II
dans la direction de Peising. II reconnaît à la tête des forét> qui sont devant lui environ 12,000 hommes d^infanterie et 6(M de cavalerie.
Le général Montbrun est à Peising. Il reconnaît devant lui un corps d'environ 18,000 hommes; mais je ne doute pa> qu'il n'y comprenne une partie de ceux qui sont devant le général Priant.
On remarque beaucoup de fumée dans les forêts; elles pourraient bien nous cacher des forces ennemies.
Ce matin, l'ennemi a fait devant nous un mouvement assez considérable de sa gauche vers sa droite; depuis huit heores il est dans la même position, à l'exception de la continuation de son mouvement qui doit se faire sur Ratisbonne; il a prisiez armes plusieurs fois dans le jour.
Je n'ai pas eu de nouvelles des divisions Morand et Gadin depuis ce matin; à raison de leur départ, j'ignore ce qui « passe sur ma droite.
Je n'ai pas non plus de nouvelles de Ratisbonne, quoique j'v aie envoyé un de mes aides de camp et des partis.
P. S. — Quelques coups de canon sont tirés en ce momeut du côté du général Montbrun.
«70. — A L'EMPEREUR ET ROJ.
Tençen, '20 avril 1809, ciaq heures du soir.
Sire, j'ai l'honneur de rendre compte à Votre Majesté que parmi les 7 à 800 prisonniers autrichiens qui ont été faits hier, se trouve un ancien sergent-major de la compagnie des cadets de l'École militaire, actuellement lieutenant-colonel du régiment de Manfredini; la circonstance dans laquelle se trouve ce prisonnier m'a déterminé à le recommander à l'escorte qui le conduit à Neustadt, et adonner connaissance à Votre Majesté de ce qui a rapport à lui.
Un rapport d'un déserteur qui m'arrive à Tinstant m'annonce que Tennemi fait passer une partie de sa cavalerie sur sa gauche.
20 avril 1809.
'e, j'ai poussé rennemi jusqu'à Paring, ^^J^ viens d'entrer ;
énéra} Montbrun me confirme l'entrée de l'armée de
îme à Ratisbonne et sa jonction avec celle du prince
•les. Ce général est très-faible sur la route de Ratisbonne
ng du Danube. Je crains que l'ennemi ne tente de percer
u'à Abensberg.
idépendamment de ce rapport, ceux des déserteurs disent
léme chose; il parait certain que le colonel Goutard a été
vé. Je fais prévenir le général Boudet qui doit arriver à
nsberg pour qu'il soutienne le général Montbrun et qu'il
)ie en même temps 1,000 ou 1,200 hommes derrière
miihl. L'ennemi fait sa retraite sur Eckmùhl. Le maréchal
de Danzig m'a fait dire qu'il avait sa position derrière la
5se-Laber.
î n'ai pu faire qu'environ 1,500 prisonniers, parce que je
sans cavalerie,
. S. — Tout le régiment de Neusskrath est pris; il ne parait
encore certain que l'armée de Bohème soit encore sur ce
t; elle est, dit-on, sur notre gauche.