‹ Correspondance du maréchal Davout, prince d'EckmühlChapitre 91 sur 99 · i T^LrioA |ar jcmri iis ne · texte numérisé non relu

i T^LrioA |ar jcmri iis ne

f «ir 1a gns^ie '^xisOLé de tnaapcs kçees chez rhabîtant.

T^'i^i <o^^K«ï» d^a» de» csnHHiâtaiiccs telle» que M,000 boaH mef l^e^x^ûz «cre nrâa::^ âci, et <]iie. poor les Eure maidicr, oc ZÂe p>^rr^ pocct leur dcMiner WMi-sealeaient qvitre rat^oriki. xzL^f cfte^e aae sevie ratioa de [aîo.

Je p«^ Vc<re Aitei<ie de pteodre cet état de choses en co»âdérïtîon. et de d'i-oner des ordres pour qu'on nous enroie de« fuToerf f«iT coofÎNtioiiiier deux oo trois cent mille ratioos* et cela dans la j»>:

65i>. — AU MAJOR GÊ5ERAL DE LA GRA5DE ARMÉE

P1J>C£ £»E MUTCOiTU^ ETC.

1» avffil 18».

Monseignear. Votre Ahesse m^ayant informé qu'elle iTait donné l'ordre à la brigade Rruyere de se diriger de Hanorre $ar Baniberg, jenToyai nn officier d'étatHnajory en poste, à la rencontre de cette brigade pour presser sa marche. Cet officier est arrivé jusqu'à Hanoire sans la rencontrer. M. le génénl Dupa>y à qui il a donné connaissance des ordres dont il était porteur, a £ut écrire à mon chef d'état-major la lettre dont TOUS trouTerez copie ci-jointe, de laquelle il résulte que cette brigade n'a point encore reçu ceux de Votre Altesse.

Je lui en aTais adressé uhérieurement, au moment de mon départ de Nuremberg, pour la diriger sur Wurtzboui^g; il esta présumer qu^ils ne la rencontreront pas non plus, puisque le 6 elle était encore dans le HanoTre '.

> L'Emp^r^Mir l'j major f^énéral. — • Pari«« 5 arril 1809. Mon cooflBt Toas drrez aroir re<^ Tordre de faire diriger de HaaoTre sur WoitllNiig b division Dopa». Si voiu ne TaTei pas encore expédié^ ne perdes pu ob moment à le faire. Vous ares dà donner Tordre à la diriaon Saint- Hilairei à la dirision de caralerie légère dn général Montbmn eC ^ la dirision de groMe caTalerie dn général Nansontr, de te porter sur RaCisbonne. Vooi ares dû donner Tordre an doc d'AoersUeJt de porter son quartier général à

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Hemau, 15 avril 1809, onxe heures du soir.

Monseigneur, je reçois à Tinstant votre lettre, du 13 avril, où vous m'annoncez que Tennemi a passe Tlser. ■" Le contenu de cette dépêche me détermine à faire venir ici les cinq régiments de la division MontbiTin que j'avais dirigés sur Neubourg, car s'il y a une bataille, ils ne pourraient s'y trouver avec ensemble.

La division Nansouty, commandée par le général Saint-Germain, sera à Neubourg aujourd'hui 16 ; de là elle doit se porter sur Augsbourg. Je prie Votre AUesse de vouloir bien lui donner une direction.

Ainsi, outre mon corps d'armée, j'aurai la division Saint- Hilaire et cinc] régiments de la division Montbrun.

Vous me recommandez d'établir un poste de correspon-

Nnrerobeq;. Mandez-lui d'approcher sa division de cuirassiers et une ou deux de ses divisions de Ratisbonne, de manière qu'elles puissent s*y réunir en un jour. A cet effet, la division Snint-Hilaire aura tous ses postes sur la rive droite du Danube, ainsi que les divisions Montbrun et Nansouty. La division Saint- Hilaire n*en aura sur la rive gauche que tout au plus à deux oa trois lieues de Ratisbonne. Les Radois et les Flessois doivent avoir rejoint leurs divisions respectives. J'attends avec impatience de savoir quand ces mouvements auront lieu. Vous ferez connaître au {;énéral Dupas que la division Rouyer, composée des contingents des petits princes, formant 6,000 hommes, est sous ses ordres. Ainsi le général Dupas aura une belle division de deux brigades, une française de 5,000 hommes, et l'autre allemande de 6,000 hommes, formant 11,000, et douze pièces de canon. Vous donnerez l'ordre que les sapeurs de VVurtzburg soient dirigés sur le parc général du génie, à Ingolstadt. Aussitôt que vous serez informé de l'arrivée à Ratisbonne de la division Saint-Hilnire et des divisions Montbrun et Nansouty, vous donnerez Tordre au quartier général et aux parcs du génie et de l'artillerie de se rendre de Donauwerth à Ingolstadt. « (Correspondance de Napoléon^ t. XVIII, p. 439.) — On remarquera, quant aux ordres réitérés pour le maréchal Davout, qu'au moment où il écrivait cette lettre, l'Empereur en était encore à croire que les Autrichiens ne commenceraient pas si rite les hostilités, et que la concentration sur Ratisbonne restait toujours possible. Le major général qui était un admirable instrument pour Napoléon, mail une tcte peu forte, pouvait s'y tromper. Tout cela, au reste, était un des inconvénients de l'absence de l'Empereur au moment où s'engageaient de si vastes opérations.

dance à Neubourg; j'en ai de Ratisbonne à Ingolstadt, maii je n'ai aucun moyen d'en établir à Neubourg; je prie donc Votre Allesse d'y suppléer.

Il parait que les corps d'armée des généraux Bellegarde et Kollowrath agissent devant moi dans le haut Palatinai. Noos tenons bien Ratisbonne, et je puis porter 50,000 hommes d'infanterie sur Tune ou sur l'autre rive.

Toutes les divisions seront réunies ce soir.

P. S. — J'ai donné ordre au général Rouyer d'occoper Neubourg avec une partie des troupes allemandes qu'il commande, l'autre partie étant en arriére de cette ville. 11 aura deux ou trois postes de 50 hommes entre Ingolstadt et Beobourg.

Il serait bien important, en attendant Tarrivëe du généni Rouyer, de jeter quelques troupes dans Neubourg, pour mettre cette place à l'abri d'un parti.

Un officier de Votre Altesse est venu me prévenir de son arrivée à Ingolstadt; mais j'étais alors près de Riedenbourg, et j'aurais perdu trop de temps si j'étais retourné sur mes pas.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Hemau, 16 avril 1809.

Monseigneur, à l'instant je reçois une lettre de Fadjudant commandant Romeuf qui m'annonce que Votre Altesse a décidé que le général Demont devait rester avec sa division à Ingolstadt.

J'avais donné l'ordre à cette division de me rejoindre. Pour éviter tout malentendu, j'écris qu'elle doit rester à Ingolstadt jusqu'à une nouvelle décision de Votre Altesse, que l'officier porteur de cette dépêche est chargé de rapporter, avec mission d'en surveiller l'exécution.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Hemau, 16 ATril 1809.

Monseigneur, j'ai l'honneur d'adresser à Votre Altesse un duplicata de ma dépêche du 15 à minuit. J'y joins des rapports du général Saint-Hilaire et du général Montbrun. Vous verrez que tout se prépare aussi de mon côté pour des événements importants.

A midi, si la bataille devait avoir lieu aujourd'hui, j'aurai rendu sur le terrain 24 à 30,000 hommes d'infanterie et 40 bouches à feu. Ainsi vous pouvez être tranquille sur la sûreté de Ratisboune.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Ratitboane, 16 avril 1809, soir.

Monseigneur, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Altesse Sérénissime que je suis arrivé ce matin à Ratisbonne.

La division Morand n'a pu arriver que sur la Nab. Elle entre demain à Ratisbonne, et le général Saint-Hilaire exécutera le mouvement que vous lui avez ordonné.

Je porterai la division du général Gudin sur la rive droite, avec la cavalerie du général Montbrun.

Le général Priant, pour se rapprocher, a abandonné Neumarck, où l'ennemi est rentré. Il a une arrière-garde à Teining. Sa division est à une journée de marche d'ici.

La cavalerie du général Saint-Sulpice sera demain à Painten.

Notre embarras pour les subsistances et surtout pour les fourrages me fait désirer vivement de recevoir l'ordre d'agir sur une rive ou sur l'autre.

Je fais rétablir le pont qu'on avait brûlé sur la Regen.

Une forte colonne d'infanterie venant du côté de Straubing

472 C0RRESP09DAIICB

a remonté le Danube et est venue s'établir sur la rive gaudie de la Regen.

J'envoie à Votre Altesse Sérénissime deux lettres du génëial de Wrede et un rapport fait au général Pajol par un oommandant de ses avant-postes.

P. S. — Je joins ici des gazettes qui arrivent de Vienne. Je ferai saisir toutes les correspondances venant de ce pays.

PRINCE DE NEUFCHATELy ETC.

Ratisbonne, 17 •▼ril 1909.

Monseigneur, aujourd'hui j*ai reçu une lettre du général de Wrede que je vous ai envoyée par le retour du courrier qui m'avait apporté Tordre de départ de la division Saint-Hilaire. Cette lettre que je vous ai envoyée en original, portait que ses postes de gauche étaient attaqués, que son &ont même était menace, qu'il allait se porter en avant; que le canon et la fusillade s'entendaient du côté du général Deroy à Landshut, les ennemis ayant passé à Moosbourg *.

Je l'ai prié, en lui accusant réception de sa lettre, de me tenir au courant des événements et de sa direction.

A peine ma réponse faite, un officier bavarois qui dit avoir quitté le général Deroy à Landshut vers quatre heures, et

* Le 10 avril, rai*ctiiduc Charles, après avoir passé l*Inn le 9, l'écaît pr^soiUo pour forcer le pa8sa{;e de l'Iser, à Landshut, qa*il disait attaquer par lot corps de Tarchiduc Louis et de Hohenzollern, tandis qu*il faisait ocr«per au-dosriu>< et nu-dessous de Landshut les ponts de Moosbourg et de Din- {{olHn{{. La division bavaroise Deroy qui occupait Landshut arait dû céder le terrain après une honorable résistance; elle se repliait par la route de Neostadt vers le Danube, où elle se rejoignait avec la division bavaroîse du prince royal et la division de Wrede, à la hauteur de la forêt de Dumbach. L'archiduc Charles se tmuvait ainsi le 13 maître du passage de Tlser à Landskot avec les corps de Tai^hiduc Louis et du prince de Hohenzollern, suivi de» deux corps du prince Jean de Lichstenstein et de Rienmeyer, ayant à » droite le corps de Rosenberg à Dingolfing, à sa gaucbe le corps do général Hiller à MooslwurR. Il se disposait à marcher sur le Danube, il n*éfait pl«i quW quelques lieues des Français. Les événements allaient se précipiter, par suite de l'arnvée de TEmpereur sur le Danube en ce moment

DU MARËCUAL DAVOUT. — 1809. 47»

qui est arrivé ici à minuit, m*a annoncé que ce général s^est battu, et se retire sur Ingolstadt.

J'ai beaucoup questionné cet officier; il y a eu dans toutes ses réponses un embarras qui aurait pu me donner des soupçons.

Il m'a parlé de 500 morts. Lui ayant demandé ce qu'il avait vu, cela s'est réduit à une trentaine. Lui ayant demandé sa parole d'honneur, il m'a répondu qu'il élait possible qu'il eût vu des hommes qui faisaient les morts.

En rapprochant cela de la retraite du général de Wrede et de mille propos que l'on met en circulation, il est possible qu'il y ait quelque noire trahison.

Quoi qu'il en soit, vous m'avez transmis positivement l'intention de l'Empereur, qui était que je fusse concentré autour de Ratisbonne; je le suis. J'envoie aux nouvelles; le général Pajol vient de faire partir un ofKcicravcc sept ou huit hommes pour avoir des nouvelles des mouvements du général de Wrede trois ou quatre fois par jour.

J'ai cm devoir, dans les circonstances présentes, écrire au général Demont une lettre dont copie est ci-jointe.

Je compte recevoir des ordres de Sa Majesté sur les opérations de l'ensemble; mais si je n'en recevais pas et que les circonstances devinssent majeures, je ferais de mon mieux.

En m'expédiant un courrier, les dépêches m'arrivent trèstard, et elles sont exposées, car ils suivent les routes de poste, sans égard aux événements. Par exemple, ils passent toujours» depuis Ingolstadt par la rive droite.

J'ai depuis Ingolstadtjusqu'ici par Teining,Altmanstein, Riedenbourg, Hemau et Ethershausen, une correspondance dont les officiers que Votre Altesse m'enverra, pourraient se servir.

PRINCE DE NEUFGHATEL, ETC

Ratisbonne, 17 avril 1809.

Monseigneur, je reçois seulement à l'instant par le général de Wrede le duplicata de votre lettre du 16 à six heures du

474 CORRESPOND ANCB

matin. La première ne m'est pas encore parvenue. La co^ respondance est bien lente.

Les renseignements qu'on m'avait donnés hier me faisaient craindre pour la sûreté d'ingolstadt. On annonçait une débandade et bien autre chose.

La division Saint-Hilaire faisait son mouvement sur Ingolstadt. D'après ce que m'écrit Votre Altesse, elle reste ici.

Quant à la division Demont, que vous me dites de fiadre mettre en marche, si elle n'y est pas encore, je vais la &ire diriger sur Riedenbourg, et si elle ne pouvait pas venir à temps, elle servirait à garder la rive droite de l'AItmùhl.

Le parc qui est à Ingolstadt reçoit l'ordre d*y rester; j'ai assez de munitions, et les chemins sont si mauvais qu'il lui faudrait quatre ou cinq jours pour me rejoindre.

Le général Touzard, qui doit arriver à Ingolstadt aujourd'hui, viendra me rejoindre seulement avec ce qui m'est destiné.

Les divisions Morand, Gudin et Saint-Hilaire, ainsi que celle de grosse cavalerie du général Saint-Sulpice, et cinq régiments de cavalerie légère du général Montbrun, sont réunis à Ratisbonne ou alentour.

Le général Friant est en échelon depuis Dachwang jusqu'à Ettershausen; il occupe Teining par une faible arrière-garde.

Point de nouvelles de l'ennemi ; il doit être très en force sur ma gauche.

P. S. — Hier, on a vu des troupes remontant le Danube sur la même rive; aujouixl'hui, on en a aperçu qui le descendaient.

PRINCE DE NEDFCHATEL, ETC

Ratisbonne, 17 avril 1809.

Monseigneur, je suis instruit que le général de Wrede a dû se retirer sur Ingolstadt; l'ennemi a fait marcher environ 2 à 3,000 hommes d'infanterie et 12 bouches à feU| pour

emparer du yilla{;e de Ronliausen que nous occupions; il a ■Lçagé une vive canonnade à laquelle nous n'avons pas ^pondu. Il y a eu aussi un feu de tirailleurs; nous avons eu r^e vingtaine de blessés; comme nous étions dans des ^sons, Tennemi a fait une perte plus considérable.

Je présume que cette attaque était pour achever un mouve- L«nt; tous les rapports s'accordent à mettre sur ma gauche le drps de M. de Bellegarde. Je suis obligé de tenir encore la ivision Priant à Hemau ; sans cela cette communication me erait bientôt coupée. L'ennemi a passé la Wils à Dilsdorff, LU-dessus de Kalmuns; il a montré de Tinfanterie et des Iragons.

Je désire vivement recevoir des ordres, car si j'use mes munitions contre le général Bellegarde, je me trouverai dans l'embarras pour le mouvement qu'on me ferait faire : j'espère les recevoir par le retour de mon aide de camp.

11 m'est échappé, dans un ordre donné au général Demont, lorsqu^on annonçait une déroute complète parmi les troupes i>avaroises,de dire de brûler le pont de Yohbourg. Une heure iprès le départ de cet ordre, j'ai rectifié cette erreur, en faisant connaître au général Demont que ce pont ne devait être brillé ]u'à la dernière extrémité et en cas d'attaque par des forces mpérieures : j'espère que ce second ordre sera arrivé à temps pour empêcher l'exécution du premier.

mA. — AU MAJOR GÉNÉRAL DE LA GRANDE ARMÉE

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Ralitbonne, 18 avril 1809.

Monseigneur, il est probable que demain les courriers et Dfficiers porteurs de dépêches ne pourront pas passer en iùreté sur la rive gauche au delà de l'Altmuhl. Je ferai mon possible pour donner de mes nouvelles par Kelheim. Il faudrait essayer de me transmettre des ordres par cette voie \

' Aaz premières heures de fon arrivé» à Donauwerth, le 17 au madn., r Empereur, ne trouvant pas le major général qui était k Au|;sbourg, lui écri-

RatUbonne, 18 avril 1809.

Sire, j*ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté copie du rapport que j'ai fait connaître à Son Altesse Sérénissime le prince vice-connétable.

Depuis le départ de ce rapport, les Autrichiens ont recommencé à £aire ce qu'ils avaient fait hier; ils ont canonné le village qui est sur la rive gauche de la Regen, que nous occupons.

Nous nous sommes tenus sur la défensive dans les environs. Ils ont perdu une soixantaine d'hommes.

Le général Montbrun, avec deux régiments de cavalerie, a fait une reconnaissance de la route de Landshut. Il a eu connaissance de l'ennemi à une lieue de la Grosse-Laber.

L'ennemi a montré quelques escadrons de cavalerie et un régiment d'infanterie.

Le général Gudin, qui est à une lieue, sur la route de Landshut, m'envoie le rapport ci-joint.

Le général Pajol a eu aussi connaissance de l'ennemi en avant de Geisling, sur la route de Straubing.

Un déserteur annonce que les troupes qui sont là forment l'avant-garde d'un corps venu de Saatz en Bohême. Ce serait donc M. de Bcllegarde. Il n'y a pas de doute que nous ne soyons en présence. Demain, je ferai de mon mieux. Tout ce que je puis assurer à Votre Majesté, c'est que les troupes sont très-bien disposées.

On m'a rendu compte que le pont d'Abensberg était brûlé. J'ai écrit au duc de Danzig pour qu'on le fasse rétablir. De mon côté, j'ai envoyé sur ce point un parti de cavalerie; je n'ai pas encore de nouvelles.

Je me rends au camp du général Gudin.

▼ait qu'il était sans nouvelles du duc d^Âuerstaedt, que personne ne ponvait lui dire où il était. Il se mettait aussitôt en mesure de rouvrir les communications avec le maréchal et de lui envoyer de nouveaux ordres. {Correspond dance de Napoléon, t. XVIII, p. 474.)

'- 5. — Je joins un rapport du général Pajol que je reçois * instant.

X^es habitants prétendent avoir entendu une canonnade sur droite. Ce doit être du côté des Bavarois.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Ratisbonne, 18 aTril 1809.

Monseigneur, je reçois à Tinstant la lettre de Votre Altesse ^ 17y à une heure après midi; celle que vous m'annoncez de Majesté ne m'est pas encore parvenue ' .

I L'Empereur au maréchal Davout. — « Donauwerth, 17 avril 1809, ix heures da matin. Mon cousin, j'arrive à Donauwerth. J'apprends que vous ^^^xapes Radsbonne. Mon intention a toujours été de concentrer mes troupes ^^rrière le Lech. Repliez-vous avec toutes vos troupes sur In{;ol8tadt. Je ^^mne ordre au duc de Danzig de tenir en respect le corps de Landshut et ^« proié(;er votre mouvement. La division Priant doit é(>alement se replier ^^r Ingolstadt; il peut cependant garder des postes d'observation sur l'Ait- '^uhl, en considérant l'Altmûhl comme une grande tHc de pont, à six lieues ^*liigolstadt. Tenez vos troupes resserrées et en ordre ; et si, dans ce mouve- *>^ent brusque auquel l'ennemi ne s'attend pas, vous trouvez moyen de tomber sur la colonne de Landshut, si elle r.'est avancée, ce sera une superbe Occasion ; mais ne vous éloignez pas de plus d'une demi-marche pour la faire

• Pour vous rendre à Ingolstadt, vous devez passer par KeuAtadt. De Neu- •tadt, où vous ne pourrez être que demain soir 18, je serai à môme de vous donner des ordres. Toutefois, si vous n'en recevez pas, vous devez continuer votre mouvement sur Geisenfeld, vous trouvant ainsi à trois lieues d'ingolstadt, sans jamais passer sur la rive gauche.

. • J'attends avec impatience des nouvelles de l'ennemi. Quel est le corps d'armée autrichien qui a débouché à Landshut? Où se porte-t-il? Quelle est la marche des autres colonnes ennemies, dont vous ou le général de Wrede auriez connaissance? »

« Donauwerth, 17 avril 1809, six heures du soir. — Mon cousin, depuis ce matin que je suis arrivé, je vous ai expédié le général Savary, mon officier d'ordonnance Vence, un officier d'artillerie, un major bavarois, et j'ai chargé le général de "Wrede et le duc de Danzig, auxquels j*ai écrit par plusieurs occasions, de vous faire connaître mes intentions. Il est six heures du soir; je TOUS expédie votre aide de camp, qui vous porte le duplicata de mes ordres et qui me promet d'être arrivé avant six heures du matin. On a entendu du canon entre Pfaffenhofen et Freising.

■ Le duc de Rivoli et le général Oudinot partent d'Augsburg, avant le jour,

Le général Priant est encore à huit lieues d'ici; la grosse cavalerie, à cinq lieues. Il sera huit heures du soir avant quej je puisse avoir tout cela sur la rive droite.

Il est possible que vous me blâmiez de cette disposition des troupes; mais lorsque vous saurez que j'avais sur mon flanc gauche les généraux Bellegarde et Kollowrath, vous vous expliquerez facilement les mesures que j'ai été obligé de prendre pour maintenir la communication par la rive gauche du Danube.

pour se dirif^er par Âichach sur PfafFentiofen. La division Nansouty^ le (^n^ral Demont et le {général Yandammc lieront à In{|[olstadt, où je croîs être demain; les Bavarois entre Neustadt et Inf^olsiadt. Âinéi j*espère demain avoir deux fois dans la journée de vos nouvelles, puisque nous marchonf à la rmcontre l'un de l'autre. Je ne sais si Tennemi occupe en force Straubiog (M s'il débouche de ce côté. J'i{;nore ce qu'il a sur l'Altmiilil. La journée àt demain sera une journée préparatoire pour se rapprocher, et je suppose ifie mercredi nous pourrons, selon les circonstances, manœuvrer sur les colonnes qui ont débouché par Landshut et ailleurs, et mettre en déroute ce qui senit entre le Danube, l'Isar, et peut-être même Tlnn. Masquez votre mouvemest à Bellegarde le plus que vous pourrez, sauf, aprè.) avoir remporté des avantages sur risar, a revenir sur Ratisbonne, si le général Bellegarde s'v engage.

M Votre aide do camp vous remettra mon ordre du jour.

■ Si le canon continue à tirer demain contre les Bavarois, accélérez votre marche pour venir à leur secours. Il se pourrait que dès demain vous pusdrz faire beaucoup de mal à la colonne ennemie de Landshut. Tout porte à penser que la route n'a pas été interceptée sur la rive droite; d'ailleurs^ vont pourriez correspondre par les deux routes. L'essentiel est de donner beao* coup de vos nouvelles et de nous faire savoir ce que vous auriez appris à Ratisl)onnc.

K Vos cinq divisions, y compris celle du général Demont, les six divisions qu'amène le duc de Rivoli, les trois divisions de cuirassiers sont dans le cas de battre toutes les forces de la monarchie autrichienne réunies; mais il fant avant tout que nos communications soient assurées, et marcher par système. Si vous arrivez demain à Neustadt, vous serez a huit lieues de mon quartier général, comme je serai à huit lieues du duc de Rivoli. Le doc de Danxig sera encore plus près. Je pourrai ainsi donner des ordres demain après midi pour le complément do l'opération méditée. Le général Rouycr sera aujourd'hui à Nnprdlingen et demain à Donauwerth. J'ai mis une bonne garnison dans Augsburg, qui est h l'abri d'un coup de main. Mes chevaux ne sont pa» encore arrivés ; si vous pouvez m'envoyer un ou deux des vôtres, sans trop vous gêner, faites-le. Le général de brigade Gautier est parti, il y a Jeni heures, pour Ingolstadt; il sera sous les ordres du général Demont. Le (général Nansouty a été reprendre le commandement de sa division. Ne lais^ei juste que la cavalerie nécessaire en observation, et menez-en avec vous le plus <|uc vous pourrez. » (Correspondance de Napoléon, t. XVIII, p. 475-^-)

Au surplus, demain, je serai réuni, et je vous réponds que la talonne de Landshut ne nous empêchera pas de passer.

Le courrier qui m'a apporté votre lettre m'a annoncé que

pont d'Abensberp avait été détruit.

J'écris au maréchal duc de Danzig, ou en son absence au r^néral qui commandes Ingolstadt, d'envoyer des officiers du ^nie pour le faire rétablir. De mon côté, j'envoie de la cavatirie légère pour cet'objet.

Il n'y a rien de nouveau jusqu'à ce moment.

Hier, un détachement de 50 chevaux du 11* a eu une échauf- ^urée avec les dragons de Klenau, sur la route de Straubing, i sept lieues d'ici. Nous avons perdu quelques hommes. Nous ivons fait cependant une couple de prisonniers.

Je ne puis trop faire l'éloge de la disposition des troupes; un de vos officiers d'état-major, M. Galbois, pourra vous rendre ce témoignage.

J'ai rendu compte par M. Galbois d'une attaque que les Autrichiens ont faite sans succès pour passer la Regen.

Ils ont montré environ 4,000 hommes et l'on a aperçu au loin des colonnes.

Ils avaient 15 bouches à feu ; j'ai supposé que cette attaque îouvrait un mouvement.

Je TOUS envoie les déclarations des déserteurs qui se sont rouvés à l'affaire de Landshut.

L'adjudant commandant Romeuf me communique à l'inliant où il arrive ici le contenu de la lettre de l'Empereur, en late d'hier, qu'il a retenue de mémoire et que je n'ai pas încore reçue. Sa Majesté suppose que je serai à Neustadt e 18. Je ne pourrai réellement y être que le 19. La position où e me trouve me force à marcher réuni. Si je quittais les haueurs en avant de Ratisbonne, la division Priant serait com- >romise.

PRINCE DE NEUFCHATEL, ETC

Ratisbonne, IS mrn\ 1M9.

Monseigneur, il est vraisemblable que demain on ne poum plus communiquer avec moi, par la rive gauche, au delà <k l'embouchure de rAItmûhl.

Je ferai mon possible pour foire parvenir de mes nouvelles par Kelbeim. Il faudrait fedre aussi des tentatives pour me fEiire parvenir des ordres par cette voie.

A a bivouac prés Tengea, 19 ATril 1S09.

Sire, j'ai Tbonneur de rendre compte à Votre Majesté qn en exécutant ses ordres de me rendre à Neustadt, j'ai été attaqué par le prince Charles. Ses forces peuvent être estimées à 80,000 hommes. Les Autrichiens ont attaqué avec vigueur. Tout l'avantage était pour eux, avantage de nombre et de position à cause de notre marche de flanc. La nature du pays n'a pas permis d'y mettre de l'ensemble, sans cela la victoire était complète; le champ de bataille nous est resté. Demain, je ferai filer mes bagages et mes blessés, dont le nombre est assez considérable, par Abensberg. Nous avons la communication avec Abensberg. II y a deux divisions qui n'ont pas été engagées. Celle du général Saint-Hilaire l'a été la première et a soutenu le principal effort. Je ne puis trop vous fiedre l'éloge de ce général, qui n'a pas désespéré une minute dans la journée. Je dois vous foire aussi l'éloge du général Priant et de ses troupes; le 57* et le 72* se sont couverts de gloire. Le nombre des prisonniers n'est pas considérable. Ils s'échappaient dans les bois. La perte de l'ennemi est grande *.

* Voici ce qui s'était passé. Le 19, au matin, comme il en avait reça Tordre par les lettres de TEmpereur, du 17, le maréchal s'était mis en marche dans la direction d* Abensberg et de Neustadt pour se relier au gros de rarmée.

DU MAUECFIAL DAVOUT. — 1809. 481

20 avril 180).

Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté de la position actuelle des divisions Priant et Saint-IIilaire,et de celle de 3 ré(jiments de cavalerie légère et de bataillons du 7* régiment d'infanterie légère sous les ordres du général Montbrun.

Le général Saint-Iïilaire occupe le plateau qui se trouve entre les villages de Tengcn et de Feching. Nous reconnaissons devant lui, soit dans ce dernier village, soit en arrière, environ 6.000 hommes d'infanterie et 300 chevaux.

Le général Priant a sa droite appuyée à Tengen et sa gauche

Il avait pris se» pn'caulioiis en Iiommc qui se savait devant renncmi, acheminant ses lia(;a(*es par la cliaiisséc qui longe le Danube, entre le fleuve et les liauteui's de la rive droite, et engageant se.n divisions par des chemins de village à travers les hauteurs qu'il avait à franchir pour gagn(>r le plateau de TAbens. Il avait envoyé une avant-ganle aux ordres de Montbrun sur la route de Landshut à llatisbonne par Eckmiihl, et il avait formé ses troupes en deux colonnes : Tune, celle de gauche, ayant en tète la division Gudm, suivie de la division Priant, avec les cuirassiers Saint-Sulpice; l'autre, celle de droite, ayant en tête la division Morand, suivie de la division Saint-IIilaire, avec les chasseurs de Jacquinot. En ce moment, Tarchiduc Charles, après la prise de Landshut, avait détaché une partie de son armée du côté de TAbens^ devant les Bavarois, et il avait engagé l'autre partie sur la route de Ratisbonue pour rejoindre iJellcgarde qui arrivait de Uohèine; une portion de cette colonne composée des corps de llohenzollern et de llosemberg devait justement prendre à revers ces hauteurs où le maréchal Davout s'engageait. On n'était qu'il courte distance, un clioc était donc inévitable, et en effet, tandis qu«' Slorand et Gudin, qui formaient la tète des colonnes françaises, avaient ordre de ne pas s'arrêter à comiiattre, de hâter le pas pour rejoindre le plus vite possible l'armée à A})ensberg, H division Saint-llilaire, puis la division Friant et le détachement de Montbrun, étaient seuls restés aux prises avec les Autrichiens de Roiemberg, de llohenzollern. On s'était battu avec acharnement toute la journée, se disputant les positions entre Peising et Thann, et le maréchal était resté maître du champ de bataille. En définiti%*e, cette hardie et périlleuse opération avait réussi, puisque Morand et Gudin étaient le soir à Abensberg sous la main de l'Empereur, et que le maréchal, avec ses deux héroïques divisions Saint-IIilaire et Friant, avait arrêté les Autrichiens, qu'il mena<;ait maintenant à son tour dans leur marche sur Ratisbonue. Cette sanglante affaire du 19 avril, qui s'est appelée la bataille de Thann, n'était que le commencement des belles opérations qui allaient suivre, et que l'indomptable fermeté du maréchal avait seule rendues possibles. L'Empereur allait en profiter.

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