, qui est le cinquième de cette division, aura rejoint dans six jours.

Enfin tout est en mesure, et, quels que soient les plans de> Autrichiens, les dispositions que m'a prescrites Votre Majesté seront exécutées de manière à agir suivant ses ordres ultérieurs.

Je supplie Votre Majesté de me faire connaître ses intentions relativement à mes communications avec le prince Poniitowski et les troupes du duché. J'en reçois toujours les rap ports, et je suis fort embarrassé, dans ce moment-ci, sur la marche que j'ai à tenir. 11 est vraisemblable que le prince de Ponte-Corvo croira y devoir donner ses ordres, et si je continuais ma correspondance, il y aurait nécessairement une contradiction qui serait nuisible aux intérêts de Votre Majesté.

Je ne puis même faire de cela une hypothèse, car la première démarche du prince à Dresde a été de se laisser circonvenir par un homme que j'avais chassé de Varsovie, parce qu'il était un agent de l'Autriche. Cet individu dans le temp^ était venu me proposer une adresse pour soulever les Galiciens; c'était une perfidie ourdie entre lui et M. de Neippeiig.

DU MARECHAL DAVODT. — 1809. 459

Votre Majesté à Tilsit m'avait recommandé de ne pas alimenter les espérances des voisins du duché. J'ai fait tout de suite partir cet homme, qui n'était pas sous ce rapport à son coup d'essai. Certes il abuse le prince de Ponte-Corvo, qui ne le connaît pas, et il retourne à Varsovie avec une faveur qui ne peut que le rendre très-nuisible. J'ai donné l'ordre qu'en cas de guerre on l'en fît partir tout de suite, parce qu'il ne va là que pour le compte de l'Autriche. Il n'y a pas d'imagination ; mon opinion sur son compte est basée sur des faits matériels.

Je prie Votre Majesté de me faire connaître si je dois continuer à correspondre avec le prince Poniatowski et les chefs militaires du duché.

On m'écrit de Dresde du 4 dans l'après-midi que le prince Charles est attendu le 6 à Prague.

Rien de nouveau sur les frontières de Bohême.

Nureniberig;, 7 avril 1809.

Sire, au moment où j'allais expédier à Votre Majesté ma dépêche d'aujourd'hui, arrive un courrier qui m'apporte une dépêche du major général, du 5, par laquelle il me fait connaître que l'intention de Votre Majesté est que je poite mon quartier général à Nuremberg \

J'y suis depuis hier, et j'ai été déterminé à y venir par les motifs que j'énonce à Votre Majesté.

Ses ordres sur le mouvement des troupes seront exécutés.

La division Saint-Hilaire, qui est en partie à Ratisbonne,

I L*Emperear aa major général. — « Paris, i"' arril 1809. Mon cousin, donnez ordre an duc d'Auersta^dt de porter son quartier général à Nuremberg, et de diriger sur Ratisbonne la division Saint-Hilaire, la division de iprowe cavalerie du général Nansouty et* les sept régiments de cavalerie légère de la division du général Monthrun : ce qui fera cinq régiments d*infonterie et treize régiments de cavalerie à Ratisbonne. Vous lui prescrirez de laiiaer du côté de Bayreuth une de ses divisions, d*en avoir une avec lui à Horemberg et d*en placer one troisième entre Nuremberg et Ratisbonne. Donnez ordre au général Dupas de se rendre avec sa division à Wurtzburg. • (^Correspondance de Napoléon, t. XVIII, p. 426.)

MO COEEKSPOCIDAKCK

et entre Ratisbonne et Ingolstadt, sera réonie le 9 daiis'*^'"^ ^ " première TiUe, à l'exception do 105*, qoi n^arrire à SA (urth qu'aujourdboi.

La diTÎsion Morand Ta s'établir entre Neumarck et bonne.

La diTision Gudin, à !¥aremberg et enT irons.

La dÎTÎsion Priant reste dans le pays de Bayreuth, n* point d'infanterie an delà de cette Tille et se tenant prête U^' ' ■larcber. v'^

La diTision de grosse caTalerie du général Nansoutysoil'' le 9 à Ratisbonne et à une demi-marcbe de cette ville.

J'adresse à Votre Majesté la Gazette de Liniz^ du 3 aTril,([vl^ contient une invitation aux habitants pour foire de la chaipie. J'y joins un extrait de diverses lettres, lequel m^a étë coa-l^ muniqué par les autorités de Nuremberg, ainsi qu^nn joonii de Francfort, qui en parlant de la révolution de Suède h qualifie de conjuration contre le malheureux monarque.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Hemau, 12 avril IMB.

Monseigneur, j'ai eu Thonneur d'écrire à Votre Altesse, le 10, en partant de Nuremberg, pour lui faire connaître qucle mémo jour la division Priant se portait de Bayreuth sur Ambcq;, la division Gudin à Neumarck, la division Morand de Neumarck sur Hcmau , pour appuyer la division Sainl- Hilairc et couvrir sa retraite en cas d'événement, et pour être en mesure de réunir l'armée à Ingolstadt et me mettre en communication avec le duc de Rivoli, le général Oudinot et les Bavarois.

Voici les autres dispositions :

Le général Friant a reçu ordre de laisser une arrière-garde à Amberg et de se porter à Pfafenhofen, entre Neumarck et Amberg.

La division Morand s'est portée par Riedenbourg sur Ingolstadt.

La division Gudin, sur Ingolstadt par Beilngries.

La division Nansouty, qui était à Ratisbonne, a passé sur la rive droite de la Nab, aujourd'hui 12.

La division Saint-Hilaire laissera, pour occuper Ratisbonne, un régiment d'infanterie et de la cavalerie légère.

Le reste de son infanterie en échelon, depuis la Nab jusqu'à Riedenbourg.

La division Nansouty sera réunie du côté de Dillfurt, sur la route d'Ingolstadt.

La division Saint-Sulpice est dans les environs d'Ingolstadt.

La division Demont, à Eischtaedt.

Nous sommes donc parfaitement en mesure d'opérer suivant les événements.

J'adresse à Votre Altesse tous les rapports que j'ai reçus. L'ennemi ne me parait pas encore s'être porté sur l'Iser. Il a débouché par Waidhausen ; je n'ai pas encore des nouvelles qu'on ait aperçu de l'infanterie et de l'artillerie. L'ennemi s'est aussi établi à Cham et parait y porter des troupes.

Le général Pire est en avant de Nuremberg, pour éclairer le flanc gauche du général Priant; il a avec lui le 8* de hussards et la partie du 12' de chasseurs qui l'a rejoint.

Un régiment du général Pajol est à Dachwang, communiquant avec le général Priant et poussant des partis sur Welburg et Amberg et la Wils.

La lettre de M. de Bellegarde aux commandants des avantpostes est du 9 ; elle a été remise le 9 au soir, et dès le 8 il y avait eu des hostilités commises * .

Le général Pajol me rend compte qu'il a deux ou trois petits postes d'observation sur la frontière; il les présume enlevés. Il est impossible de voir de meilleures dispositions

1 C'est le môme jour, 9 ayril, que Tarmée de Farcliiduc Charles, de son côté, passait Tlnn, après une déclaration de guerre résulunt d*une simple lettre adressée au roi de Bavière. Dès lors les hostilités étaient ouvertes sur tous les points.

ié^ C0EEKSP09DA5CE

dans les Croofxs et plo:» de Tolooté de Eure josiîce de les inâo{ei]«:eH et [a jactance de renneflû.

Je compte reiiter ici encore aojooid'hai, parce qoe je pla^ à portée de receroir des noaTeUes; je ne né^ip poor TOtr clair dans Ie$ projets de rennemi.

fôâ. — AU MJUOR GÔÉRAL DE LA GRANDE ABMÉEJ

PU3ICE DE 3KErrCHATEL, ETC.

U avril 1S09. û kwcs4a iMii.

Monsetgneor. hier, j'ai bit connaître à Votre Ahessehj position et la marche des troapes pour le 12.

Pour le 13, le général Priant reste arec sa dirision k Seimarck. avant une avant-^arde à PEifenhofien.

Le général Saint-Hilaire est à Heman avec sa dirisioi, avant an régiment d'infiukterie et deux régiments de caraleiie 5oa5 les ordres da général Pajol, k Ratisbonne.

Le général Montbmn, qui m'a rejoint hier, est détadiëà Welboorg, avec les 5* et 7* de hossards, 11* de chasseurs e( an régiment d'infiuiterie légère, poor assorer la eommonkation entre les généraax Priant et Saint-Hilaire. Beaucoup de routes aboutissent à Welbourg.

Les divisions Morand, Gudin et Demont sont près dlngolstadt, avec la division Saint-Sulpice.

La division Nansoutr est sur TAltmâhl, route d*Ingolstadt, étant en mesure de déboucher sur Neumarck et Ratisbonnr.

Le général Priant, dans sa marche, n'a pas perdu un seul chariot : l'intention de l'ennemi parait avoir été de Tempéclifr de se porter à Amberg. Les Autrichiens, ainsi que j'ai eu l'honneur de vous en rendre compte, étaient entrés le 8 sur le territoire bavarois. Le 10, ils ont obligé les troupes légères qui étaient à Wemberg et à Hirschau de se replier, et quatre bataillons autrichiens avec environ 1,000 chevaux se sont présentés, le 10, à Hambach. Prévoyant ce mouvement, j'y avais ^t porter le 1 1 1' ; un de ses bataillons y arrivait comme les Autrichiens s*y présentaient. Une fusillade assez vive s*est

engagée et a duré toute la nuit sans que Fennemi ait pu s'emparer d'Hambach. Les Autrichiens se sont repliés, voyant arriver des troupes du côté de Bayreuth, sans avoir pu remplir leur objet.

Le 12, deux ou trois bataillons et 7 ou 800 uhlans sont entrés à SchwandorfiF et Burglengenfeld ; il y a eu une charge d'un escadron du 5' hussards où il y a eu quelques uhlans de tués.

Les ordres qui m'ont été donnés de me réunir avec les troupes françaises qui étaient sur le Lech, sont remplis.

Nous sommes en mesure de déboucher : 5 divisions d'infanterie, 2 de grosse cavalerie et toute la cavalerie légère peuvent déboucher sur Ingolstadt, ou être rendues à Neumarck, Ratisbonne, ou être portées sur le Lech.

D'après les dernières nouvelles, les Autrichiens n'avaient pas paru sur l'Iser et n'avaient même pas d'armée sur la rive droite de Tlnn.

C'est le général Bellegarde qui commande l'armée qui a débouché sur Waidhausen; elle doit être de 30 à 40,000 hommes.

Nous avons eu 18 à 20 blessés à l'affaire d'Hambach; les Autrichiens en ont perdu beaucoup plus : on a trouvé 10 cadavres ennemis sur le champ de bataille, dont 2 officiers.

Je me rends aujourd'hui à Ingolstadt.

PRINCE DE NEUFCHATEL

Ingohtadt, 14 avril 1809.

Monseigneur, avant mon départ d'Hemau, j'ai fait connaître à Votre Altesse les positions qu'occupaient les troupes le 13.

En me rendant ici, j'ai reçu votre lettre du 1 1 avant votre départ de Strasbourg; vous aurez pu voir, Monseigneur, par mes différents rapports, que les intentions de Sa Majesté sont remplies.

Je ne £ais d'autre mouvement pour aujourd'hui 14 que celui ordonné à la 1^ division de cuirassiers qui était sur la rive

(gauche de rAltmùhl, de venir sur la rive droite, entre cdMW'V^ rivière et Ingolstadt, de manière à pouvoir être réunie à IngoWiE^ ^ stadt dans une demi-journée de marche.

Hier, 13, la petite arrière-garde de cavalerie légère qu* avait à Amberg Ta évacué à Tapproche de forces supéneani.

On n'a pas encore aperçu de troupes de ligne ni d'artiUefie<

L'armée de M. de Bellegarde qui a débouché de la Bohéne aura eu beaucoup de peine à se former et à s'organiser, et raison du mauvais temps qui a dû abtmer les chemins et rendre les transports très-difficiles.

Je fais passer à Votre Altesse le rapport que j'ai reçoda général Saint-Hilaire sur le passage de Tlser par les Âutiichiens, sur le pont de Dingolfing qu'ils ont fait rétablir. Les troupes alliées qui étaient sur Tiser vont et viennent, et donnent toujours de l'incertitude sur la position où ron se trouve.

Pour ce qui me concerne, je suis en mesure d'exécuter tout ce qui sera ordonné.

Je réitère ici à Votre Altesse ma demande d*uu prompt secours en farine, en y joignant quelques cents milliers de rations de biscuit.

Les pamphlets, les ordres du jour autrichiens circulent. Beaucoup de baillis bavarois chantent les louanges des Autrichiens dans leurs rapports officiels. Si ce langage n'est pas tenu sous le bâton, il est de la plus grande malveillance et fausseté. Lespauvres paysans sont non-seulement pillés, mais battus.

Je vous envoie un de ces libelles les plus répandus, ainsi qu'un ordre du jour.

P, S, — Le 12 au soir, il n'avait encore paru aucun parti autrichien dans la province de Bayreuth.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Ingolstadt, 14 avril 1809, sept heures no quart du soir.

Monseigneur, au moment où je me rendais chez Votre Altesse pour conférer avec elle, j'ai trouvé mon aide de camp

ajet qui m'a remis vos ordres pour le général Saint-Hilaire et 3ur le général de Wrede.

Je partirai cette nuit pour Ratisbonne, je ferai ce que je Durrai pour y réunir Tarmée demain. Je vous envoie des ipports du général Saint-Hilaire, du général Pajol et d'un fficier que j'ai près du général de Wrede.

Si ces rapports sont vrais, je crains beaucoup pour la marche u général de Wrede; je vais lui envoyer un officier.

Je ne puis vous dissimuler que je crains bien d'arriver )rsque Ratisbonne sera évacuée.

Je laisse ici Tadjudant général Rom eu f au château , et établis une ligne de correspondance. Il me fera passer les istructions de Votre Altesse.

Il me semble que la meilleure manœuvre à faire était de éboucherpar Ingolstadt*.

* On touche ici à un point d'histoire militaire fort controversé, qu'il est utile 'indiquer sommairement pour l'intelligence des incidents qui vont se presser.

Aux derniers jours de mars, l'Empereur avait expédié le major général ertbier k Strasbourg avec des instructions prévoyant toutes les éventualités, •s combinaisons possibles des Autrichiens, et traçant les mouvements à près- *ire pour l'armée française dans une double hypothèse : si les hostilités ne ouvraient qu'à la fin d'avril, et c'était ce que croyait encore, ce que pré- Tait Napoléon, l'arm^^e française devait se concentrer sur Ratisbonne; si !S Autrichiens se décidaient à ouvrir la campagne plus tôt qu'on ne le croyait, irmée française devait se concentrer derrière le Lcch. Le major général était rendu à Strasbourg avec ces instructions, pénétré .«surtout de l'idée e la concentration sur Ratisbonne, et c'est avec cette peri»('e que, surpris ar l'irruption autrichienne sur l'Inn, le 9 avril, il s'était hâtr de partir pour onauwerth et Augsbourg. Arrivé au milieu de l'armée encore dispersée,

avait visiblement quelque peine k se reconnaître; livré à lui-même,

n'aurait pas osé, dans tous les cas, s'inspirer des circonstances, et s'en tnant à ce qu'il considérait comme l'instruction essentielle de l'Empe- •nr, il agissait en conséquence ; il donnait au maréchal Davout l'ordre de se arter sur Ratisbonne, au général Oudinot, qui était à Augr^bourg, l'ordre de ! mettre également en marche. Vainement le maréchal Davout qui avait les utrichicns devant lui sur la frontière de Bohême, essayait de faire sentir 1 major général le danger du mouvement qui lui était ordonné, et proposait e se rapprocher de la masse de l'armée vers Ingolstadt, ce qui rentrait ailleurs dans la seconde hypothèse prévue par l'Empereur; Berthier, entêté ans son idée, réitérait à Davout un ordre péremptoire, et le maréchal obéislit, non sans prévoir les graves difficultés qu'on lui donnait à vaincre, mais rêt k faire face k tout.

A ce moment, l'armée autrichienne se trouvait ainsi disposée : le corps de

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